Appel à contributions : Congrès de l’AGES – Catastrophes, menaces et risques naturels

Lieu : Clermont-Ferrand

Dates : 10-12 juin 2021

Date limite de réponse à l’appel : 31 mai 2020

Tandis que la notion de « risque » s’est trouvée au centre des réflexions sur la modernité et ses formes contemporaines (postmodernité, modernité réflexive…) – particulièrement dans les années 1980 à 2000 en Europe en raison des risques technologiques (le nucléaire) et écologiques, mais aussi de l’apparition d’un nouveau paradigme : la « société du risque » (U. Beck) –, celle de « catastrophe » était évacuée ou appliquée seulement à des cas particuliers (1). Or, depuis le début du XXIe siècle, plusieurs événements relayés par les médias du monde entier (le tsunami de 2004 dans l’Océan indien, l’ouragan Katrina en 2005, le cyclone Nargis qui a frappé la Birmanie en 2008, le séisme de 2010 en Haïti, le tsunami de 2011 au Japon) montrent que l’« ère » des catastrophes en série, que les pays occidentaux croyaient révolue, ne l’est pas. Ils obligent à repenser la relation de l’homme à son environnement, plus encore peut-être à ses propres capacités. Parallèlement, la « catastrophe » se constitue en « nouveau paradigme scientifique » à la toute fin du XXe siècle (2). Si la notion paraît féconde pour penser notre rapport au contemporain, il est toutefois nécessaire de l’interroger, tant elle imprègne aujourd’hui le discours public et médiatique.

Plus d’informations ici