Appel à communication: Intermédiaires du travail : figures sociales du recrutement et de la gestion de la main d’œuvre, XIVe-XXe siècle

Dates: 22 et 23 juin 2015
Lieu: Université Paris Est-Marne-la-Vallée
Date limite de réponse à l’appel: 31 janvier 2015

La question des intermédiaires du travail défraye régulièrement la chronique : dans le cadre des tensions générées par les migrations internationales, le rôle de ces médiateurs ne cesse de croître et la question des exactions de toutes sortes qu’ils exercent souvent sur les migrants en quête de travail irrigue l’actualité médiatique. Des travaux y ont été désormais consacrés pour l’époque contemporaine, notamment dans le cadre de la globalisation des marchés du travail. Mais, comme le rappelait un numéro de l’International Review of Social History (IRSH-57, 2012) portant sur l’époque contemporaine, les intermédiaires du travail occupent sans doute une fonction aussi ancienne que le travail lui-même, quelque soit les formes, les législations, les champs d’activité concernés. Dans le travail « libre » comme dans le travail contraint, dans le travail salarié comme dans le travail corporé, aux champs, aux mines, dans les manufactures dispersées comme dans les fabriques concentrées, le rôle des intermédiaires entre ceux qui cherchent des bras, qualifiés ou non, et ceux qui proposent leur force de travail comme leurs compétences, est à la fois essentiel et relativement discret. Essentiel car « le » marché du travail, mettant en relation sans intermédiaires et sans asymétries employeurs et potentiels employés, est sans doute historiquement l’une des formes les moins répandues de transaction entre offre et demande de travail. Dans les marchés du travail toujours segmentés, diversement et asymétriquement constitués, le rôle des intermédiaires est donc fondamental. Mais il est aussi relativement discret car il reste le plus souvent en creux des différentes formes de travail et trop fréquemment off the record. Les sources n’en livrent la plupart du temps que des témoignages indirects et l’on peine parfois à saisir exactement les figures sociales de ces intermédiaires qui peuvent d’ailleurs être eux-aussi également engagés dans le travail. Le regard des historiens s’est pour cela rarement focalisé sur ces sujets et a préféré mettre en valeur les deux pôles de la relation de travail. Les sources sont pourtant plus riches de traces des activités de médiation qu’on ne le croit, à la condition de les réinterroger et de prendre en compte les nombreuses indices qu’elles contiennent : elles permettent entr’autre de constater que les rôles de ces acteurs de la médiation en milieu de travail sont multiformes. La question devient dès lors de définir exactement les figures sociales du placement et de l’intermédiation entre employeurs et travailleurs.

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Appel à contribution : Famille et migration

Revue: Recherches familiales
Date limite d’envoi des articles : 15 mai 2015
Date de publication : janvier 2016

 

La pratique de la migration peut être analysée sous divers aspects. Tout d’abord, l’observation peut porter sur le mouvement de migration. Il prend alors plusieurs formes : dans le cadre des migrations internationales et en prenant comme référence un territoire donné, il s’agit d’émigration (partir du territoire de référence) ou d’immigration (arriver dans le territoire de référence) ; dans le cadre de migrations nationales, les migrants demeurent dans les frontières du pays, dans le périmètre national. Dans tous les cas, la migration traduit un projet de vie plus durable que la simple mobilité, puisqu’elle implique un établissement sédentarisé plus ou moins long.

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