AAC Colloque international DERVI « Actualité et histoire des violences incestueuses : entre occultation et révélation »

Les sciences humaines et sociales, notamment l’anthropologie des XIXe et XXe siècles, ont posé l’inceste comme un interdit fondateur de toute société humaine (Durkheim ; Lévi-Strauss), incitant à le penser comme un invariant culturel dépouillé d’historicité. Dans les représentations communes, l’inceste est considéré comme impensable et innommable ; il est également assimilé à l’anomie monstrueuse et extraordinaire. Interdit et censé être inexistant (Dussy), indicible et donc imperméable à toute évaluation de sa réalité, l’inceste ne pouvait pas faire l’objet de débats publics, ni être appréhendé dans la trame ordinaire du quotidien.

Aujourd’hui, et de façon croissante depuis une vingtaine d’années, ce paradigme incestueux semble voler en éclats. Dénoncées comme un « mal absolu », les violences sexuelles commises sur les enfants, dont l’inceste, sont omniprésentes dans l’espace public. Les campagnes de prévention organisées par les pouvoirs publics se succèdent, les affaires criminelles impliquant des violences incestueuses défraient la chronique judiciaire, les témoignages de victimes investissent les médias (presse, télévision, sites internet), ainsi que d’autres formes narratives (cinéma, littérature, BD), tandis que les sondages alertent sur la fréquence de l’inceste (IPSOS/AIVI, 2010).

Organisé dans le cadre du programme de recherche ANR DERVI (« Dire, Entendre, Restituer les Violences Incestueuses ») par des anthropologues et des historiennes, ce colloque a pour objet l’étude de cette transformation, de ses enjeux épistémologiques et disciplinaires, ainsi que de ses multiples facteurs explicatifs. Il s’agira de comprendre, dans une perspective trans-disciplinaire et trans-périodes, la complexité du fait incestueux, qui peut s’appréhender comme une violence ordinaire réitérée dans un cadre familier, voire quotidien, malgré sa réprobation collective en apparence unanime.

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Appel à contribution : Les « studies » à l’étude : savoirs, trajectoires, politiques

Revue : Revue d’anthropologie des connaissances
Date limite de réponse à l’appel : 15 juin 2016

Ce dossier de la Revue d’anthropologie des connaissances trouve son origine dans le développement, en France, de nombreux domaines émergents de recherche obéissant à une labellisation par leur objet, à l’instar des labels et formes de structuration scientifique anglo-saxonne autour des « studies ». Il vise à documenter les processus particuliers de formation des domaines d’études et des communautés scientifiques qui s’en revendiquent, et à interroger leurs différences et/ou similitudes avec les modalités de formation plus classique des champs scientifiques largement documentées par la littérature de sociologie et d’histoire de la connaissance scientifique.

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Appel à communication : Voyage vers le même. Réflexions sur « l’ethnographie chez soi » en sciences sociales des religions

Date : 13 juin 2016
Lieu : EHESS, Paris 13e
Date limite de réponse à l’appel : 15 avril 2016Longtemps, l’anthropologie s’est pensée comme étude de l’Autre. Au début du XXe siècle, quand l’« Homme » s’est soudain vu érigé en objet de science, les premiers anthropologues pensaient qu’il fallait partir loin de sa propre culture pour l’étudier. La recherche ethnographique a ainsi été conçue comme indissociable de l’extériorité du chercheur face à son objet. Cette « tradition » du terrain ethnographique comme « voyage physique et symbolique » se retrouve aujourd’hui dans l’idée que pour comprendre un objet, il faut y être extérieur ; que le chercheur reste un homme, et qu’il ne saurait affranchir son regard scientifique du conditionnement de la culture qui l’a socialisé, lui. Cette journée d’étude se penchera sur la question des apports possibles de « l’auto ethnographie » ou de « l’ethnographie chez soi » pour la recherche qualitative anthropologique et sociologique contemporaine. Quels atouts et quelles difficultés heuristiques, théoriques, éthiques et épistémologiques, présentent la position de « scholar practitionnar » ou de « chercheur engagé » dans son objet de recherche, et engagé notamment dans la religion qu’il étudie ?

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Bourses doctorales de la Fondation Martine Aublet

Date limite de candidature: 15 juin 2015
Durée: 12 mois

Bourses doctorales de la Fondation Martine Aublet, destinées à financer des recherches (12 mois) de terrain en Afrique, en Asie, en Océanie, au Moyen-Orient, dans l’Océan Indien et les Amériques amérindienne, latine et caribéenne. Les disciplines concernées sont l’anthropologie, l’ethnomusicologie, l’ethnolinguistique, l’histoire de l’art, l’histoire, l’archéologie, et la sociologie.

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Appel à contribution : Retours aux rituels

Revue électronique : ethnographiques.org 
Date limite de réponse à l’appel : 18 mai 2015

Rompant avec le lieu commun qui assignait le rituel aux contextes placés du côté de la « tradition » dans l’illusoire ligne de partage de la « modernité », l’anthropologie, l’histoire ou la sociologie ont de longue date entrepris l’étude de formes de ritualisation contemporaines. Alors que les formes de ritualisation civiles et politiques suscitent plusieurs études comparatives, l’exploration se prolonge dans des domaines aussi variés que ceux des recompositions du religieux, du jeu et du sport, du compagnonnage, de l’éducation ou de la citoyenneté. De telles approches soulèvent avec acuité la question de la transformation des rituels, de leur transmission (dis)continue et de leurs résurgences, du religieux au laïque.

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Appel à communication : L’anthropologie et les ambiguïtés académiques entre la France et l’Afrique

Dates: 29 juin – 2 juillet 2015
Lieu: Université Toulouse-Jean Jaurès
Date limite de réponse à l’appel : 20 mai 2015L’anthropologie occupe de longue date une position centrale dans l’histoire des relations entre la France et l’Afrique dans le monde de la recherche et de l’enseignement. Dans les années 1980, une « crise de l’Africanisme » a obscurci les relations scientifiques franco-africaines et généré progressivement un ensemble de pratiques révélant une profonde ambiguïté d’une part dans le traitement réservé aux étudiants africains et dans leur manière de vivre les institutions françaises, et d’autre part entre les chercheurs ou institutions de France et d’Afrique. Cette table ronde a ainsi pour but d’éclairer le rôle particulier joué par l’anthropologie, et comparativement par d’autres disciplines scientifiques, dans la relation entretenue par le champ académique français à l’Afrique.

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Appel à candidatures : bourses d’études (doctorales et post-doctorales) du musée du Quai Branly (2015-2016)

Date limite de candidature : 2 avril 2015 (avant minuit).

Le musée du quai Branly propose chaque année des bourses doctorales et postdoctorales destinées à aider des doctorants et de jeunes docteurs à mener à bien des projets de recherche originaux et innovants.
Les disciplines concernées sont : l’anthropologie, l’ethnomusicologie, l’histoire de l’art, l’histoire, l’archéologie (à partir du néolithique), la sociologie, les arts du spectacle.
Les domaines de recherche privilégiés sont : les arts occidentaux et extra-occidentaux, les patrimoines matériels et immatériels, les institutions muséales et leurs collections, la performance rituelle, la technologie et la culture matérielle.
Les projets particulièrement susceptibles de tirer parti de l’environnement du musée du quai Branly seront examinés avec la plus grande attention.
Au cours de l’année, les candidats sélectionnés présenteront un article destiné à être soumis à publication scientifique dans le cadre du séminaire interne du département de la recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly. Ils devront fournir au département de la recherche et de l’enseignement du un rapport d’activité détaillé de leurs recherches au terme de la bourse.

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Appel à communications: Transitions historiques: rythmes, crises, héritages

Dates : 10, 11, 12 juin 2015
Lieu : MAE – Paris Ouest Nanterre
Date limite de réponse à l’appel prolongée : 22 janvier 2015

Résumé : La dissection des « régimes d’historicité » par François Hartog en 2003 (Régimes d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Paris, Le Seuil, 2003) a amené cet historien à considérer que le régime actuel relevait de ce qu’il appelle le « présentisme », c’est-à-dire un régime « où le présent est omniprésent (…) [et] tend à devenir à lui-même son propre et son seul horizon ». Un tel constat pourrait paraître condamner d’emblée la notion même de « transition historique », si attachée à première vue à une réflexion sur l’ordonnancement du temps social comme du temps psychologique, à la construction d’une successivité entre l’avant, le pendant et l’après. Pourtant, au jour le jour, historiens, archéologues et anthropologues, chacun selon des modalités qui leur sont propres, continuent de pratiquer « l’art de la transition ».

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