Appel à contributions : De l’évènement à l’objet, poétiques médiévales de la mémoire

Lieu : Nantes

Date : 31 mars 2022

Date limite de réponse à l’appel : 10 décembre 2021

Cette journée d’étude, à destination des jeunes chercheur·euse·s, vise à interroger les modalités de fonctionnement de la mémoire matérielle au Moyen Âge, en explorant les façons dont la mémoire peut s’ancrer dans la matière, et comment cette dernière conserve la mémoire d’un événement. À ce titre, la notion de trace pourra nous guider dans notre réflexion, en tant qu’élément concret, autour duquel se déploient deux dynamiques différentes : une entreprise d’archéologie de sa production d’une part, l’entreprise herméneutique qu’elle implique d’autre part. En interrogeant la façon dont la trace s’inscrit dans une chaîne de transmission, depuis son engendrement jusqu’à sa conservation, et en questionnant le degré d’intentionnalité et les motivations des différents acteurs de cette chaîne, nous explorerons les poétiques médiévales de la mémoire matérielle, et ce à différentes échelles, afin de prendre en compte les réalités plurielles de l’œuvre médiévale (manuscrit, texte, diégèse…).

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Appel à contributions : La pensée radicale au Moyen Âge

Dates : 22-26 août 2022 (en ligne)

Date limite de réponse à l’appel : 1er novembre 2021

Scholars in Paris studying Medieval Philosophy have the pleasure to announce that the XVth International Congress of the Société Internationale pour l’Etude de la Philosophie Médiévale will be held in Paris from 22th to 26th August 2022, if the sanitary situation will be favorable. They have received the full support of their institutions (the CNRS as represented by IRHT (Institut de Recherche et d’Histoire des Textes), LEM (Laboratoire d’études sur les monothéismes), and SPHERE (Sciences, Philosophie, Histoire) on the one hand, and on the other hand, EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes, PSL University) and Universities Paris I and Paris IV Sorbonne).

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Appel à contributions : Rethinking Royal Manuscripts in a Global Middle Ages

Dates : 06-08 avril 2022

Date limite de réponse à l’appel : 1er novembre 2021

This panel sets out to examine and compare the impact of royal patronage on the visual, material, and textual features of manuscripts produced across Africa, Asia, Mesoamerica and Europe during the ‘Global Middle Ages.’ As polysemic and multi-technological objects, royal manuscripts were produced in different forms and sizes, and from a variety of materials that could vary according to the taste, wealth, ideology, religion, and connections of their patrons and makers. Their visual and textual content could conform or deviate from existing traditions to satisfy the needs and ambitions of those involved in their production and consumption. Finally, pre-existing manuscripts could be appropriated, restored, enhanced, gifted, and even worshipped by ruling elites for reasons connected with legitimacy and self-preservation, becoming powerful instruments of hegemony, or symbols of prestige and piety. Because of this semiotic versatility, written artifacts provide ideal vantage points for understanding the agency of material culture in the creation and perpetuation of political power .

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Appel à contributions : Geographical Mobility and Cultural Itineraries During the Late Middle Ages

Lieu : Université de Gérone (Espagne)

Dates : 20-22 avril 2022

Date limite de réponse à l’appel : 23 décembre 2021

Western medieval civilization was a highly intertwined society. Following the 12th century, which saw the flourishing and the peak of a powerful civic and mercantile bourgeoisie, and the progressive increase of the laity’s training needs, various phenomena extended and increased the communications networks and routes that linked different territories of Western Europe. This included the proliferation of religious movements, the birth and development of the universities, and the appearance and consolidation of the mendicant orders. At the same time, power relations were reframed, economic, political, and military expansion projects promoted, and contacts with non-Christian communities and with other religious and cultural spaces intensified.

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Appel à contributions : Rencontres de musicologie médiévale

Lieu : Montpellier

Dates : 14-15 janvier 2022

Date limite de réponse à l’appel : 15 novembre 2021

Les Rencontres de musicologie médiévale répondent au désir d’insuffler une dynamique disciplinaire, scientifique et humaine à la communauté des médiévistes français et francophones. Ces Rencontres annuelles, dont la première édition s’est tenue à Paris en juin 2021, sont un lieu d’échanges entre musicologues médiévistes, chercheurs des disciplines connexes, ainsi que divers acteurs de la musique et de la musicologie médiévales. Elles sont l’occasion d’entendre des communications scientifiques pendant lesquelles sont présentés des travaux achevés, des recherches en cours ou des projets scientifiques et artistiques. S’y ajoute un volet de réflexion disciplinaire sur la recherche et l’enseignement de la musique médiévale mené sous forme de courtes communications, de tables rondes et d’ateliers. Au sein de ces journées, un moment est retenu pour échanger sur le contenu et l’avenir des Rencontres.

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Offre d’emploi : 1 poste de post-doctorat en littérature latine du Moyen Âge pour une durée de 12 mois

Date limite de réponse à l’appel : 2 novembre 2021

Dans le cadre du projet de recherche ANR « LiBer » sur la traduction de trois Décades de Tite-Live par Pierre Bersuire († 1362), l’Université Lumière Lyon 2 et le laboratoire CIHAM (Histoire, Archéologie, Littératures des Mondes Chrétiens et Musulmans Médiévaux), UMR 5648, recrutent un.e chercheur/euse post-doctoral.e à partir du 1er janvier 2022 pour une durée de douze mois.

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Appel à contributions : Les Asseurements. Origine, nature et fonctions d’une pratique médiévale

Ouvrage collectif, dont la parution est prévue en 2023

Date limite de réponse à l’appel : 1er février 2022

Adhémar Esmein définissait l’asseurement comme la « promesse solennelle qu’une personne donnait à une autre de s’abstenir de toute violence envers elle ». Georges Hubrech, dans son commentaire de la Coutume de Beauvaisis a précisé cette définition en ajoutant que la promesse est judiciarisée. Mis en place entre le XIIe et le XVe siècle, l’asseurement est donc un contrat, juré solennellement en justice, par lequel une partie s’engage à ne pas commettre de voies de fait à l’égard du demandeur, à l’égard des siens et et à l’égard de ses biens. Par là, l’asseurement a essentiellement pour fonction de prévenir la survenance de violences et de garantir la sécurité de celui qui l’a obtenue.

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Des territoires de la mode ? France du Nord, Belgique, Sud de l’Angleterre, XVe-XXe s

Date: 17 et 18 mars 2022

Date limite de réponse à l’appel: 5 novembre 2021

Pendant des siècles, les territoires bordant le Pas de Calais ont été l’un des hauts lieux de la production textile européenne. Du XIIe siècle au moins jusqu’à la désindustrialisation du second XXe siècle, les campagnes et les villes de la France du Nord et de la Belgique actuelles ont vécu au rythme des travaux de filature et de tissage, en liaison étroite avec leurs partenaires commerciaux d’Outre-Manche. Cette très longue histoire a forgé une image durable, celle d’un espace hérissé des usines de l’ère industrielle – à l’instar de Roubaix, « la ville aux mille cheminées ». A l’exception peut-être des fastes de la cour bourguignonne du XVe siècle et de la place anversoise depuis qu’elle a su exploiter la notoriété des « Six d’Anvers », à la fin des années 1980, il ne viendrait guère à l’esprit de la plupart des Européens d’associer ces territoires au terme plus « glamour » et plus scintillant de « mode ». La séduction internationale exercée par de brillantes voisines, Paris et Londres, les a laissées dans l’ombre (Steele ; Breward et Gilbert ; Menkes ; Martinez). Ces territoires du textile n’ont-ils pourtant pas été aussi, par nature, des territoires de la mode ?

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Mourir au maquis. Mourir pour le maquis.

Date: 14-15 avril 2022

Date limite de réponse à l’appel: 10 décembre 2021

Les maquis de résistants dans la France occupée ont déjà fait l’objet de nombreuses publications. Mais il s’agira cette fois d’observer cette « communauté à l’épreuve » à partir d’un matériau prosopographique, en engageant une première exploitation de l’enquête nationale conduite pour le Maitron des fusillés, exécutés, massacrés, morts en actions. Il s’agira de tester l’apport de l’approche prosopographique pour préciser, nuancer, mieux saisir comment peuvent se combiner les façons de mourir dans ou autour d’un même maquis, d’un maquis à l’autre, ou selon les phases chronologiques, et d’en envisager les incidences non pas seulement à l’échelle collective large, mais également à l’échelle de groupes restreints.

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QUE RESTE-T-IL DE L’HISTOIRE RELIGIEUSE ? Bilan et perspectives pour l’historiographie de la religion à l’époque moderne Colloque 6-7 mai 2022 – Sorbonne Université

Depuis la célèbre “question mal posée” de Lucien Febvre en 1929, jusqu’aux 14 tomes de l’Histoire du christianisme des origines à nos jours publiée chez Desclée entre 1992 et 2001, l’histoire religieuse s’était imposée comme une des disciplines reines de l’historiographie française, de l’Antiquité au XXe siècle. Elle avait su dépasser l’histoire ecclésiastique du XIXe siècle, en faisant du fait religieux un objet scientifique et déconfessionnalisé. Elle accompagnait, sur le plan intellectuel, l’entrée de l’Église catholique dans ce qu’il est convenu d’appeler la modernité. Par ailleurs, le maintien d’une réelle culture religieuse dans la majorité de la population française garantissait l’existence d’un “grand public cultivé” intéressé à ces recherches.

En notre XXIe siècle, qu’on qualifie parfois d’époque de la “sainte ignorance” (O. Roy), il est incontestable que l’histoire religieuse a perdu de sa centralité. On étudie de moins en moins la vie religieuse pour elle-même. Pourtant, l’objet religieux résiste, et les modernistes le rencontrent plus que jamais de manière au moins périphérique dans leurs recherches. Plutôt qu’effacement, il y a fragmentation, reconfiguration, et déplacement de la question religieuse dans l’écriture de l’histoire.

Lointain prolongement de l’école des Annales, l’histoire culturelle et des représentations, bien qu’elle approche des problèmes d’abord profanes, en revient souvent à l’omniprésence du référent religieux dans les manières de penser et de sentir de l’époque moderne. L’histoire transnationale voit également la question réapparaître sans cesse, qu’elle se penche sur l’échange de biens matériels ou le transfert de représentations culturelles. L’histoire matérielle redécouvre l’importance et la quotidienneté de l’objet religieux. L’histoire du genre interroge à nouveaux frais les conceptions et les pratiques religieuses. Celles-ci sont aussi retrouvées par l’histoire politique comme des affaires sérieuses. Au-delà de la discipline historique, l’anthropologie, la sociologie mais aussi les sciences cognitives reprennent le dossier en dialoguant avec les travaux des historiens. La recherche étrangère n’est pas en reste, comme en témoigne la vogue dans l’historiographie anglophone du concept de lived religion, traduction de notre bonne vieille “religion vécue”. Enfin, auprès du grand public, auquel on avait prophétisé son effacement, le fait religieux jouit d’un intérêt nouveau, alimenté par les débats qui traversent notre société. Dans cette double dynamique de déprise et à la fois de rémanence, l’histoire de la (ou des) religion(s) est amenée à se réinventer.

Que reste-t-il donc de l’histoire religieuse ? Qu’est-ce qui passe, qu’est-ce qui se maintient, qu’est-ce qui naît ? Quelles sont les nouvelles manières pour l’historien, dans le contexte et selon les méthodes qui sont les siens, de rencontrer et d’écrire l’histoire du fait religieux ? Lesquels de ses vieux fantômes a-t-on exorcisés, et sous quels nouveaux habits se présente-t-il ? Telles sont les questions auxquelles le présent colloque se propose de répondre, en rassemblant les contributions de chercheurs d’horizons variés, qu’ils soient spécialisés en histoire religieuse ou qu’ils rencontrent le fait religieux de l’époque moderne en l’approchant de biais. Les perspectives transdisciplinaires sont les bienvenues, tout comme les communications de la part de jeunes chercheuses et chercheurs. Les échanges auront lieu à la Sorbonne, les 6 et 7 mai 2022, en Salle des Actes. Les communications pourront par exemple s’insérer dans l’un des axes transversaux suivants, non contraignants et non exclusifs :

– Fait religieux, pouvoirs et légitimation

– Matérialités du religieux 

– Espaces et échelles du religieux

– Le religieux et les sciences sociales

– Savoirs du religieux

Les propositions de communications sont à envoyer jusqu’au 15 janvier 2022 au format de 4000 signes maximum, espaces compris, à l’adresse suivante : histoirereligieuse2022@gmail.com

Le programme du colloque sera diffusé au mois de février 2022. Les communications retenues pourront faire l’objet d’une publication. 

Comité scientifique : Marion Deschamp (Université de Lorraine), Marie Lezowski (Université d’Angers), Nicolas Richard (Sorbonne Université), Benoît Schmitz (Lycée Fustel de Coulanges, classes préparatoires), Jean Sénié (Université de Tours), Hélène Vu Thanh (Université Bretagne-Sud)

Comité de parrainage : Charlotte de Castelnau-L’Estoile (Université de Paris), Olivier Chaline (Sorbonne Université), Stefano Simiz (Université de Lorraine), Alain Tallon (Sorbonne Université)

Organisation : Ladislas Latoch (Sorbonne Université), Emmanuel Phatthanasinh (Université de Lorraine), Jean-Benoît Poulle (Sorbonne Université), Pierre Salvadori (Sorbonne Université)