AAC Séminaire doctoral « Histoire et images », Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Appel à communications, Séminaire « Histoire et images »

L’appel à communications du séminaire « Histoire et images » de l’École doctorale d’Histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui se déroulera le 21 mars 2020 est ouvert.

Les propositions de communication (titre, résumé de 300 mots environ), accompagnées d’une courte présentation de l’auteur.trice, sont à envoyer avant le 24 février à : Mathilde Kiener (mathilde.kiener@etu.univ-paris1.fr) et Victoria Márquez Feldman (victoria.marquez@univ-paris1.fr)
Les contributions de l’atelier seront publiées dans Hypothèses, revue à comité de lecture (https://www.cairn.info/revue-hypotheses.htm)

 

Argumentaire: 

En 1995, Francis Haskell (L’Historien et les images) rappelle l’ancienneté de l’utilisation de l’image comme source en histoire et examine les spécificités du statut et des usages conférés aux documents figurés. Dès son premier numéro, la revue Hypothèses fait état d’un stage coordonné en 1997 par Denis Woronoff sur le thème « les images, source d’histoire », où s’affirme la nécessité de dépasser la fonction d’illustration des images et leur apparente transparence. Dans cette même revue, ce questionnement se poursuit durant l’année 2000-2001 lors d’un séminaire doctoral consacré à ce thème. Plus récemment, la dernière édition des Rendez-vous de l’Histoire de Blois s’est interrogée sur la « puissance des images», en tentant de rendre justice à la fois à la variété des supports et la pluralité de leur efficience.
Ce séminaire doctoral invite à prolonger la réflexion sur les négociations entre histoire et images, en explorant non seulement ce que l’historien fait des images, mais aussi ce que les images font à l’histoire. Devant la multiplicité des images, de leurs formes et de leurs usages, deux axes de recherche  sont privilégiés (liste non exhaustive et non-limitative) :

Axe « Sources, matérialité, multiplicité, diffusion »
L’image peut désigner une représentation contemporaine de la période étudiée, tout comme elle peut n’être que le mode d’enregistrement d’une documentation plus ancienne. Qu’il s’agit de l’un ou l’autre
cas, l’étude des images et de leurs diffusions est aujourd’hui favorisée par des matérialités et des accessibilité nouvelles, via les campagnes de numérisation et les progrès de la communication, le développement du numérique, des moteurs de recherche et des bases de données, facilitant l’écriture d’une histoire comparée ; En quoi ces nouveaux types de supports et de diffusion incitent à considérer
différemment les images comme des sources, et influencent à la fois la construction d’un corpus et la nature des recherches qui lui sont consacrées ?

Axe « Re-présentation, conditions de production et de réception »
Le terme « image », dans son acceptation de « représentation perceptible d’un être ou d’une chose » invite à questionner la façon dont les images peuvent être vecteurs de re-présentations, oeuvrant
dans l’ordre du symbolique (Louis Marin). Il peut être également nécessaire d’analyser la « puissance agissante de l’image », qu’il s’agisse de considérer l’image comme « matrice de l’histoire » (Eric Michaud), ou comme récit constitutif participant à l’élaboration a posteriori d’un événement et par là d’une mémoire collective (Audrey Leblanc).

Appel à communication : La « lettre » de l’estampe. Les formes de l’écrit et ses fonctions dans l’image imprimée en Europe au XVIe siècle

Dates : 17-18 novembre 2016
Lieu : INHA, Paris
Date limite de réponse à l’appel : 31 mars 2016

Et si l’estampe était aussi une affaire de mots, de compositions écrites, de lectures croisées dans l’espace écrit et figuré d’une image ? Avant que le rapport à l’écrit dans la création artistique ne soit entièrement repensé par les avant-gardes, l’estampe aura été pendant longtemps le seul art de l’image où les mots pouvaient être librement associés aux figures et où les parties de texte, insérées dans la composition, pouvaient former une unité visuelle, logique et sémantique avec le dessin. L’objectif du colloque est d’étudier la place de l’écrit, ses formes et ses fonctions dans l’estampe au XVIe siècle, de la production des images à leur utilisation dans des contextes socio-culturels qui pourront être extrêmement variés.

L’appel complet ici.

Appel à communication : La chevalerie en représentation

Date : 19 avril 2016
Lieu : Institut historique allemand, Paris
Date limite de réponse à l’appel : 15 mars 2016

L’image galvaudée d’un Moyen Âge noir, emprunt de malheurs en tout genre, encore persistante de nos jours, tend à montrer une certaine immobilité, aussi bien intellectuelle, sociale et économique que politique et culturelle. À en croire cette représentation, nombre de pratiques dites « moyenâgeuses » renvoient inévitablement à cette période pensée comme rude et austère. C’est cependant oublier le goût des hommes et des femmes du Moyen Âge pour les festivités, les réjouissances et les moments d’union avec tel ou tel souverain, telle ou telle ville.

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Appel à communications : Image(rie)s religieuses à l’ère industrielle en Europe (XVIIIe-XIXe siècle)

Dates : 20-21 avril 2016
Lieu : Université de Haute-Alsace, Campus Fonderie, Mulhouse
Date limite de réponse à l’appel : 15 décembre 2015

Les temps modernes, avec les développements techniques de la gravure et la multiplication des supports imprimés, décuplent la présence des images religieuses en Occident. Qu’elles accompagnent la diffusion des textes ou se retrouvent, isolées, dans les effets des particuliers, qu’elles soient le support de dévotions ou de simples illustrations ou décorations et bien que leur statut diverge suivant la religion professée, les images font partie de l’environnement religieux des croyants. Images du Christ ou de la Vierge, des saints ou des principaux personnages bibliques, elles se retrouvent également au sein de religions qui donnent, à les appréhender trop rapidement, l’impression de les rejeter. Le protestantisme ou le judaïsme, même si le texte biblique est déterminant dans la liturgie, ne négligent pas les images religieuses ; elles ne sont pas vénérées mais peuvent jouer un rôle pédagogique important pour le fidèle (souvenirs de communion, portrait de pasteurs, Mizra’h ou mappot…).

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Appel à communications : « La pitié qu’il y avait au royaume de France… » Jeanne politique : la réception du mythe à l’époque moderne et contemporaine en France et à l’étranger

Dates : 22-23 octobre 2015
Lieu : Université de Limoges
Date limite de réponse à l’appel : 1er septembre 2015

Jeanne d’Arc, figure sans visage aux cents visages, est une « légende vivante » (Michelet) dont Napoléon et Schiller ont fait l’incarnation de la nation en armes, un symbole depuis lors sans cesse revivifié autant que martyrisé par les médiations historiographiques, littéraires, filmiques, populaires ou commerciales et les factions militantes qui s’en disputent l’héritage. L’objet de ces journées d’études sera d’analyser la construction et les appropriations politico-confessionnelles du mythe depuis son origine, de confronter les représentations polymorphes de la Jeanne politique (discursives, iconiques, plastiques) dans l’espace public.

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Appel à communication : Ethnographie visuelle : outils, archives et méthodes d’enquête Premier colloque international « Last Focus Visual Research Network »

Date : 12 mai 2015

Lieu :INHA, Paris

Date limite de réponse à l’appel : 9-10 novembre 2015

Ce colloque poursuit une réflexion autour de l’usage pluridisciplinaire des sources audiovisuelles en sciences sociales. Nous cherchons à ouvrir le débat autour de trois axes différents : mener une enquête à partir de sources (audio)visuelles ; recours aux techniques (audio)visuelles dans l’étude des configurations urbaines et socio-spatiales ; l’utilisation des images en histoire : sources et méthodes. Pendant ces deux journées, nous convions les doctorants à présenter leurs recherches.

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Appel à communications : Le Christ refiguré (1848-1939)

Date : 2 avril 2015.

Lieu : Centre André Chastel – Université Paris-Sorbonne – 2, rue Vivienne
Paris.

Date limite de répons à l’appel : 31 janvier 2015.

« Jésus contre le Christ ? », cette formule permettrait de résumer les paradoxes des XIXe et XXe siècles à l’égard de la question religieuse. À mesure que le germe rationaliste, semé par les Lumières, tend à désacraliser la figure christique, Jésus refiguré par les théologiens, les penseurs, les écrivains et les artistes, à leur image et à l’image de leur siècle, exerce sur l’Europe intellectuelle une force d’attraction redoublée. Dans ce climat général complexe, rationaliste mais spirituel, historiciste mais mystique, positiviste mais religieux, nous comprenons que l’imagerie christique, en dehors du simple fait religieux, ne décline pas, mais évolue sous le signe de l’hybridation, du détournement, voire de la « survivance ».

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