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Appel à communications – Mémoires des massacres du XXe siècle

Lieu: Mémorial de Caen
Date: 22-24 novembre 2017
Date limite de soumission: 15 avril 2017

Il s’agit de poser la question des différentes postures/situations mémorielles et de leurs enjeux et usages sociaux et politiques dans les sociétés concernées, notamment chez les anciens belligérants – déni, négation, oubli, aveu, pardon, concurrence mémorielle… -, en prenant en compte l’ensemble des protagonistes (bourreaux, victimes, témoins).

Du massacre des Herero perpétré en 1904, en Namibie par l’armée coloniale allemande à ceux des années 1990, des Tutsis au Rwanda par les Hutus ou des Bosniaques musulmans de Srebrenica par l’armée serbe, l’horreur de la mort de masse innerve le XXe siècle. Récurrence des massacres des Balkans depuis 1913, extermination des Arméniens durant la Première Guerre mondiale ou des Grecs anatoliens au début des années 1920 par les troupes ottomanes, terreurs, famines programmées et grandes purges de la Russie soviétique des années 1930, massacres japonais en Chine et notamment à Nankin, extermination des Juifs et  des Tziganes par l’Allemagne nazie et guerre d’anéantissement à l’Est durant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi nettoyages ethniques ou crimes des guerres civiles qui suivirent le retour à la paix, massacres de la décolonisation et de la Guerre froide, éliminations de masse en Chine lors de la révolution culturelle, épuration au Cambodge devenu Kampuchea démocratique, … on sait que depuis 2008, le recensement de ces phénomènes mortifères a été en grande partie consigné, à l’initiative de Jacques Sémelin, dans une encyclopédie en ligne (http://www.massviolence.org/)

Soulignons que le présent colloque entend s’attacher aux seules mémoires des massacres et non aux massacres eux-mêmes, en privilégiant la perception qu’en ont eu et/ou qu’en ont encore les sociétés, à travers leurs instances officielles mais sans négliger le point de vue “d’en bas” et les manifestations populaires qui y sont liées. Cette dimension est importante dans la mesure où elle implique d’intégrer la mémoire de phénomènes mortifères massifs comme par exemple les bombardements stratégiques des villes durant la Seconde Guerre mondiale dont certains ont pu être vécus comme crimes de masse par une partie de leurs survivants ou par les descendants de leurs victimes.

Consulter l’appel complet ici.