Appel à contribution – Métiers d’art itinérants. Artisans en migration (Europe XVIIe-XIXe siècle)

Revue : Diasporas : circulations, migrations histoire
Dossier : Métiers d’art itinérants
Publication : n°32, 2018/2
Date limite de réponse à l’appel : 18 septembre 2017

Il s’agit d’étudier, dans un contexte de migration, la nature des dynamiques sociales à l’œuvre avec l’arrivée de populations émigrées d’artisans des métiers d’art, en milieu urbain et/ou rural, du XVIIe au XIXe siècle. Si une partie du dossier portera sur la présence des Italiens en France, d’autres cas peuvent être abordés en Europe et pour diverses spécialités (peintre-décorateur, maître-verrier, stucateur, mosaïste, figuriste, etc.). Une approche par les réseaux et les transferts culturels est souhaitée. Envisager la question des circulations invite également à conduire une réflexion sur l’identification d’une « identité artistique » de ces artisans émigrés.

Date limite de réception des propositions d’articles (sous la forme d’un argumentaire synthétique d’une quinzaine de lignes, assorti d’une bibliographie) : 18 Septembre 2017. Date limite d’envoi des articles rédigés : 10 Janvier 2018. Tous les articles seront soumis au processus habituel d’évaluation de la revue (coordinatrices du dossier, comité de rédaction, expert extérieur de façon anonyme). Les normes formelles de la revue sont disponibles en ligne : https://diasporas.revues.org/210

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Appel à communications – La résilience des villes-portuaires européennes: crises et réinventions (XVIe-XXIe siècle)

Lieu : Dunkerque
Dates : 17-18 mai 2018
Date limite de réponse à l’appel : 15 décembre 2017

Les villes portuaires ont souvent été confrontées à des réinventions radicales qui témoignent de leur résilience, c’est-à-dire de leur capacité de résistance et de rebond après une crise grave. En première ligne face aux bouleversements de l’histoire que sont les guerres, les catastrophes naturelles, les révolutions politiques, les mutations technologiques et jusqu’à la globalisation contemporaine, ces villes ont connu des changements identitaires profonds. Les arsenaux et ports de guerre hier, les métropoles mondiales d’aujourd’hui en sont le témoignage. Le port est par conséquent un laboratoire où l’homme fait par la mer, pour la mer, contre la mer, et parfois sans la mer. Ce microcosme est un lieu de résonance de mutations plus globales.

Trois thématiques seront privilégiées:
– La ville-portuaire dans son environnement national et international.
– La morphologie paysagère et la société urbaine.
– La « crise en héritage ».

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Appel à contributions – Revue Postcolonial Interventions

Revue : Postcolonial Interventions
Publication : Numéro de Janvier 2018
Date limite de réponse à l’appel : 8 octobre 2017

In her recently published book, Postcolonialism and Postsocialism in Fiction and Art: Resistance and Re-existence (Palgrave Macmillan, 2017) Madina Tlostanova proposes an intersection between postcolonialism and postsocialism by foregrounding how the subjects of the former Soviet Bloc, exposed to the vicissitudes of a neo-liberal capitalist world order, are experiencing a sense of pervasive socio-economic deprivation that is accompanied by racial and ethnic fundamentalisms, growing gender-inequalities and a certain invisibility in the dominant narratives of the global order where they continue to be subjected to derogatory stereotyping and systemic erasure – an experience that resembles that of many subjects in postcolonial states.

Vol. III, Issue 1 of Postcolonial Interventions invites scholarly papers that would investigate such possibilities and more in an effort to expand critical horizons while remaining open to the nuances of multi-spatial hermeneutics within a pluriversal critique.

Possible topics may include but are not limited to:

  • Neo-liberal capitalism and the postcolonial state
  • Subaltern resistances and negotiations
  • The legacy of 1917 – socialist possibilities in a post-Soviet era
  • Ethnocentric nationalism and religious fundamentalism
  • Revivalist patriarchies and resistance
  • Alternate modernities
  • Globalectics and utopian possibilities
  • Postcolonial cyberture

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Appel à communications – Un engagement en vers et contre tous : servir les révolutions, rejouer leurs mémoires (1789-1848)

Lieu : Clermont-Ferrand, Maison des Sciences de l’Homme
Date : 23 mars 2018
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2017

L’engagement politique lors des révolutions françaises entre 1789 et 1848 peut faire penser aux pamphlets et à la presse, organes d’influence idéologique privilégiés en temps de combat. Et les vers ont occupé une place significative dans ces supports médiatiques. L’un des héritages les plus emblématiques des Révolutions n’est-il pas d’ailleurs La Marseillaise, initialement connu comme L’Hymne de guerre pour l’armée du Rhin ? La présente journée d’étude se propose d’interroger l’emploi et le réemploi de ces formes versifiées (poèmes, chansons, pièces de théâtre) comme source de l’engagement politique et comme enjeu de mémoire durant les différents évènements révolutionnaires en France de 1789 à 1848.

Si la place des poètes et des dramaturges dans cet « âge des révolutions » a déjà été analysée, on s’interrogera davantage, dans le cadre de cette journée d’étude, sur la mobilisation des mémoires révolutionnaires de 1789 à 1848 chez ces versificateurs, et sur les formes artistiques qu’ils privilégient au service de leur propre lutte politique (ici limitées à la poésie, au théâtre versifié parlé ou en musique, et aux chansons). On s’intéressera plus particulièrement aux problématiques suivantes :

  1. Les textes : contenu et idéologie, les genres et leurs évolutions, l’usage du vers et son évolution, les mouvements littéraires…
  2. Les auteurs : engagement politique, effets de générations, réseaux…
  3. Les conditions de production et de diffusion : dimension collective de la production et de la réception, commandes, moyens de diffusion (presse, almanachs, sociétés littéraires, lectures publiques, librairies), traductions, adaptations et rééditions…
  4. Les publics : profil, localisation, effets de génération…

Les propositions de communication de 3000 signes maximum doivent être envoyées avant le 15 septembre 2017 aux adresses suivantes : clare.siviter@uca.fr et jeremy.decot@hotmail.fr

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Appel à communications – Représentations et approches interdisciplinaires des fraternisations franco-allemandes dans les conflits contemporains (1813-1945)

Lieu : Université de Stuttgart
Date : 26-27 avril 2018
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2017

Le phénomène des fraternisations en temps de guerre englobe des réalités diverses traditionnellement divisées en deux champs de recherche : les fraternisations entre soldats ennemis au front et les fraternisations entre les combattants et la population civile à l’arrière. Ces dernières ont notamment été étudiées par le biais des fraternisations dans les zones occupées, comme par exemple les rapprochements entre des soldats allemands et des femmes françaises lors de l’Occupation allemande en France de 1940 à 1944. Alors que ces fraternisations de l’intérieur ont été au cœur de nombreuses recherches depuis les années 1980, celles du front ont, quant à elles, été quelque peu délaissées par le champ de la recherche historique.

Les propositions d’interventions peuvent donc s’insérer dans les axes de réflexion suivants :

  • Historiographie, mémoire et politique mémorielle
  • Médiatisation et représentations des fraternisations
  • Fraternisations dans les discours et les œuvres artistiques et littéraires
  • Encadrement et répression des fraternisations
  • Fraternisations au front
  • Fraternisations hommes – femmes (prisonniers de guerre, soldats occupants)

Les langues de travail seront l’allemand et le français. Les interventions ne devront pas dépasser 25 minutes.Prière d’envoyer votre proposition de contribution en français ou en allemand (max. 500 mots), ainsi qu’un bref CV
avant le 15 septembre 2017 à l’adresse suivante : fraternisierung2018@gmail.com
Les frais de voyage et d’hébergement des participants seront pris en charge par les organisateurs dans la limite des fonds disponibles.

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Appel à communications – Résistances au féminin. Écriture de l’engagement aux XIXe et XXe siècles

Lieu : Paris, Université Paris 13
Date : mai 2018
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2018

Le colloque se propose donc de rechercher ces modes d’inscription de la résistance au féminin contre l’adversité ; cette inscription se vérifie le plus souvent à travers les textes personnels (autobiographies, journaux, mémoires, correspondances), mais aussi à travers les textes journalistiques et politiques qu’elles consacrent à leur engagement. Les héroïnes célèbres ou anonymes témoignent de leur résistance à toute forme d’oppression, politique, sociale, culturelle, sexuelle, et il est particulièrement intéressant d’examiner quelles modalités elles empruntent pour ce faire. Les communications auront pour intention aussi bien de rendre sensible à des exemples méconnus, qu’à décomposer les techniques narratives et ce qu’elles sous-entendent.
Notre ambition est d’organiser une seconde journée d’étude autour de la résistance au féminin dans la littérature et les arts : la création des écrivaines, peintres ou sculptrices, pourra faire l’objet d’un nouvel appel.
L’enjeu comparatiste de ce colloque sera privilégié, qu’il soit culturel ou générique, la diversité des champs disciplinaires sera encouragée.

Ainsi, les propositions de communications, d’une dizaine de lignes, et accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à transmettre à Sylvie Camet (sylvie.camet@univ-lorraine.fr) et Isabelle Mons (isabelle.mons@univ-paris13.fr) jusqu’au 15 septembre 2017. Le colloque sera organisé en mai 2018 à l’université Paris 13, et il devrait faire l’objet d’une publication.

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Appel à communications – Conflits et résistances au Maroc et dans les pays colonisés – Approches culturelles

Lieu : Rabat, Institut Universitaire de la Recherche Scientifique
Date : 15 novembre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2017

La colonisation, accompagnée par un processus expansionniste d’occupation, aboutit souvent à une résistance de la part des colonisés. Ce thème a été négligé par bon nombre d’historiens à un moment où l’école des Annales décide de renoncer aux idoles de la tribu des historiens, à savoir : l’idole politique, l’idole individuelle et enfin l’idole chronologique. Les motifs de ce désintérêt à l’histoire coloniale, notamment des conflits qui l’accompagnent, sont épistémologiques, car les historiens préfèrent se consacrer aux aspects économiques et sociaux souvent délaissés par cette histoire. Au Maroc, au lendemain de l’indépendance, les historiens se sont penchés sur la réaction des Marocains à l’encontre des colons. Ils ont étudié certains aspects de la résistance ; mais ont souvent négligé les aspects culturels qui ont accompagné ces guerres. Par contre, aux Amériques, les historiens, inspirés par l’anthropologie culturelle et l’ethnohistoire, ont porté leur intention sur cet aspect.

Le cadre conceptuel :

  • Quels sont les aspects sociaux, mentaux et culturels des guerres entre les colons et les colonisés ?
  • Quelle est la manière de penser et de faire la guerre chez les colons et les colonisés ?
  • Quelles sont les stratégies et les tactiques adoptées par les colons et les colonisés et quelles sont les armes auxquelles on a recourt ?
  • Quelles sont les interactions culturelles qui accompagnent les guerres ?

Les langues de travail de la journée d’étude sont l’arabe, le français et l’anglais. Les propositions de participation sont à envoyer avant le 15 septembre 2017 à  iurs.event@gmail.com ; tabbakhamal@gmail.com

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Appel à communications – Justice et société face aux femmes hérétiques ou blasphématrices

Lieu : Arras – Université d’Artois – EA 4027
Date : 24 novembre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 1 octobre 2017

Cycle « Femmes déviantes, femmes criminelles face à leurs juges dans les anciens Pays-Bas et l’Europe du Nord-Ouest de la fin du Moyen Âge au premier XXe siècle »

La quatrième et dernière journée d’études de notre cycle « femmes déviantes, femmes criminelles » s’organise autour du thème « Justice et société face aux femmes hérétiques et blasphématrices ». Elle envisage l’étude des comportements mais aussi des répercussions sur l’environnement social et familial. Les périodes de tensions confessionnelles témoignent de climats particuliers mais permettent des questionnements nombreux et précis, tant du point de vue de l’autorité (judiciaire, politique…) que des déviantes.

Les propositions de communication (un titre et un projet d’une demi-page à une page) doivent être envoyées avant le 1er octobre 2017 à pascal.hepner@univ-artois.fr ou pascal.hepner@hotmail.fr

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Appel à communications – Sensibilités esclaves dans les mondes ibériques (XV-XXe siècle)

Lieu : Lisbonne, Instituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa
Date : 2-3 juillet 2018
Date limite de réponse à l’appel : 31 octobre 2017

Les récits de vies d’esclaves semblent beaucoup moins courants dans les mondes ibériques que, par exemple, anglo-américains. Ils sont pourtant une source de première importance pour comprendre les subjectivités des esclaves eux-mêmes. D’autres sources (archives de l’Inquisition, actes notariés, actes de manumission, etc.) peuvent parfois permettre de traquer cette voix des sans-voix. Ce colloque, organisé en commun par l’Instituto de ciências sociais (Lisbonne) et la Casa de Velázquez / École des hautes études hispaniques et ibériques (Madrid), voudrait permettre d’avancer dans l’étude de la vision des asservis, dans le cadre ibérique.

Angles d’étude :
1) Les conditions théoriques et méthodologiques de l’étude des « subjectivités esclaves » dans les mondes ibériques.
2) Les différentes dimensions des subjectivités esclaves :

  • Cosmovisions, croyances, rêves et imagination religieuse
  • Peurs, angoisses et pratiques religieuses
  • Perceptions de soi-même, affectivités, identités sociales, hiérarchies sociales internes
  • Formes de résistance des esclaves
  • Libertos et travail forcé

Il est demandé à chacun un résumé de 250 mots, ainsi que l’envoi d’une brève description sur ses projets et intérêt de recherche actuelle, à envoyer à : subjectividadesescravas@gmail.com. Les langues de travail de l’évènement sont l’anglais, le portugais et le castillan.

Appel à communications – Home as a place for anti-Jewish persecution in European cities 1933-1945

Lieu: American University of Paris
Date: 11 et 12 janvier 2018
Date limite de soumission: 3 juillet 2017

The History of the Holocaust has taken a spatial turn, borrowing concepts and tools from geography. Two recent edited collections are representative: Geographies of the Holocaust (Knowles et al. 2014) and Hitler’s Geographies (Giaccaria and Minca 2016). However, these recent local and spatial studies deal almost exclusively with the killing areas, camps, and ghettos. They pay less attention to the “ordinary” western and southeastern European cities where persecution proceeded in a looser space. Anti-Jewish persecution did not only happen in specifically designed or transformed spaces such as camps and ghettos. It invaded spaces of everyday life in European cities: public spaces, work places and private spaces such as homes. In this landscape not only Jews and agents of persecution appear but also their immediate residential environment: concierges, neighbors, nannies, landlords, property managers, sub-tenants, local administrations, etc. These figures have an essential place in the memories of Jewish survivors. Though, so far, scholars have hardly addressed their role. The spatial turn that occurred during the last fifteen years in Anglophone Holocaust studies focused on the symbolic places of genocide. Much work has been done on the looting and the seizure and reallocation of the apartments occupied by Jews, mainly in Reich’s cities, but apartment blocks and ordinary cities as spaces of persecution, occupied territories and other Axis countries, the interactions with non-Jewish neighbors as well as spatial aspects are still in need of study. Recent work opened this new field of investigation. It inspired the conference to come.

This conference intends to bridge various perspectives and methods and focus on urban housing as a place for anti-Jewish persecution. We hope to gather social scientists from various fields to confront various methods investigation and cases, in Reich cities but also in Western and Eastern European occupied cities.
Inspired by the organizers’ current research on the Parisian case, the conference will deal with policies of seizure and reallocation of the apartments of the Jews in Paris, but will not be restricted to those questions.

One page proposals for papers are invited that examine:

-the interlinkage between persecution and policies of housing / urban developments;
-the beneficiaries of the spoliation of urban housing;
-the interactions between Jews and non-Jews concerning the seizure of housing, its re-allocation and restitution after the liberation;
-the place of homes in the experiences of individuals (use of testimonies as such as the Visual History Archive collection welcome)

To be sent to cparisdebollardiere [at] aup.edu and ericlebourhis [at] hotmail.com before July 3, 2017.
Answers will be given to the applicants by July 20.

Applications for grants for speakers from outside the Parisian region will be considered.

Organizing committee
Isabelle Backouche (EHESS-CRH), Eric Le Bourhis (FMS-ISP), Shannon Fogg (Missouri S&T), Sarah Gensburger (CNRS-ISP), Constance Pâris de Bollardière (AUP), Brian Schiff (AUP).