Appel à contributions : L’émergence des écrits en langue vulgaire. Le point de vue paléographique

Lieu : Florence (Italie)

Dates : 19-21 février 2020

Date limite de réponse à l’appel : 31 décembre 2018

Le processus qui a conduit les différentes langues d’Europe à accéder à la dimension écrite n’a pas été simple ni linéaire : la chronologie est variable, comme le sont aussi les circonstances, les stratégies, et la typologie des attestations. Dans ce domaine d’étude, où les philologues et les historiens de la littérature ont toujours été au premier plan, le point de vue paléographique peut apporter une contribution originale et décisive en ce qui concerne les modalités et la signification de cette accession, sans se limiter à contribuer de manière instrumentale à la datation et à la localisation des témoignages. Le XXIe Colloque du CIPL, qui se tiendra à Florence du 19 au 21 février 2020, organisé et hébergé par l’Università degli Studi, se propose d’explorer les formes matérielles et les écritures qui caractérisent plus spécialement les phases les plus anciennes et les plus expérimentales de ce processus. En particulier, il sera intéressant de se demander jusqu’à quel point les modèles latins traditionnels, issus de conventions vieilles de plusieurs siècles, ont fonctionné comme points de référence, ou bien si, au contraire, ont été explorées d’autres voies en fonction de nouvelles exigences de communication ou du goût et des attentes d’un nouveau public de commanditaires. Sur ces thèmes, on attend les réponses de savants experts comme de jeunes chercheurs.

Consulter l’appel complet

Appel à contributions : La décennie décisive: 1869-1879

Lieu : Paris et à Orléans

Dates : 3 et 4 septembre 2019

Date limite : 1er décembre 2018

En 2019, 150 ans après l’Empire libéral et 140 ans après la conquête de la République par les républicains, la décennie 1869-1879 mérite d’être revisitée. En effet, de nombreux travaux universitaires ont renouvelé le regard aussi bien sur la fin du Second Empire que sur l’apport majeur de la famille libérale et modérée à l’élaboration du « modèle républicain ». Ces avancées historiographiques méritent désormais une synthèse et un prolongement par une réflexion mémorielle. En outre, la mise à disposition des chercheurs de nouvelles sources privées et iconographiques peut contribuer à revisiter cette « République sans les républicains ».

Consulter l’appel complet 

Call for papers : Memory and Borders: Examining Nationalism and Identity through Material Culture

Lieu: Victoria and Albert Museum, London.

Date : February 11, 2019

Date limite d’envoi des propositions : December 15, 2018

This is a call for participants to engage in a workshop discussing memory and borders. Its purpose is to encourage cross-disciplinary discourse on the theme of memory and borders. Students, academics, designers, artists, philosophers, writers, journalists, filmmakers, thinkers and creators will come together to foster a conversation concerning the idea of the ‘border’ as a material or ideological barrier or impasse and the impact that these borders have on individual and collective memory.

Consulter l’appel complet 

Call for contributions : Fascisms and Antifascisms Since 1945

 

Date limite d’envoi : February 1, 2019

Radical History Review seeks proposals for contributions to a forthcoming issue that will bring together historically oriented scholarship on fascisms and antifascisms since the end of the Second World War. Though scholars have widely understood interwar fascism as a complex web of nationalism, heteropatriarchy, and race and class-based ideology, since 1945 many far-right movements have emerged that draw upon elements of this political tendency without necessarily identifying as fascist, thus destabilizing the term fascism itself. What, for example, is the difference between uses of “fascism,” “populism,” and “authoritarianism” in political discourse and movements? How has the rise of antifascist groups affected movements on the far right? This issue of the Radical History Review will work to historicize fascist movements and movements against fascism since the end of the Second World War in order to question the continuities of fascism that have exploded into public view in the twenty-first century, including the widespread “misuse” of the term.

Consulter l’appel

Appel à contributions : Exil, genre et famille au XIXe siècle

Lieu : Reims

Date : 5, 6 et 7 septembre 2019

Date limite d’envoie : 15 janvier 2019

Les exils qui ont ponctué le long XIXe siècle, objets d’un profond renouvellement historiographique au cours des dernières années, ont été analysés comme un phénomène d’ampleur mondiale, qui a conduit des centaines de milliers de personnes à quitter leur foyer et à construire de nouvelles formes d’action depuis l’étranger. Ces mobilités contraintes ont donné lieu à des recompositions politiques et sociales, aussi bien dans les espaces de départ, de passage que d’accueil. La construction culturelle de la figure de l’exilé, abondamment héroïsée, a figé l’image d’un homme en butte à un ordre politique, y résistant par la migration et l’expatriation. Si cette image masculine du proscrit est restée prédominante, tant dans les représentations communes attachées à l’exil au XIXe siècle que dans de nombreux travaux d’historien.ne.s sur ce phénomène, il n’en reste pas moins que la réalité de l’exil, envisagé à la fois comme départ et comme séjour parfois prolongé à l’étranger, a été bien plus complexe. Les hommes n’étaient pas seuls à partir sous la contrainte ; les femmes et enfants, longtemps restés dans l’ombre de ces mouvements de populations, suivant des itinéraires sinueux et transnationaux, en ont pourtant été parties prenantes. L’arc chronologique couvrira l’ensemble du XIXe siècle, depuis l’émigration post-révolutionnaire jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale. La question pourra être abordée à partir de la société de départ comme de celle d’arrivée ; une attention particulière sera portée aux propositions suivant des groupes allant de l’une à l’autre.

Consulter l’appel complet

 

Appel à contributions : (Dé)construire les « archives coloniales » : enjeux, pratiques et débats contemporains

Lieu : Archives nationales d’Outre-mer à Aix-en-Provence

Date : 28 juin 2019

Date limite d’ appel : 21 janvier 2019

À l’image du passé colonial qu’elles interrogent, les archives coloniales sont des matériaux historiques qui font constamment l’objet de controverses. Cette journée a donc pour objectif d’alimenter une réflexion, à la fois épistémologique, théorique et pratique sur les usages des archives coloniales. Elle aura lieu au cœur d’une institution centrale pour les recherches portant sur le passé colonial français et le passé de nombreux autres pays ; elle permettra également de faire dialoguer les approches archivistes et historiennes.

Consulter l’appel complet

 

Appel à contributions : La guerre de 1870, conflit européen, conflit global

Lieu : Palais Universitaire, Strasbourg

Date : 6 au 8 février 2020

Date limite d’ appel : 30 juin 2019

Depuis une trentaine d’années, le conflit franco-allemand de 1870 a surtout préoccupé les historiens à travers ses enjeux de mémoire, son approche par l’historiographie de la Troisième République et, plus rarement, dans la continuité des recherches de Stéphane Audoin-Rouzeau (1989), dans une perspective d’histoire et d’anthropologie culturelles de la guerre. L’approche privilégiée par la rencontre de Strasbourg sera davantage celle des répercussions, échos et appropriations internationales du conflit franco-allemand. Les travaux de David Wetzel, A Duel of Giants et A Duel of Nations, parus respectivement en 2001 et 2009, sont venus remettre en lumière l’enjeu européen numéro un qui motivait l’affrontement des deux nations : la naissance d’une Allemagne unifiée et politiquement puissante, question qui agitait les opinions publiques et préoccupait les chancelleries depuis 1866, et que Jaurès avait su mettre à sa juste place quand il s’était fait l’historien de la guerre de 1870.

Consulter l’appel complet

 

Appel à contributions : La guerre de Crimée, la première guerre moderne européenne ?

Lieu : Paris

Dates :  5-7 novembre 2019

Date limite de réponse : 15 janvier 2019

La Guerre de Crimée (1853-1856) reste délaissée dans l’historiographie française du fait militaire. Elle n’a fait l’objet que de synthèses déjà anciennes et a connu pendant longtemps un relatif désamour, en étant associée, selon l’historiographie de la IIIème République, au Second Empire dont il fallait effacer la trace. L’étude la plus solide et la plus récente (1995) est à mettre sur le compte d’Alain Gouttman. Toutefois, si son travail se montre particulièrement érudit et objectif, il reste néanmoins fortement marqué par un tropisme encore net pour l’histoire-bataille. Ce retard de l’historiographie française est d’autant plus regrettable que la guerre de Crimée s’écrit à l’étranger, particulièrement en Angleterre, dans le cadre d’une histoire renouvelée des conflits de plus en plus souvent abordés dans une approche pluridisciplinaire. Ce colloque a donc pour ambition d’inscrire la guerre de Crimée dans cette nouvelle façon d’écrire l’histoire des conflits, en insistant sur trois aspects fondamentaux.

Consulter l’appel à communications

 

Appel à contributions : Produire la carte. Représentations transfrontalières et interculturelles de l’Antiquité à nos jours

Lieu : Université de Haute-Alsace (Mulhouse)

Dates : 20-22 mai 2019

Date limite de réponse à l’appel : 30 novembre 2018

Le colloque entend proposer une réflexion et des débats sur les modalités de représentation cartographique de phénomènes transfrontaliers et interculturels. Interdisciplinaire et international, il devrait encourager à penser la carte hors des frontières politiques, en proposant une réflexion articulée autour de trois axes : le temps (quelle a été la compatibilité de ces phénomènes interculturels avec les travaux de cartographie réalisés au cours de l’histoire ?), l’espace (quelles approches des phénomènes interculturels ou transfrontaliers selon les espaces d’études, de création et de diffusion des cartes ?) et la méthode (comment et pourquoi réaliser des cartes intégrant de tels phénomènes ?).

Consulter l’appel complet

Appel à contributions : Derrière le mur et par-delà les mers. Le récit de voyage, un mode de narration privilégié dans la bande-dessinée historique (de l’Antiquité à la Renaissance)

Lieu : Université d’Amiens

Dates : 03-04 juin 2019

Date limite de réponse à l’appel : 03 décembre 2018

La bande-dessinée historique est l’un des genres majeurs développés dès les années 1950, et qui intéresse de plus en plus lecteurs et chercheurs. Il s’agira dans ce colloque d’étudier cette forme de narration particulière qui permet aux auteurs de recréer un univers qui n’existe plus, et d’y faire vivre une aventure — qu’elle soit destinée aux enfants ou aux adultes. La figure du barbare en mouvement, simple voyageur, commerçant, envahisseur, explorateur, captif, et le traitement narratif de son passage offrent un sujet d’étude propice à une meilleure compréhension du récit dessiné et de notre regard contemporain sur l’Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance.

Consulter l’appel complet