Appel à contributions : Reliques et pèlerinages

Date limite de réponse à l’appel : 30 juin 2020

Le corps, un vêtement, le tombeau, un peigne liturgique, la trace d’un pas … tout fait relique, directement ou par contact. Les reliques possèdent une puissance rémanente qui, en l’absence du saint dont elle est consubstantielle, répond aux vœux des pèlerins par une intercession salvatrice, des petits miracles du quotidien à la guérison miraculeuse d’un mourant. Dans leurs humbles prières, les fidèles n’hésitent pas à gratter subrepticement la pierre du tombeau saint pour en rapporter chez eux une poussière chargée de pouvoir. Et il arrive même qu’on gratte, dans un manuscrit, la figure d’un saint pour en récupérer la peinture comme un talisman ou un remède, à prendre mêlé à une boisson ou de la nourriture. L’édifice religieux qui abrite la relique se charge lui-même de cette puissance, à en être spontanément illuminé jour et nuit, comme le montre Venance Fortunat au VIe siècle pour la cathédrale de Nantes. Relique insigne dans la Gaule chrétienne, la chape que saint Martin a partagée avec un pauvre a donné aussi son nom à la petite église qui la contenait : la chapelle.

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