Quels nationalismes au XXIe siècle ? Regards croisés Europe – Amériques

Lieu. Université Grenoble Alpes

Date limite de réponse à l’appel: 31 octobre 2021

Bien que la thématique du nationalisme ait connu un regain d’intérêt pour les chercheurs en sciences humaines et sociales, aucun colloque n’a été organisé pour mettre nos deux aires géographiques, l’Europe et les Amériques, en regard. Et pourtant, rapprocher ces deux grands ensembles n’a rien d’anodin puisque, au-delà des liens historiques qui les unissent, l’Europe et les Amériques ont connu des dynamiques quelque peu similaires, promouvant d’abord l’intégration continentale avec des accords tels que le MERCOSUR ou la CECA qui allait donner naissance à la CEE et à l’Union européenne, puis se retrouvant aux prises avec une résistance envers ces mêmes traités, ces dernières années. Ce colloque se donne donc comme double objectif d’une part, de faire l’état des lieux des nationalismes en Europe et dans les Amériques, afin, d’autre part, d’en souligner les spécificités dans le contexte géopolitique de ce début de XXIe siècle.

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Amateurs en sciences : une histoire par en bas

Lieu: Université du Mans

Date: 5-7 septembre 2022

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2022

À la suite des recherches réalisées au cours du projet ANR « AmateurS — Amateurs en sciences (France, 1850-1950) : une histoire par en bas », le colloque propose d’élargir géographiquement (France et au-delà) et chronologiquement (XVIIIe-XXIe siècle) les perspectives ouvertes par une histoire par en bas des amateurs en sciences, attentive à restituer leurs points de vue, leurs pratiques, leurs productions matérielles. Afin d’éviter la simple juxtaposition d’études de cas, les thèmes classiques de l’histoire des amateurs seront réinterrogés.

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Appel à contributions « L’identité contre la science ? La science au service de l’identité ? »

Qui ? >> La revue interdisciplinaire à comité de lecture Sociétés plurielles

Quand? >> Les propositions peuvent être envoyés à l’adresse de la rédaction : programmesp@gmail.com
Envoyer un texte d’une page, accompagné d’une courte biographie avant le 10 novembre 2021.

L’appropriation identitaire des savoirs représente un phénomène constitutif des sociétés humaines et s’inscrit, d’ores et déjà, dans l’horizon d’analyse des sciences sociales. Longtemps associée à des pouvoirs constitués ou à des courants politiques de divers horizons, elle a été marquée, durant les dernières décennies, par un phénomène nouveau. Au nom de la reconnaissance du droit ou de la mémoire des minorités issues de population victimes du colonialisme, s’est en effet affirmée la revendication d’un droit de regard sur les conditions de l’investigation scientifique ou sur ses résultats. Abordé notamment sous l’angle des usages du passé et du statut d’objets muséographiques dans le contexte post-colonial, cette tension entre science et identité a été particulièrement sensible dans les domaines de l’archéologie et de l’anthropologie, comme en témoigne la brève liste qui suit :    
1.    Il y a trente ans, aux Etats-Unis, le NAGPRA (en français : loi fédérale sur « La protection et le rapatriement des tombes des natifs américains ») consacrait, entre autres, le droit des collectifs considérées comme les descendants des individus dont les restes étaient conservés dans les musées d’exiger leur restitution. En les soumettant également à l’approbation de ces mêmes collectifs, elle durcissait également considérablement les conditions dans lesquelles les recherches archéologiques pouvaient être réalisées, provoquant ainsi les protestations d’une partie du milieu scientifique  .
2.    En Australie, où la situation des communautés Aborigènes continue de représenter un problème politique et social saillant, la reproduction de pièces de musée à des fins de publication est dorénavant soumise à leur approbation. Quant aux institutions publiques, elles manquent rarement, de même que les chercheurs qu’elles emploient, de recourir à la formule consacrée faisant état de leur respect pour les « Anciens, passés et présents ». C’est dans ce contexte – et dans celui de luttes juridiques autour des droits sur les terres – que la publication d’un récent ouvrage a entraîné un authentique phénomène de société. Ce livre, écrit par un romancier d’ascendance aborigène , entend remettre en cause deux siècles de consensus sur le mode de subsistance des occupants du continent à l’arrivée des Occidentaux. Après un énorme succès de librairie, le livre a intégré les programmes scolaires, tout en continuant de susciter d’âpres polémiques où les prises de positions scientifiques s’entremêlent de manière inextricable avec les agendas politiques.
3.    Dans un ordre d’idées un peu différent, il convient également de mentionner ce récent projet de redéfinition de la mission des musées porté par l’ICOM  , projet selon lequel ceux-ci « (…) sont des lieux de démocratisation inclusifs et polyphoniques, dédiés au dialogue critique sur les passés et les futurs. (…) La définition du musée doit être ancrée dans la pluralité des visions du monde et des systèmes de pensée et non dans une tradition scientifique occidentale unique ». L’opposition rencontrée par cette proposition, qui dénie à la connaissance scientifique tout statut spécifique et toute primauté sur les croyances, a conduit à l’ajournement de la décision. Elle est néanmoins significative d’une époque et des revendications qui s’y font entendre.
Ces quelques exemples, qui pourraient être multipliés à loisir, illustrent les nombreuses questions soulevées par ce mouvement faisant surgir de nouvelles interrogations portant sur la production du savoir. La reconnaissance des torts subis, en particulier par des populations colonisées, doit-elle se traduire par l’octroi de droits nouveaux à ceux qui sont identifiés comme les descendants de ces populations, portant sur les objets susceptibles d’investigation scientifique, voire sur le discours tenu à leur propos ?  Les exigences de la mémoire et celles de la connaissance sont-elles antagonistes ? Comment les acteurs de la vie scientifique pensent-ils leur collaboration ? La prise en compte de ces exigences mémorielles représente-t-elle une chance ou un obstacle pour la science et la compréhension mutuelle des différentes communautés humaines ? Comment expliquer la cristallisation de cette tension dans différents contextes de production du savoir ? Quelles sont les disciplines concernées ? Quelle est la notion de vérité que sous-tendent ces débats ? Quel est aujourd’hui le statut de ce qu’on peut appeler le relativisme scientifique et qui consiste à formuler un savoir différencié en fonction du groupe auquel il est destiné ?
Telles sont les questions que le prochain numéro de Sociétés plurielles souhaite aborder.

Appel à contributions : Hagiographie bourguignonne 2.0 – corpus électronique et nouvelles recherches

Date : 06 décembre 2021 (en ligne)

Date limite de réponse à l’appel : 1er novembre 2021

Cette journée d’études, en plus de faire le point des dernières actualités du programme CBMA, vise à lancer des recherches sur le corpus hagiographique bourguignon en vue de la préparation d’une publication collective. Premier corpus hagiographique latin structuré, documenté, et en cours de lemmatisation, le propos de cette rencontre informelle est de commencer à mettre à l’épreuve différentes démarches méthodologiques pour mieux situer historiquement ces textes, leur chronologie, leurs modes de production et de transmission. La mise en corpus ouvre, en effet, à des possibilités nouvelles d’appréhender ces écrits, de les mettre en relation entre eux et avec d’autres types documentaires, de les soumettre à des analyses sémantiques et à des traitements statistiques, parmi d’autres.

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Appel à contributions : Imago, ius, religio. Religious Iconographies in Illustrated Legal Manuscripts & Printed Books (9th -20th Centuries)

Publication : Eikón Imago Journal (2023)

Date limite de réponse l’appel : 1er février 2022

It is not unusual to come across religious iconographies in miniatures as well as borders and based-page scenes in illustrated legal manuscripts and printed books (9th-20th centuries) containing canon, civil or local law texts, like the Livres juratoires or municipal and professional statutes. Some of these iconographies, for instance those in the Decretum Gratiani or the Liber Extra, Gregory IX’s decretals, have been accurately examined. However, a comprehensive survey providing a global and chronological investigation of these depictions is still wanting. Therefore, the journal “Eikon-Imago”, alongside the research team IUS ILLUMINATUM of Institute of Medieval Studies (IEM) of the Faculdade de Ciências Sociais e Humanas at the Universidade NOVA in Lisbon, has decided to devote the 2023 special issue to the study and examination of religious iconographies in legal manuscripts and printed books, so as to create a place for discussion and exchange on the diverse artistic, historical and social aspects of these iconographies.

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Appel à contributions : Dans l’ombre du prince : l’expédition de Louis de France en Angleterre (1215-1217), recrutement et réseaux / In the shadow of the prince: the expedition of Louis of France in England (1215-1217), recruitment and networks

Lieux : Leeds (Royaume-Uni ; 2022) ; Boulogne-sur-Mer (2023) ; Londres (2024)

Dates : juillet 2022 ; 2023 ; 2024

Date limite de réponse à l’appel : 15 décembre 2021

La journée d’études est le premier volet du projet « L’invasion oubliée : l’expédition anglaise de Louis de France (1215-1217) dans son contexte européen », visant à reconsidérer au travers d’une série de rencontres scientifiques l’expédition menée par le prince Louis en Angleterre. À l’appel des barons à l’automne 1215, le fils de Philippe Auguste mit sur pied une expédition destinée à venir leur porter secours et à défendre ses droits. Il débarqua en Angleterre au mois de mai 1216 : au terme de plus d’une année de combats, marquée par les défaites de Lincoln (mai 1217) et de Sandwich (août 1217), il dut accepter un accord avec le gouvernement de régence dirigé par Guillaume le Maréchal et quitter l’Angleterre. Des récits détaillés de l’expédition ont été proposés par Charles Petit- Dutaillis en 1894 dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), et les ouvrages récents de Sean McGlynn et de Catherine Hanley sont revenus sur le déroulement des événements. De nombreux aspects de l’expédition sont toutefois restés dans l’ombre : les médiévistes travaillant sur la France se sont essentiellement penchés sur d’autres aspects de la vie de Louis, notamment son action dans le cadre de la croisade albigeoise, alors que les spécialistes de l’Angleterre médiévale ont plutôt mis l’accent sur la postérité de la Grande Charte et l’action de Guillaume le Maréchal. Épisode peu glorieux de l’épopée capétienne, l’expédition française pouvait apparaître comme un contretemps mineur dans un récit insulaire qui faisait une place de plus en plus grande à la communauté de royaume.

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Post-doctorat : Phraséo 13-18. Phraséologie et stylistique dans le roman d’ancien régime (XIIIe-XVIIIe s.)

Lieu : Université Grenoble Alpes, laboratoire LiDiLEM

Date limite de réponse à l’appel : 07 novembre 2021

Le projet s’inscrit dans le champ des Humanités numériques en utilisant les méthodes de la linguistique de corpus outillée. Son originalité réside dans sa double approche synchronique et diachronique pour étudier les phénomènes phraséologiques dans le temps long, de l’ancien français au français classique. En répondant à une problématique actuellement en pleine émergence, les résultats contribueront à affiner une théorie opératoire des genres textuels, la catégorie de genre étant traditionnellement utilisée pour regrouper des textes en réduisant leur variabilité. L’étude linguistique des unités phraséologiques est l’une des clés qui permettra de répondre à cette problématique. Cette recherche pluridisciplinaire suppose de travailler en étroite collaboration avec des spécialistes du Traitement Automatique des Langues (TAL) mais aussi d’avoir recours aux méthodes linguistiques et stylistiques pour l’interprétation des données. Son objectif est de constituer des corpus romanesques inédits en diachronie et d’apporter de nouvelles connaissances théoriques. Ce projet s’inscrit au sein de l’action « Phraséologie en diachronie » (voir site du LiDiLEM).

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Prix Marc Venard 2022

Date limite de réponse à l’appel : 31 décembre 2021

La Société d’Histoire Religieuse de la France attribue tous les deux ans un prix de thèse, doté de la somme de 2000 euros. Les résultats du prix sont communiqués au mois de juin.
Ce concours de thèse s’adresse aux jeunes docteurs (moins de 35 ans) en histoire du christianisme. Il vise à encourager de jeunes chercheurs et à accompagner une large diffusion de leurs travaux. La thèse doit avoir été soutenue depuis moins de deux ans.
La thèse peut porter sur toute période, relever de différentes disciplines académiques (histoire, histoire de l’art, histoire du droit, histoire de la théologie…) et concerner tout espace géographique, dès lors qu’elle conserve un lien avec la France.

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Appel à contributions : Centres et marges du monde des agents diplomatiques (XIIIe-XXe siècle).

Lieu : Lyon

Dates : 23-24 juin 2022

Date limite de réponse à l’appel : 03 janvier 2022

La diplomatie a longtemps été l’univers consacré des ambassadeurs et des délégations dûment accréditées pour conclure des traités de paix au nom de leur royal mandataire. Depuis une trentaine d’années, l’étude des « relations internationales » (c’est-à-dire, au moins pour les périodes médiévales et modernes, toutes les relations entre pouvoirs politiques, autant intérieures qu’extérieures) s’est départie de la seule « geste des rois » (Carlo Ginzburg) pour porter un regard neuf sur les pratiques diplomatiques, sur la longue genèse des écrits de la représentation et de la négociation, ou encore sur le poids des régimes politiques sur l’action diplomatique. Elle a aussi rejoint le champ d’une nouvelle histoire du politique, intégrant aux pratiques dites diplomatiques les aspects juridiques, rituels, liturgiques et plus largement culturels des échanges. Cette histoire renouvelée de la diplomatie fait la part belle aux trajectoires des représentants en mission, à la singularité du contact avec les puissances étrangères et à un « effet retour » de la projection internationale sur la construction étatique.

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Appel à contributions : « Usages du passé et imaginaire politique dans la littérature bourguignonne »

Lieu : Boulogne-sur-Mer

Dates : 19-21 octobre 2022

Dates limite de réponse à l’appel : 15 octobre 2021

Cette manifestation scientifique s’inscrit dans le prolongement des rencontres internationales consacrées à la littérature bourguignonne qui se sont tenues depuis 2005 à l’Université Littoral Côte d’Opale. Elle vise à explorer l’imaginaire politique bourguignon et à réfléchir sur les modalités et les finalités de l’appropriation du passé dans la littérature écrite à la cour de Bourgogne entre la fin du XIVe et le début du XVIe siècle. Le corpus sur lequel porteront les analyses pourra s’étendre aux histoires universelles et chroniques régionales retraçant l’histoire des diverses principautés bourguignonnes, aux œuvres épiques, romanesques et théâtrales ainsi qu’aux textes relevant de l’histoire immédiate.

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