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AAC – Revue Les Cahiers du Numérique : enjeux et apports des recherches en humanités numériques

Remise des articles : 23 avril 2017

Réponse aux auteurs : 23 juin 2017

Remise de la version finale : 23 juillet 2017

Le numérique a envahi notre quotidien, de la sphère professionnelle, il s’est rapidement propagé vers notre sphère privée. Il semble communément admis que la révolution numérique est en marche. Si nul ne sait quand celle-ci atteindra son point culminant ni prédire quels en seront les effets – les discours sont pour le moins dichotomiques sur le sujet – il est incontestable que son omniprésence opère une transformation de nos dynamiques sociales et culturelles (Jeanneret, 2011) et propulse nos sociétés occidentales dans une « culture numérique » (Doueihi, 2011 ; Rieffel, 2014) laissant subséquemment entrevoir les possibilités d’ « humanités numériques ». Les résistants aux injonctions de cette culture numérique sont considérés  –  au mieux  –comme des marginaux ne souhaitant pas rejoindre cette culture ouverte de l’information, cette culture numérique du partage, à la fois participative, citoyenne et porteuse de nouveaux espoirs.

Force est de constater que sans application numérique il n’existe ni culture ni humanité numérique. Or ces applications relèvent des sciences de la computation ou de l’informatique, l’une des seules « nouvelles sciences » à s’être élevée au rang d’industrie. Les technologies de l’information et de la communication seraient d’ailleurs vectrices d’une troisième révolution industrielle (Rifkin, 2012). Pour Babinet (2016) « la révolution numérique en cours va transformer le monde plus fortement que ne l’a fait la révolution industrielle », d’où l’intérêt accru des politiques pour ces phénomènes émergeants et les inlassables prescriptions pour prendre le « tournant numérique ». Réponses à la communication politique ou réel engouement pour les humanités numériques, les projets sur le sujet ne cessent d’émerger depuis une dizaine d’année. Quels sont-ils, peut-on les caractériser ? Quelles sont leurs finalités ? Comment sont-ils conduits, selon quelle(s) méthode(s) ? Ces projets d’humanités numériques ont-ils réussi à dépasser le cloisonnement disciplinaire des sciences face aux technologies de l’information et de la communication (Heinderyckx, 2015) ? Quels sont les apports épistémologiques, théoriques, méthodologiques issus de ces recherches ?

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