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Appel à contributions : Vieillesse et pouvoir dans l’Occident médiéval. La gérontocratie à l’épreuve

Lieu : Valenciennes et Louvain-la-Neuve

Dates : 2 avril 2021 et mars 2022

Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2020

Bien que l’on vive en règle générale moins vieux au Moyen Âge qu’aujourd’hui, la vieillesse n’en est pas moins une réalité. Comme dans la plupart des sociétés, on y perçoit les différents âges de la vie, théorisés par certains lettrés qui, même s’ils se distinguent sur le nombre de périodes et les moments charnières, placent tous, à la fin de l’existence, la vieillesse, prélude à la mort. Si la vieillesse apparait comme l’inéluctable destinée des humains, chacun ne l’atteint pourtant pas, même si les sociétés du passé ont compté davantage de personnes âgées qu’on le pense communément. Les démographes ont en effet montré que les hommes et les femmes qui passaient le cap de l’enfance atteignaient fréquemment la cinquantaine, voire, pour certains, un âge plus avancé, même si d’une société à l’autre, la correspondance entre l’âge et la vieillesse est variable. Pour l’époque médiévale et les élites, mieux documentées, les exemples d’individus de soixante ans et plus ne manquent pas pour l’un et l’autre sexes, dans les milieux laïques comme religieux. Si l’évêque Remi de Reims (437/439-535) et le doge de Venise, Enrico Dandolo (1107-1205), s’illustrent pour avoir frisé le centenaire, ils ne doivent pas être les arbres qui cachent une forêt vénérable de dirigeants patriarches. La plupart de ces individus à la vie longue ont, en effet, participé à l’exercice du pouvoir, qu’il soit politique, religieux, social ou économique, alors qu’ils avaient atteint la vieillesse, ce qui a suscité tantôt l’admiration, tantôt la réprobation, a été considéré tantôt comme un atout et tantôt comme une source depréoccupations et de difficultés. L’objectif du projet est donc de mieux cerner les rapports, dans le discours comme dans la pratique, entre vieillesse et pouvoir, en dégageant d’une part les caractéristiques et problématiques communes, d’autre part les spécificités, qu’elles soient régionales, genrées, contextuelles ou relatives à la nature du pouvoir, et enfin les évolutions au cours de la période. Quatre approches sont plus particulièrement privilégiées : vieux et vieilles au pouvoir ; le discours et les représentations ; la gestion pratique de la vieillesse au pouvoir ; l’organisation de la succession

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