Appel à communication: La mémoire des guerres de religion

Lieu: Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier

Dates: 6-8 septembre 2018

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2018

Ce colloque aborde les guerres de religion comme un champ de recherche particulièrement fécond pour l’étude de la mémoire, de l’histoire, et de l’oubli. À quel moment l’histoire devient mémoire ? Et peut-on distinguer entre l’histoire, la mémoire individuelle et la mémoire collective des guerres ? S’agit-il de se souvenir ou de consigner la mémoire des affrontements ? Plusieurs types de documents peuvent être interrogés pour y répondre. Pendant et après les troubles, les sujets français ont discuté les événements aussi bien dans des journaux et des chroniques, des libelles et des nouvelles, que des gravures, des tableaux et des chansons. Ils continuèrent en particulier à commémorer les guerres bien après la promulgation de l’édit de Nantes, en transposant le conflit des rues et des champs de bataille aux chaires et aux tribunaux. Écrits, productions iconographiques et compositions orales ont joué un rôle majeur dans la formation des mémoires des guerres de religion. Le colloque invite à interroger la manière dont ces documents mémoriels furent créés, recomposés et mobilisés à des fins différentes. Dans ces perspectives, il vise à évaluer comment l’étude de la mémoire peut nous aider à repenser les guerres de religion.

Appel complet ici

Appel à communication : Villes assiégées dans l’Europe révolutionnaire et impériale

Date : 3-4 mai 2017
Lieu : Besançon, auditorium de la MSHE
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2016

Le présent projet de colloque n’entend ni se limiter à une étude juxtaposant des récits de siège, ni se borner aux seuls aspects militaires. Il s’inscrit résolument dans une volonté d’approche comparatiste entre différents contextes qu’il s’agisse des conflits internationaux de la décennie révolutionnaire, des guerres civiles ou des guerres impériales. Les comparaisons ont également vocation à être internationales en prenant en compte les situations des différents pays européens confrontés à des sièges et en croisant les regards des belligérants. Pour ces raisons, les axes suivants sont proposés : la décision ou l’évitement du siège ; la conduite de la guerre ; le déroulement du siège ; les questions juridiques ; l’issue et l’exploitation du siège.

L’appel complet ici.

Appel à communications – International Workshop : Occupied Societies in Western Europe: Conflict and Encounter in the 20th Century

Dates : 7-8 juillet 2016
Lieu : KWI Essen
Date limite de réponse à l’appel : 29 février 2016

The history of Western Europe in the first half of the 20th Century was shaped by numerous contradictions: by conflicts and interdependencies, proximity and distance, violence and cooperation. Many of these elements can be identified in the structures and dynamics of Western European societies under German occupation. After all, the relationship between occupiers and the occupied cannot simply be reduced to “collaboration” and “resistance”, in contrast to the suggestions of an older historiography. Rather, the physical and regulatory presence of the occupier was accompanied by a great variety of transnational encounters, and by both contacts and conflicts between the occupiers and the occupied. Furthermore, occupation also impacted upon the internal fabric of the occupied societies, going hand-in-hand with specific societal experiences, creating both opportunities for and constraints upon action, transforming daily routines and undermining long-established social certainties. In Western Europe in particular, the structures and scope of these interactions between occupier and occupied, as well as those within the occupied societies themselves, were often fundamentally influenced by forms of hybrid statehood, as the (nation-)state and its agencies were now operating under German supervision. A focus on occupation therefore provides a key to the historical understanding of wartime Western Europe, one capable of unlocking both the strangeness, confrontation and violent border crossings in these years, and also the encounters, hopes, and new opportunities that presented themselves.

L’appel complet ici.

Appel à communications : Les arsenaux de la Marine (vers 1600-vers 2000)

Dates : 19-22 octobre 2016
Lieu : Bordeaux
Date limite de réponse à l’appel : 15 janvier 2016

L’arsenal de marine a, de longue date, retenu l’attention des historiens. Etudier l’arsenal, c’est comprendre la préparation de la guerre, thème conducteur et transversal de l’historiographie navale. Cette entité se prête en outre à une « histoire totale », à la fois économique, sociale, financière, technologique, industrielle, géographique, stratégique, maritime… Les arsenaux de Marine sont donc désormais bien connus, et leur étude a la plupart du temps été conduite dans le cadre de grandes thèses, chaque établissement ayant trouvé « son » historien.

L’appel complet ici.

Appel à communications : La France en guerre. Cinq « années terribles »

Date : 16-17 juin 2016
Lieu : Clermont-Ferrand
Date limite de réponse à l’appel : 15 octobre 2015

Le colloque se propose de comparer cinq temps courts où la société française a été confrontée à la présence de la guerre sur son territoire, qu’il s’agisse de la guerre entre nations et/ou de la guerre civile. À partir de ces cinq temps courts, considérés comme des « années terribles » au sens hugolien du terme, nous réfléchirons à la construction de cette notion : instrumentalisée dans le cadre d’un usage mémoriel à forte connotation politique, n’a-t-elle pas été l’objet de voix discordantes, exprimées notamment par une production littéraire ou artistique ?

L’appel complet ici.

Appel à contribution : L’année 1917 en Europe

Revue d’Allemagne n°1/2017
Date limite de réponse à l’appel : 30 octobre 2015
La Revue d’Allemagne prévoit la publication, dans le n° 1/2017, d’un dossier consacré à la dimension d’histoire, de représentation et de mémoire de l’année 1917 en Europe. 1917 ou « L’année impossible » comme l’a qualifiée Jean-Jacques Becker, en raison de la multitude d’événements parfois difficilement saisissables qui la compose. Les contemporains, en Europe, sont désormais las de la guerre. Celle-ci a déjà très lourdement saigné les peuples, après de terribles batailles sur divers fronts, et plongé les sociétés dans le deuil. Alors que se renforce la tension entre deux mouvements, l’un de refus de la guerre, l’autre de radicalisation, la question de la poursuite de la guerre, de son acceptation par les soldats sur le front et les sociétés à l’arrière, de la cohésion des nations, est ouvertement posée, comme le montrent les nombreuses mutineries.

L’appel complet.

Appel à communication : Enseigner les guerres, enseigner la guerre à l’école primaire

Dates : 4 mai 2016
Lieu : ESPE Poitiers
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2015

La journée d’étude portera sur l’enseignement de la guerre à l’école primaire. Il s’agit de s’interroger sur la place des guerres dans les programmes d’histoire, sur les outils et démarches didactiques mises en œuvre et sur la construction de la notion de guerre.

L’appel complet.

Appel à communications – Une autre histoire de l’Europe en guerre. Gendarmeries et polices face à la Première Guerre mondiale

Date : 4-6 février 2016
Lieu : Melun
Date limite de réponse à l’appel : 1er juin 2015

L’histoire de l’Europe dans la Grande Guerre reste à écrire dans sa dimension policière, en dépit de la fréquente invocation de la « contrainte » dans l’historiographie du conflit. De même que l’économie de paix se mue en système productif de guerre, les forces de l’ordre dans leur ensemble doivent s’adapter à de nouvelles conditions, comme le manifeste de façon emblématique Jules Sébille : chef des brigades mobiles avant 1914, il est attaché au généralissime Joffre pendant le conflit puis devient directeur des services généraux de police d’Alsace et de Lorraine pour les réorganiser et les franciser après la victoire.

L’appel complet ici.

Appel à communication : La nationalité en guerre (1789-1791)

Lieu : Musée de l’histoire de l’immigration (Paris 12e) et archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine)
Dates: 3-4 décembre 2015
Date limite de réponse à l’appel : 7 avril 2015

La guerre, temps de confrontation avec l’extérieur et simultanément de remise en ordre intérieur, est un moment critique de reconfiguration des formes d’inclusion et d’exclusion sociale et nationale : la nationalité des individus y devient donc un enjeu crucial. Elle prend, en situation de conflit, un sens nouveau, se chargeant de dimensions nouvelles théoriques, juridiques et pratiques. Les sorties de guerre entraînent également des modifications de frontières induisant l’arrivée ou le départ de populations et les questions de nationalité font partie intégrante des traités de paix. Hors des périodes de conflit, la guerre imprime sa marque sur les réflexions, les représentations et les définitions de la nationalité : qu’il s’agisse de dynamiser la démographie ou de traquer les éventuels « mauvais nationaux » ou ennemis intérieurs, ou de définir la loyauté ou la dignité nationale, l’épisode guerrier laisse toujours planer son ombre. Lors de ce colloque il s’agira d’aborder dans toutes ces dimensions la question des relations entre guerres et nationalité lors de la période contemporaine (1789-1991).

L’appel complet.

Appel à communication : Argumenter en guerre de l’Antiquité à nos jours

Dates: 15-16 avril 2015
Lieux: Paris et Lille
Date limite de réponse à l’appel: 5 janvier 2015

L’atelier privilégiera la pluridisciplinarité et l’interdisciplinarité pour aborder la notion même d’argumentation et ses diverses théorisations depuis l’Antiquité et dans des cadres qui ne sont pas nécessairement guerriers. Puis trois axes de réflexion seront privilégiés. Il s’agira d’abord de s’attacher à l’argumentation comme outil de légitimation ou de dénonciation des conflits et de comprendre, par qui, pour quelles raisons et comment la guerre est constamment et diversement justifiée ou contestée ? Toutefois, l’argumentation sur la guerre ne se limite ni à la sphère civile, ni au temps du conflit. A l’arrière comme sur le front, avant et pendant l’affrontement, il faut encore persuader les combattants de la nécessité de donner leur vie ou d’ôter celle des autres. La guerre génère aussi des discours visant à préparer, convaincre, mobiliser et encourager ceux qui la pratiquent. Les non-combattants sont aussi la cible de discours qui réinvestissent les formes de la culture populaire. Ceux-ci peuvent aussi se les réapproprier et le transformer pour mieux y adhérer ou au contraire le contester. Enfin, toute argumentation ne disparaît pas avec le retour à la paix. C’est alors le temps des bilans, des réflexions sur les réformes à mener et des controverses sociales, militaires, politiques et juridiques. Les guerres continuent d’être l’enjeu de débats mémoriels autour de l’approbation ou de la condamnation de leurs objectifs, de leurs résultats et de leurs acteurs, et pour la récupération de leur charge symbolique. Apparaissent les problématiques liées à la réparation et/ou à la reconnaissance des crimes de guerre, et des outils juridiques de droit international aptes à réparer et/ou à éviter les horreurs du passé.

L’appel complet ici.