Appel à communication : Des sources marginales pour une histoire des marges : la transgression des normes. Race, classe et genre aux USA, de l’après-guerre aux années 1970

Journée d’étude des doctorants américanistes du CRAN et de l’EHESS

Lieu : Institut du monde anglophone – université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Date(s) : 10 octobre 2014
Date limite de réponse à l’appel : 30 juillet 2014

La société américaine de l’après-guerre conforte plus que jamais les normes ethno-raciales, genrées, ou de classe. Mais ces normes sont loin de parvenir à une uniformisation. Elles peuvent être outrepassées, déplacées ou supprimées. L’adaptabilité du modèle américain face à la contestation se révèle dans cette capacité à intégrer la contestation voire même à l’élever au rang de nouvelle norme. Si normes et contestations ont souvent été interrogées, c’est le regard de l’histoire politique qui a primé, aux dépens d’une analyse au plus près des pratiques sociales et culturelles. Pour déplacer notre regard nous voulons consacrer cette journée à des sources marginales ou peu exploitées jusqu’ à présent. Ainsi par exemple les yearbooks des universités américaines, des comics ou des dessins animés oubliés, ou bien encore des mémoires d’acteurs marginaux et marginalisés.

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Appel à communications: colloque “La citoyenneté républicaine à l’épreuve des peurs : discours, pratiques et réceptions, de la Révolution à nos jours”

Date limite: 15 octobre 2014.

Notification d’acceptation: 15 novembre 2014.

Colloque: 12-13 février 2015, Clermont-Ferrand.

Ce colloque se propose d’aborder la question de la citoyenneté républicaine à l’épreuve des peurs. Il réunira des historiens mais également des spécialistes d’autres disciplines (science politique, sociologie, droit, etc.). Si l’objet d’étude porte sur le cas français, les analyses comparatives voire transnationales seront les bienvenues.

Depuis quelques mois, le traitement médiatique et politique de ce qui est devenu la « question rom » a actualisé d’anciens mécanismes identificatoires et normatifs en présence de marginaux dont la singularité émane plus de constructions idéologiques que de réalités sociales. Au-delà d’envolées xénophobes et de cristallisations nationalistes bien réelles, la stigmatisation d’individus sur qui l’on a finalement transféré plusieurs peurs dont celle d’une contagion de la pauvreté, semble avoir fait office de catharsis pour des Français défiants à l’égard d’un État renonçant à sa mission de providence. Ce flot de peurs épidermiques et fantasmées, refuge face à des lendemains incertains, est certes alimenté par les effets néfastes d’une paupérisation prégnante de la population, mais est aussi instrumentalisé à des fins idéologiques en vue de la mise en œuvre de politiques publiques discriminantes, spécialement les politiques migratoires. Ceci renvoie à la question contemporaine des bornes de notre citoyenneté, qui n’est pas pour autant nouvelle comme le montre Sophie Wahnich dans L’impossible citoyen ? L’étranger dans le discours de la Révolution française (Albin Michel, 1997) où elle interroge la place faite à l’étranger dans une Révolution qui se targuait de promouvoir, en paroles et en actes, une universalité des droits. Or, à considérer les pratiques et les politiques républicaines postérieures à l’an I, l’universalisme républicain s’est heurté à des dynamiques d’exclusion nées de la crainte d’une décadence de la société et de la peur du nombre. Sous la Troisième République, dans une société coloniale, le rejet fut aussi justifié par une lecture racialiste, voire raciale de l’altérité politique. À l’image d’autres formes de systèmes politiques (monarchiste, dictatorial), la peur opère donc également en République. Elle agit sur son droit, pèse sur sa « gouvernance » et met ainsi ses valeurs fondatrices ou référentielles à l’épreuve. Sa simple évocation a contribué et contribue encore à fabriquer du lien social défensif en même temps qu’un système d’exclusion souvent discuté: des protestations et des contestations ont en effet émergé, plusieurs contre-modèles dénonçant même l’écart entre l’unanimisme affirmé par le discours républicain et la réalité des politiques menées […]

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Appel à contribution : Numéro thématique pour la revue Dix-Huitième Siècle n° 48 ( juin 2016) : Se retirer du monde

Date limite: 30 octobre 2014.

Sous la direction de :
Hélène Cussac : Université de Toulouse
Odile Richard-Pauchet : Université de Limoges.

Le XVIIe siècle, on le sait, est par excellence le siècle du retirement. Un renouveau spirituel imprègne alors la pensée classique : le discours de la retraite, comme le souligne Bernard Beugnot, déclare « le besoin et le goût d’une intériorité, sans que nécessairement elle débouche sur la préoccupation du salut » ( Le discours de la retraite au XVIIe siècle , PUF, 1996, p. 255).
Mais qu’en est-il au XVIII e siècle, siècle de la sociabilité et de la critique religieuse ? Entre âge classique, sensualisme lockien et modernisme des Lumières, comment les romanciers, les philosophes, les artistes (peintres, musiciens, architectes), les médecins, pensent-ils et représentent-ils l’idée et/ou l’action de se retirer du monde ?
En 1757, Diderot fait prononcer à Constance dans Le Fils naturel cette âpre et dure sentence : « il n’y a que le méchant qui soit seul », phrase qui a suscité l’ire de Rousseau. Le frère de Diderot, l’abbé Didier-Pierre, ne lui reproche-t-il pas d’ailleurs, un peu plus tard, de ne pas avoir mis leur fille et nièce au couvent, au moins momentanément, en vue de parfaire son éducation (lettre du 13 novembre 1772) ? Alors que Marmontel et Fabre d’Églantine réécrivent Le Misanthrope ( Contes moraux , 1761 ; Suite du Misanthrope , 1789 ) ; alors que Bernardin de Saint-Pierre choisit comme narrateur de Paul et Virginie un sage ermite ; alors que Diderot nous fait partager le séjour de sa Religieuse dans différents couvents, et que le roman libertin ne se prive pas de mettre en scène des femmes retirées tourmentées par leur corps désirant, on se rend compte que l’idée de quitter le monde parcourt les textes du XVIIIe siècle – romans, essais, autobiographies, lettres.
Une tension se fait donc jour au cours du siècle : pendant que les apologistes chrétiens, dont la littérature est intense et le lectorat encore important, continuent de conseiller la retraite monastique, les philosophes des Lumières luttent jusque dans le roman contre les retraites au couvent, mais mettent en scène d’autres manières de se retirer du monde, au moins partiellement (à la campagne, en fréquentant un cercle d’amis restreint par exemple), et ne craignent pas de faire parfois l’éloge de la solitude, au moins temporaire, que ce soit dans leur vie réelle ou dans la fiction.
Entre âge classique, sensualisme lockien et sociabilité des Lumières, comment les romanciers, les philosophes, les artistes (peintres et musiciens), les architectes, les scientifiques, les économistes pensent-ils, appréhendent-ils et représentent-ils la retraite ? Est-ce pour la recommander où pour la condamner ? Quel héritage les Lumières font-elles à la fois de ce topos littéraire et de l’ habitus culturel légué notamment par la pensée janséniste ? Revoient-elles et corrigent-elles ce thème ? Le trahissent-elles ? Quels prolongements lui donnent-elles ? L’expriment-elles sous des formes ou des modalités différentes ?
On pourra examiner d’abord les raisons du retirement (échec sentimental, rapprochement de Dieu, désir de solitude, thérapie nécessaire….), mais on se demandera aussi s’il remplit la fonction qui lui est éventuellement assignée. Se retirer du monde au XVIIIe siècle rend-il heureux ? On pourra ainsi distinguer retraites volontaires et retraites subies.

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Appel à contributions: rubrique « Varia » de la revue « Dix-huitième siècle »

Date limite: 15 octobre 2014.

La revue Dix-Huitième Siècle , revue annuelle, comporte, à côté d’un dossier thématique, une importante partie « Varia ». Elle y accueille des contributions de tout horizon disciplinaire (histoire, littérature, philosophie, histoire des idées, histoire de l’art, histoire des sciences, etc.).

Les articles doivent porter principalement sur des questions qui concernent le dix-huitième siècle, être rédigés en français et respecter la fourchette 30.000-40.000 signes (détails). Dès réception, ils sont anonymés et font l’objet d’une évaluation collégiale (comité de lecture).

Pour une parution dans le prochain numéro DHS 47 (2015), merci de faire parvenir vos propositions avant le 15 octobre 2014.

Contact : dhsvaria@sfeds.fr

Post-doctorat : Atlas historique du Limousin

Date limite de réponse à l’appel : 31 août 2014

Le CRIHAM recrute un post-doctorant chargé de lancer le programme « Atlas historique du Limousin ». Il commencera au plus tard en décembre 2014 pour une durée de 6 mois.

La mission principale du post-doc sera d’assurer le lancement de ce projet.

Ses activités seront encadrées par un comité de pilotage du projet réunissant des enseignantschercheurs, des membres du service ingénierie-recherche de la FLSH ainsi que le cas échéant des représentants des partenaires extérieurs.

– Faire un état des lieux des recherches universitaires en histoire, archéologie et histoire de l’Art sur le Limousin portant, au moins en partie, sur la géographie historique (publications, thèses, mémoires de master).

– Faire un état des lieux des publications « hors universités » (revues savantes, associations, …) sur les mêmes thèmes.

– Faire un état des lieux des bases de données cartographiques / cartographiables disponibles.

– Recenser les fonds cartographiques anciens présents dans les différents fonds d’archives et organiser leur acquisition / reproduction / numérisation.

– Coordonner le déroulement du projet (réunions régulières des différents acteurs, informations aux partenaires, mise en place de conventions, …).

– Participer à la définition des thématiques prioritaires pour la publication.

– Rédiger notices et courtes études accompagnant les supports cartographiques retenus pour la publication

– Participer à la mise en place d’un site web de valorisation du projet.

 


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Appel à communication: Travail libre/forcé/contraint. Entre savoirs locaux et circulations globales (XVe-XXIe siècles).Europe, Afrique, Asie.

Date limite d’envoi des propositions: 30 août 2014.

Les  notions de travail libre/forcé/contraint appellent, à raison de leur indétermination relative, une réflexion sur la porosité de leurs définitions. Ainsi, la liberté peut être « contrainte » jusqu’à un certain point sans qu’il y ait travail forcé. Anthropologues, sociologues, historiens, économistes et juristes ont chacun à leur manière mis l’accent sur différents aspects des relations de travail afin d’identifier la limite entre le travail « libre », le travail « forcé » et le « travail esclave ».
Ces définitions et qualifications n’ont pas lieu en vase clos ; elles renvoient à des formes historiques du travail et à leurs définitions qu’il convient d’étudier en situation.
L’ambition de ces journées est de repérer et mettre en discussion les délimitations du travail libre/contraint/forcé dans des contextes historiques, politiques, économiques et juridiques précis, du XVe siècle à nos jours.

Plus d’informations sont disponibles ici.

Avertissement – Editions universitaires européennes

Un billet a été publié récemment sur le carnet Academia pour mettre en garde contre les sollicitations des Editions universitaires européennes.

Certains d’entre nous ont reçu un message invitant à entrer en contact avec eux pour une éventuelle publication. Academia évoque une « duperie éditoriale ». Le lien vers le billet est disponible ici.

Bourse sur la deshospitalisation psychiatrique au Québec et en Ontario

Date limite de réponse à l’appel : 15 août 2014

Le groupe de recherche sur la « Déhospitalisation psychiatrique et l’accès aux services de santé mentale » basé à l’Université d’Ottawa  met au concours pour l’automne 2014 une bourse de maîtrise ou de doctorat de 10000$ annuels (possibilité d’obtention de financements complémentaires dans un second temps).

Thèmes concernés : histoire de la santé

Public concerné : étudiant de maîtrise ou de doctorat

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Bourse d’études de la Fondation Napoléon

Date limite de réponse à l’appel : 30 septembre 2014

Afin d´encourager la recherche universitaire sur les deux Empires, la fondation Napoléon accorde, chaque année, six bourses d’études à des étudiants de troisième cycle préparant une thèse sur des sujets concernant le Premier ou le Second Empire napoléonien. Les bourses sont accordées par le jury des prix et bourses de la fondation Napoléon. Chaque bourse est d’un montant de 7 500 Euros.

Période concernée : Histoire des deux Empires – histoire contemporaine – XIXe siècle

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Bourse d’études du Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie

Date limite de réponse à l’appel : 15 novembre 2014

Le Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie soutient les travaux d’étudiants en sciences humaines sur l’électricité et l’énergie à travers un programme sélectif de bourses d’études annuelles comprises entre 1500 et 3000 euros.

Thèmes et aires géographiques concernés : Les langues acceptées pour la réalisation du travail sont le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien. Un résumé de dix pages du projet de recherche, en français, est exigé pour tous les travaux non-francophones. Les sujets acceptés devront porter, au moins partiellement, sur l’histoire de l’électricité, ou plus généralement de l’énergie, en France, en Europe ou ailleurs dans le monde (mais avec une approche comparée avec l’Europe dans ce dernier cas).

Le détail est disponible ici.