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Appel à communication : ‘Maladie(s) du pouvoir : dialogues du pathologique et du politique’

Date limite de réponse à l’appel : 21 juin 2014

 

Extrait de l’appel :

La journée d’étude se veut interdisciplinaire (histoire, sciences politiques, sociologie) et transpériodique puisqu’elle se propose de rassembler des travaux (achevés ou en cours) autour de la relation entre pouvoir et maladie, à la fois au niveau des conséquences des états pathologiques sur les puissants mais aussi au niveau de l’exercice du pouvoir, dans ses dérives ou par sa critique, comme une forme de maladie.
La figure du Prince malade est un poncif des systèmes monarchiques qui ne pensent la transmission du pouvoir qu’au moment du décès ou de l’abdication. En parallèle, l’exercice du pouvoir, de l’Antiquité à nos jours, est censé être synonyme d’une souffrance ou d’une fatigue en même temps qu’une forme de passion susceptible de déboucher sur la tyrannie et la cruauté, conçues alors comme des manifestations d’une forme de folie alimentée par l’autorité et la démesure qu’elle implique souvent. Les images du dictateur fou, paranoïaque ou cyclothymique, du monarque narcissique, apathique ou pervers, interrogent sur l’usage normatif de catégories médicales, genrées, morales et politiques qui sont étroitement associées, et au-delà de toute métaphore, dans le verdict ou le diagnostic historique.

L’objectif est d’étudier les interactions entre pouvoirs et états pathologiques (décrits comme tels au moment où ils se manifestent ou longtemps après) tant dans le cas d’une perturbation de l’autorité que dans celui d’une critique médicale de la puissance souveraine et de ses agents (dans les régimes autoritaires ou autres). L’enjeu est d’observer le dialogue entre politisation des faits pathologiques (la maladie du Prince est une crise politique) et, à l’inverse, la médicalisation du politique (les erreurs de gouvernance témoignent d’une déviance du Prince ou du régime voire d’une « maladie » plus globale du système).

Consulter l’appel à communication complet sur le site de l’AHMUF.