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Appel à contributions : Le paradigme royal. Le roi comme synthèse et point de convergence des représentations artistiques, philosophiques et scientifiques

Pour un volume de contributions

Date : fin septembre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 10 juillet 2019

La définition du roi a toujours marqué un croisement de paradigmes, la rencontre de plusieurs formes de polarités: du point de vue de la position envers le système des lois, Agamben distingue une polarité entre le roi et le homo sacer de l’Antiquité (G. Agamben : Homo Sacer. Sovereign Power and Bare Life, 1998). Tous les deux se situent en dehors des lois humaines: le premier en tant que souverain, le second en tant qu’être sacré parce que damné à n’être plus protégé même par les lois divines. Du point de vue de la finalité du sacerdoce, une polarité fondamentale s’instaure entre le roi et son peuple, dont le catalyseur est la Volonté Divine. À l’intérieur de cette polarité le souverain incarne à l’égard de son peuple des vertus et des pouvoirs fondamentaux, tels que la générosité, la protection, le contrôle et la punition (v. Michel Foucault : Surveiller et punir. Naissance de la prison, 1975). Au Moyen Age, le corps du roi sert de base pour toute une suite de représentations métaphoriques liées au principe de la centralité, figurée à l’aide de l’organe central du corps, le cœur : cœur de l’espace du royaume, cœur de la justice, même cœur du temps et de la mémoire (une formule du droit roman, adoptée finalement par le droit canonique, dit que le roi détient les loi sin scrinio pectori – dans la boite de la poitrine (E. H. Kantorowicz, op. cit., p. 145).

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