Appel à participation : Interventions dans des classes de collège sur mai 68

F93 est partenaire du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis depuis sa création en 1982, et mène des actions éducatives et culturelles à destination des élèves du département, notamment dans le cadre de la mission départementale La Culture et l’Art au Collège (MICACO). Dans ce cadre F93 développe chaque saison près de 60 parcours mettant en relation des classes de collège avec des chercheur-se-s de toutes disciplines (mathématiciens, physiciens, sociologues, historiens, etc.)  afin de construire ensemble un projet commun.

Pour l’année prochaine le projet développé par F93 consiste à faire intervenir des historien.ne.s pour faire travailler les élèves sur mai 68. Sous le titre « Lutte prolongée »,  les élèves seront invités à réfléchir sur cet événement. En pratique il s’agit d’intervenir en classe pendant environ 8 séances x 2heures, de novembre 2017 à mai 2018. Les interventions sont rémunérées et auront lieu dans un collège en Seine-Saint-Denis.

Pour plus de renseignements, contacter Anna Mezey : a.mezey@f93.fr

Appel à contributions – L’économie collaborative et la protection sociale

Revue: Revue française des affaires sociales
Date de parution: avril-juin 2018
Date limite de soumission: 15 octobre 2017

Ce dossier est coordonné par Stéphanie Laguérodie (Paris 1) et Jean-Luc Outin (MiRe-DREES). L’appel s’adresse aux chercheurs en philosophie, science politique, histoire, droit, économie et gestion sociologie et psychologie ainsi qu’aux acteurs du champ de la protection sociale.
Trois axes sont proposés :
 Complexification des risques
Statuts d’activité et formes institutionnelles de la protection sociale 
Populations : usages, perceptions et représentations

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Appel à communications – « Fraude, Frontières et territoires »

Lieu: Paris, Ministère de l’Economie et des Finances
Date: 23-24 novembre 2017
Date limite de soumission: 30 juin 2017

Nous souhaitons aborder la fraude comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Les économistes, les sociologues et les psychologues cherchent à évaluer (au sens de la mesure et au sens de l’analyse des comportements et des motivations) le phénomène et son impact, les juristes définissent le périmètre de la légalité et ses transformations, les spécialistes des sciences de gestion s’intéressent aux organisations publiques et privées, les médecins analysent l’effet des trafics de médicaments sur la santé publique, les chimistes permettent de prendre en compte les évolutions des moyens des douaniers, les informaticiens, les politistes apportent d’autres éclairages. Chacun est conscient de la nécessité de s’enrichir des points de vue des autres disciplines pour saisir la complexité du phénomène et de ses implications.

Situer le processus de la fraude dans les dynamiques de l’économie suppose de saisir les motivations des acteurs de l’illicite et de s’intéresser aux limites entre le licite et l’illicite, à ceux qui les définissent et qui les légitiment et à ceux qui les transgressent. Il s’agit aussi de faire intervenir des « praticiens » de la lutte contre la fraude afin de croiser plusieurs échelles : celle, micro, du terrain, celle, macro, de la décision politique, et celle, méso, des syndicats de douaniers, des corps du contrôle fiscal.

Pour réunir tous ces intervenants autour d’une thématique aussi large, il paraît important d’adopter un thème fédérateur qui pourrait être celui des frontières et de leur rôle dans les dynamiques de l’économie. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme. Ce colloque a vocation à construire une  synergie entre les approches disciplinaires et à mettre en évidence des liens entre les échelles d’analyse proposées dans les communications.

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Appel à contributions – Sciences sociales « chinoises » vs « occidentales »: une perspective épistémologique

Revue: Perspectives chinoises
Date limite de soumission: 1er juin 2017

Peut-on parler d’un « modèle chinois » -ou inversement « occidental » – des sciences humaines et sociales ? si tant est qu’il existe, quels sont ses présupposés, ainsi que ses caractéristiques méthodologiques et théoriques ? quel(s) discours développe-t-il et en vue de quoi est-il élaboré ?

Dès les années 1930, les chercheurs chinois ont cherché à adapter les sciences sociales, nées dans un contexte occidental, au contexte chinois afin de pouvoir appréhender les questions qui lui était spécifiques. Des sociologues et anthropologues, dont le fameux Fei Xiaotong, se sont ainsi consacrés à un travail « d’indigénisation » de concepts et théories essentiellement exogènes. Après trois décennies de disparition des sciences sociales chinoises au cours de la période maoïste, divers travaux soulignent depuis une vingtaine d’années un renouveau des sciences sociales chinoises, documentant des mouvements vers « l’indigénisation » et la « sinisation » ou, au contraire, pointant des tendances à la « mondialisation » des sciences sociales à Taiwan, Hong Kong ainsi qu’en Chine continentale (Gransow 1993 ; Dirlik 2013).  Parallèlement, des efforts importants ont été entrepris pour faire connaître les sciences sociales chinoises en Occident (Rocca 2008, Roulleau-Berger, Guo, Li et Liu 2008), notamment dans le but de favoriser une hybridation des disciplines permettant de penser ensemble des questions de plus en plus globales, se retrouvant indifféremment en Chine ou en Occident (Rocca 2008, Roulleau-Berger et Li 2012).

Une notion semble cependant grever nombre de ces débats : celle de « modèle », qu’il soit chinois ou occidental. Héritée des subaltern studies et de la critique post-coloniale, cette notion est aujourd’hui constamment invoquée, dans des contextes différents, que ce soit de manière implicite ou explicite. La conférence donnée par Xi Jinping en mai 2016, au cours de laquelle le Président a appelé les chercheurs chinois à « accélérer la construction d’une philosophie et de sciences sociales aux couleurs de la Chine » (jiakuai goujian Zhongguo tese zhexue shehui kexue), en est un exemple. La notion de « modèle » est également sous-jacente à la mobilisation des étudiants et des enseignants de SOAS ayant récemment appelé à « décoloniser » les programmes universitaires en y introduisant plus de diversité ; ou dans la position de chercheurs, tant chinois qu’occidentaux, affirmant vouloir rompre avec la « tradition coloniale » voire « impérialiste » des sciences humaines et sociales occidentales pour embrasser un point de vue chinois. Ces différentes initiatives reposent sur un présupposé commun : il existe une manière indigène, par opposition à une manière occidentale, de faire des sciences humaines et sociales, et la manière occidentale est non seulement porteuse de préjugés sur les pays étudiés mais aussi d’un discours à visées dominatrices. Un tel jugement est-il fondé ? Le débat doit-il nécessairement se réduire à cette binarité et sinisation rime-t-elle nécessairement avec émancipation ?

Il s’agit ici de distinguer, d’une part, une question épistémologique légitime, qui consiste à faire valoir la nécessité de repenser voire de s’émanciper de paradigmes et de cadres théoriques élaborés dans des contextes historiques, politiques, sociaux et culturels différents et qui seraient par conséquent impropres tant à rendre compte de la réalité chinoise qu’à favoriser la comparaison, et d’autre part sa possible instrumentalisation, culturaliste ou politique, avec ses conséquences afférentes sur le savoir produit.

Ce numéro spécial se propose de questionner cette notion de modèle à la lumière des travaux déjà existants posant la question des cadres d’analyse en sciences humaines et sociales dans le contexte chinois. Il s’agit de s’interroger sur la validité du relativisme épistémologique et sur les rapports entre savoir et pouvoir, tout en offrant un éclairage complémentaire sur les conditions de production du savoir scientifique. Existe-t-il une manière spécifiquement chinoise, ou inversement, spécifiquement occidentale de construire un objet de recherche en sciences humaines et sociales et de l’étudier ? Peut-on identifier des différences dans les valeurs qui sous-tendent la démarche et le discours scientifiques de part et d’autre et dans quelle mesure ces valeurs peuvent-elles être identifiées comme proprement chinoises ou occidentales ? Comment et à quelles conditions des concepts élaborés dans des contextes différents peuvent-ils traverser les frontières tout en gardant leur pertinence et leur valeur heuristique ? L’affirmation d’une spécificité nationale des disciplines scientifiques est-elle compatible avec la visée des sciences humaines et sociales et jusqu’où un discours scientifique peut-il présenter des caractéristiques culturelles ou nationales ? Qu’entendons-nous exactement par « chinois » et « occidental » et quelle est la part des déterminants politiques et idéologiques dans la fabrication des savoirs ? Quelles conséquences, sur les plans éthique et scientifique, recèle cette volonté d’indigénisation des disciplines ? In fine, l’objectif central de ce numéro sera de déterminer les frontières entre le scientifique et l’idéologique.

Ce numéro spécial est ouvert à toutes les disciplines : philosophie, littérature, histoire, sociologie, anthropologie, sciences politiques, relations internationales, géographie, économie pour autant que les études soient fermement ancrées dans un contexte chinois contemporain (le recours à des études de cas empiriques et textuels seront valorisés) et présentent un souci manifeste de dialogue critique et nuancé, tant avec les thèses relativistes qu’universalistes.

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Appel à communications – Les formes de réglementations des métiers dans l’Europe médiévale et moderne : créations et renouvellements

Lieu : Paris, Université Paris-Diderot-Paris-VII
Dates : 30 novembre au 1er décembre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 15 juin 2017

Depuis les travaux anciens et la vague concomitante des éditions de sources sur les règlements des métiers de la deuxième moitié du XIXe et du premier tiers du XXe siècle, la question des structures professionnelles sous l’Ancien Régime n’a pas été revisitée, à l’exception près mais tardivement dans les années 1960 des travaux de l’historien Bronislav Geremek et du juriste André Gouron. Or, depuis les années 2000, nombre d’historiens se sont penchées sur l’étude des métiers sous des angles nouveaux (ceux du travail, de l’économie, de la technique). Il nous a semblé alors opportun de renouveler la question de l’organisation des métiers à travers sa règlementation.
Axes thématiques : 1) La mise en forme de la norme ; 2) Les terminologies : dire la réglementation aux époques médiévale et moderne ; 3) Les formes implicites de réglementation ; 4) La place des statuts dans les corpus réglementaires formalisés.

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Appel à communications – Radical Americas 2017 : Legacies

Lieu : Londres, UCL – Institute of the Americas
Dates : 11-12 septembre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 24 avril 2017

The fifth Radical Americas conference will take place at UCL Institute of the Americas, London on 11th and 12th September 2017. The conference falls in a year of many anniversaries, offering an opportunity to examine the legacies of various radical movements, events, writers, artists and activists. Yet the careful examination of the past should not distract us from the urgent tasks of the present, and we will consider the challenges for radicals in the Americas in the current conjuncture.

Individual proposals or complete panels (3 x 20m papers) are welcome. Authors of outstanding papers will be encouraged to submit their work to the Radical Americas Journal, published by UCL Press.

As in previous years, we hope to offer some financial assistance to those who need it most. The anticipated cost for the two day event is £75 for those who can afford it (or can expect institutional support), and £35 for those who cannot (a voluntary distinction).

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Appel à contributions – The Jewish family in Europe and the Mediterranean from the Middle Ages to our days

Revue : Annales de démographie historique
Date limite pour une proposition d’article : 1er septembre 2017

Une réponse sera donnée le 15 septembre 2017, puis article attendu pour le 1er février 2018. Les articles de 75 000 caractères maximum peuvent être rédigés en anglais ou en français.

The history of the family is at the center of a considerable historiographical renewal that has marked Jewish studies during the last decades. The medievalists were the first to widely study small groups and Jewish family networks in order to better understand the settlement and diffusion of the Jewish population in a territory or their relations with the majoritarian society. Being particularly heterogeneous, the Jewish diaspora is traditionally divided into several groups and factions dependent on ritual practices, geographic provenances and affiliations or legal traditions, more or less influenced by the local contexts the different Jewish populations were settled in.
Comparative, diachronic, interdisciplinary and quantitative perspectives are welcome: we do not intend to limit the volume to case studies, but to analyze the Jewish family on a larger scale and in its diversity by combining the existing rich historiography on the subject with efforts towards synthesis and original pieces of research opening new prospects of research.

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Appel à communications – L’art de la bataille. Stratégies visuelles de la scène de bataille de la Renaissance à nos jours

Lieu: Rome
Date: 16-17 novembre 2017
Date limite de soumission: 15 mai 2017

La mise en images de la bataille a toujours représenté un défi pour les artistes car l’action militaire requiert un agencement formel capable de transmettre l’ampleur – géographique, humaine, matérielle, mais aussi politique et idéologique – des événements. Pour répondre à cette exigence, les artistes ont déployé des ressources créatives liées aux spécificités de chaque médium artistique, afin de donner au spectateur une image immersive ou pédagogique de la scène de bataille.

Le colloque propose d’étudier la naissance de cette ambition et les modalités selon lesquelles des artistes, dans différents contextes de commande ou de création, ont mis en espace ou en séquence temporelle le récit guerrier de manière à susciter une expérience du regard, voire une expérience physique de l’événement chez le spectateur.

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Appel à communications – Révolution et émancipation

Date: 2 et 3 février 2018
Lieu: encore à préciser
Date limite de soumission: 5 mai 2017

Au sens strict, une révolution est un changement de régime politique. Elle est aussi définie par le Larousse comme un « changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place, prend le pouvoir et réussit à le garder ». Mais en mettant l’État et la violence au centre de la définition, ne se prive-t-on pas de penser la diversité des moments révolutionnaires ou insurrectionnels et de leurs effets ? Que signifie « prendre » et « garder » « le » pouvoir ? De quel universel les volontés subversives se réclament-elle ? De quelles autorités, de quelles légitimités les prétentions révolutionnaires se prévalent-elles ?

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Appel à contributions – Les catégorisations contemporaines du monde social

Revue: Politiques de communication
Date limite de soumission: 1er juin 2017
Date de rendu des articles: 1er octobre 2017

Les catégorisations du monde social font l’objet de luttes souvent silencieuses pour l’habilitation de collectifs. Au travers de ces luttes d’ordre symbolique se joue l’imposition de principe de visions et de divisions du monde correspondant aux intérêts des groupes qui les portent. Pierre Bourdieu analysait déjà, dans les années 1970, les enjeux de la  (dé)possession des modes de production des identités collectives en soulignant que « les classes dominées ne parlent pas, elles sont parlées » dans la mesure où elles se trouvent « dominées jusque dans la production de leur image du monde social et par conséquent de leur identité sociale. »  Alors même que depuis une vingtaine d’années les sciences sociales ont montré, d’un côté, la délégitimation symbolique de la classe ouvrière et, de l’autre, la consolidation politique des classes privilégiées, les récits sur la « moyennisation de la société » ou sur le « nivellement des hiérarchies » progressent dans le débat public. Ils accompagnent une redéfinition des conceptions légitimes du monde social et confortent un air du temps qui malmène la culture des problèmes publics en dépolitisant les troubles, les désagréments et les souffrances. Comment expliquer cette dévalorisation du prisme des antagonismes sociaux, voire leur occultation, au profit d’un renforcement de visions postmodernistes qui déclinent les refrains de la fin des (rapports de) classes et de l’avènement d’individus maîtres de leurs actes dans des systèmes sociaux supposés fluidifiés ?

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