Contrat doctoral : La prostitution en province du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Représentation, espaces et pratiques

ARC 5 « Cultures, sciences, sociétés et médiations » de la région Auvergne – Rhône-Alpes
Date limite de réponse à l’appel : 3 juillet 2016

Le projet contribue à l’histoire de la prostitution du XVIIIe siècle aux premières décennies du XIXe siècle grâce aux fonds d’archives de la police, de la justice, des hôpitaux ainsi qu’aux mémoires et écrits du for privé. La recherche emprunte trois voies majeures : les représentations institutionnelles et populaires de la prostitution ; les espaces concernés, les circulations et les recompositions territoriales induites par l’activité ; les pratiques, en lien avec le maintien de l’ordre, la sexualité, l’économie informelle, les loisirs.

L’appel complet ici.

Appel à communication : La prostitution urbaine en Europe du Moyen Age à nos jours

Lieu : Université Toulouse Le Mirail

Dates : novembre 2014

Date limite de réponse à l’appel :18 mai 2014

Période(s) concernée(s) (si transpériodique) : Médiévale, Moderne, Contemporaine.

 « Considérée comme un problème sociétal, la prostitution est périodiquement remise au cœur de l’actualité médiatique et législative. Les recherches en sciences sociales autour de ces questions se sont développées à partir des années 1970. Ces années ont vu les mobilisations de prostitué.es avec l’occupation de l’église Saint-Nizier en 1975 mais aussi la parution d’un livre majeur pour l’histoire de la prostitution en France : Les Filles de noce d’Alain Corbin. Si les publications sur les prostitutions vont sans cesse croissant, ce n’est qu’à partir des années 2000 que de jeunes historiens et historiennes, sensibles à l’histoire des femmes et du genre, se sont emparés de la question et en ont considérablement renouvelé l’approche.

« Prostituée » vient du latin prostituere qui signifie « mettre devant, exposer au public » et son usage en français est attesté depuis le XVIe siècle. L’invariant du terme de prostituée ne doit pas cacher le parcours historique d’une notion qui, entre le XVIe siècle et aujourd’hui, s’est considérablement modifiée. De même, qu’il ne doit pas faire penser qu’il ait fallu attendre le XVIe siècle pour que « le plus vieux métier du monde » se développe en France. Couvrant une période qui va du Moyen Âge à nos jours, cette journée d’étude devrait être l’occasion de mettre en lumière l’historicité de l’activité prostitutionnelle en abordant les différentes étapes par lesquelles les prostitutions et leurs gestions sont passées au fil des siècles en Europe.
S’il est important de relire l’histoire de la prostitution en Europe à l’aune des avancées méthodologiques et historiographiques proposées par l’histoire du genre et des sexualités, cette journée d’étude entend également mener une réflexion transversale sur la place de la prostitution dans la ville et l’imbrication des dynamiques sociales et spatiales dans l’élaboration des formes prises par l’activité prostitutionnelle. Les axes suivants seront plus particulièrement privilégiés — ce qui n’exclut pas d’autres approches ou d’autres thématiques (et leur croisement) qui ne trouveraient pas leur place au sein des sous-thèmes.

– Espaces et lieux de l’activité prostitutionnelle
– Prostitution et ville coloniale
– Du contrôle à la définition : autorités publiques, activités policières et réglementations
– Prostitution, mariage et échanges économico-sexuels
– Un mal nécessaire? Eglises, religion et prostitué.e.s
– Acteurs et actrices. »

 Lien vers l’appel à communication: http://genreurope.hypotheses.org/708