Appel à communication – L’histoire des opérations militaires. Sources, objets, méthodes

Lieu : Château de Vincennes (94) et l’École militaire (Paris)
Dates : 5 & 6 janvier 2017
Date limite de réponse à l’appel : 15 octobre 2016

Depuis quelques années, l’histoire de la guerre semble avoir acquis la légitimité qui lui faisait défaut jusqu’alors dans le monde académique. Toutefois, cette dynamique n’a guère profité à l’histoire des opérations, qui reste trop souvent considérée comme la survivance d’une historiographie dépassée, car centrée à l’excès sur la dimension spécifiquement militaire. Ce relatif désintérêt des sphères académiques contraste avec l’intérêt toujours très vif porté par l’institution militaire à l’étude des opérations passées. Les armées en attendent beaucoup à la fois dans leur réflexion et dans la formation de leurs cadres. Ce colloque aura donc une double ambition : contribuer à doter l’histoire des opérations militaires d’un fondement épistémologique qui lui a souvent fait défaut ; examiner comment, ainsi consolidée, elle peut répondre aux attentes de l’institution militaire dans la diversité de ses déclinaisons. Les opérations seront appréhendées dans une longue durée remontant à l’Antiquité et allant jusqu’au temps présent. Trois thèmes principaux seront explorés : les sources, les objets, les méthodes.

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Appel à communication : Villes assiégées dans l’Europe révolutionnaire et impériale

Date : 3-4 mai 2017
Lieu : Besançon, auditorium de la MSHE
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2016

Le présent projet de colloque n’entend ni se limiter à une étude juxtaposant des récits de siège, ni se borner aux seuls aspects militaires. Il s’inscrit résolument dans une volonté d’approche comparatiste entre différents contextes qu’il s’agisse des conflits internationaux de la décennie révolutionnaire, des guerres civiles ou des guerres impériales. Les comparaisons ont également vocation à être internationales en prenant en compte les situations des différents pays européens confrontés à des sièges et en croisant les regards des belligérants. Pour ces raisons, les axes suivants sont proposés : la décision ou l’évitement du siège ; la conduite de la guerre ; le déroulement du siège ; les questions juridiques ; l’issue et l’exploitation du siège.

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Appel à communications : La France en guerre. Cinq « années terribles »

Date : 16-17 juin 2016
Lieu : Clermont-Ferrand
Date limite de réponse à l’appel : 15 octobre 2015

Le colloque se propose de comparer cinq temps courts où la société française a été confrontée à la présence de la guerre sur son territoire, qu’il s’agisse de la guerre entre nations et/ou de la guerre civile. À partir de ces cinq temps courts, considérés comme des « années terribles » au sens hugolien du terme, nous réfléchirons à la construction de cette notion : instrumentalisée dans le cadre d’un usage mémoriel à forte connotation politique, n’a-t-elle pas été l’objet de voix discordantes, exprimées notamment par une production littéraire ou artistique ?

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Appel à communication : Argumenter en guerre de l’Antiquité à nos jours

Dates: 15-16 avril 2015
Lieux: Paris et Lille
Date limite de réponse à l’appel: 5 janvier 2015

L’atelier privilégiera la pluridisciplinarité et l’interdisciplinarité pour aborder la notion même d’argumentation et ses diverses théorisations depuis l’Antiquité et dans des cadres qui ne sont pas nécessairement guerriers. Puis trois axes de réflexion seront privilégiés. Il s’agira d’abord de s’attacher à l’argumentation comme outil de légitimation ou de dénonciation des conflits et de comprendre, par qui, pour quelles raisons et comment la guerre est constamment et diversement justifiée ou contestée ? Toutefois, l’argumentation sur la guerre ne se limite ni à la sphère civile, ni au temps du conflit. A l’arrière comme sur le front, avant et pendant l’affrontement, il faut encore persuader les combattants de la nécessité de donner leur vie ou d’ôter celle des autres. La guerre génère aussi des discours visant à préparer, convaincre, mobiliser et encourager ceux qui la pratiquent. Les non-combattants sont aussi la cible de discours qui réinvestissent les formes de la culture populaire. Ceux-ci peuvent aussi se les réapproprier et le transformer pour mieux y adhérer ou au contraire le contester. Enfin, toute argumentation ne disparaît pas avec le retour à la paix. C’est alors le temps des bilans, des réflexions sur les réformes à mener et des controverses sociales, militaires, politiques et juridiques. Les guerres continuent d’être l’enjeu de débats mémoriels autour de l’approbation ou de la condamnation de leurs objectifs, de leurs résultats et de leurs acteurs, et pour la récupération de leur charge symbolique. Apparaissent les problématiques liées à la réparation et/ou à la reconnaissance des crimes de guerre, et des outils juridiques de droit international aptes à réparer et/ou à éviter les horreurs du passé.

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