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Appel à contributions : Voyages réels et imaginaires en moyen français. VIIIe Colloque international de l’AIEMF

Lieu : Lafayette College (Easton, Pennsylvanie, États-Unis)

Dates : 10-13 juin 2020

Date limite de réponse à l’appel : 30 septembre 2019

Pèlerinages, chroniques, quêtes, songes, carnets, navigations, les multiples réalisations formelles de la littérature de voyage d’expression française des années 1350-1520 connaissent de nos jours un regain d’intérêt. Travaux de synthèse (N. Chareyron), ouvrages collectifs (Le Voyage au Moyen Age : description du monde et quête individuelle), études consacrées à des pratiques populaires, comme les pèlerinages (M.-C. Gomez-Géraud, Ph. Maupeu), ou à des tentatives pionnières, comme les expéditions transatlantiques (R. de La Croix), traductions et éditions (B. Dansette), colloques (Ecrire le voyage au temps des ducs de Bourgogne), les exemples abondent. Si une telle variété vient à l’appui d’une thèse bien connue, selon laquelle le récit de voyage est dépourvu de lois (R. Le Huenen), il convient toutefois de souligner l’importance accordée au sein de ses formes particulières aux attestations d’authenticité concernant l’expérience vécue par le voyageur dans un ailleurs réel ou imaginaire. Mais, alors que les écrits retraçant les voyages effectués vers les trois continents connus avant le XVe siècle, l’Europe, l’Asie et, dans une certaine mesure l’Afrique, font généralement appel à l’autorité des sources livresques pour fonder leur crédibilité, la littérature viatique qui se développe à l’époque des « grandes découvertes » tend à mettre l’accent sur l’observation empirique et l’invention verbale comme des garanties d’authenticité susceptibles de relativiser le statut et l’influence des modèles. L’expérience des « nouveaux mondes » ne conduit pas seulement au renouvellement des connaissances géographiques ; les expéditions maritimes vers l’Occident se trouvent également à la base d’une littérature de fiction qui connaîtra ses heures de gloire à la Renaissance, y compris l’utopie dont la représentation idéalisée de l’ailleurs va nourrir des ambitions colonialistes, ou la satire qui cherche, au contraire, à censurer les motifs mêmes qui poussent le voyageur vers l’aventure de l’inconnu.

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