Appel à contributions : Centres et marges du monde des agents diplomatiques (XIIIe-XXe siècle)

Lieu : Lyon

Dates : 23-24 juin 2022

Date limite de réponse à l’appel : 03 décembre 2022

La diplomatie a longtemps été l’univers consacré des ambassadeurs et des délégations dûment accréditées pour conclure des traités de paix au nom de leur royal mandataire. Cette diplomatie des grands acteurs est progressivement laissée de côté depuis une trentaine d’années. Notre colloque international propose de prolonger ces avancées en s’intéressant aux interactions entre les acteurs officiels et marginaux des systèmes diplomatiques, dans le but de dépasser la traditionnelle opposition entre pratiques officielles et pratiques officieuses, du XIIIe au XXe siècle. Le choix de la longue durée pour l’étude de l’interaction entre centre et marges en diplomatie pourra faire dialoguer les problématiques et les approches spécifiques aux différentes périodes. La notion de marge est entendue dans toute sa polysémie, recoupant un état spatial, un état politique et un état social.

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Appel à contributions : Revue de l’association des jeunes chercheurs de l’Ouest – varia

Date limite de réponse à l’appel : 15 décembre 2021

L’Association des jeunes chercheurs de l’Ouest (AJCO), créée en 2020 par d’anciens masterants, a pour ambition d’aider les jeunes chercheurs traitant de questions d’histoire à valoriser leurs travaux de recherche. La Revue de l’association des jeunes chercheurs de l’Ouest publie des articles en accès libre sur son site Internet, issus de recherches variées, tant d’un point de vue thématique que chronologique, afin de permettre aux masterants, doctorants et jeunes diplômés en histoire de promouvoir leurs travaux. 

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Des territoires de la mode ? France du Nord, Belgique, Sud de l’Angleterre, XVe-XXe s

Date: 17 et 18 mars 2022

Date limite de réponse à l’appel: 5 novembre 2021

Pendant des siècles, les territoires bordant le Pas de Calais ont été l’un des hauts lieux de la production textile européenne. Du XIIe siècle au moins jusqu’à la désindustrialisation du second XXe siècle, les campagnes et les villes de la France du Nord et de la Belgique actuelles ont vécu au rythme des travaux de filature et de tissage, en liaison étroite avec leurs partenaires commerciaux d’Outre-Manche. Cette très longue histoire a forgé une image durable, celle d’un espace hérissé des usines de l’ère industrielle – à l’instar de Roubaix, « la ville aux mille cheminées ». A l’exception peut-être des fastes de la cour bourguignonne du XVe siècle et de la place anversoise depuis qu’elle a su exploiter la notoriété des « Six d’Anvers », à la fin des années 1980, il ne viendrait guère à l’esprit de la plupart des Européens d’associer ces territoires au terme plus « glamour » et plus scintillant de « mode ». La séduction internationale exercée par de brillantes voisines, Paris et Londres, les a laissées dans l’ombre (Steele ; Breward et Gilbert ; Menkes ; Martinez). Ces territoires du textile n’ont-ils pourtant pas été aussi, par nature, des territoires de la mode ?

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QUE RESTE-T-IL DE L’HISTOIRE RELIGIEUSE ? Bilan et perspectives pour l’historiographie de la religion à l’époque moderne Colloque 6-7 mai 2022 – Sorbonne Université

Depuis la célèbre “question mal posée” de Lucien Febvre en 1929, jusqu’aux 14 tomes de l’Histoire du christianisme des origines à nos jours publiée chez Desclée entre 1992 et 2001, l’histoire religieuse s’était imposée comme une des disciplines reines de l’historiographie française, de l’Antiquité au XXe siècle. Elle avait su dépasser l’histoire ecclésiastique du XIXe siècle, en faisant du fait religieux un objet scientifique et déconfessionnalisé. Elle accompagnait, sur le plan intellectuel, l’entrée de l’Église catholique dans ce qu’il est convenu d’appeler la modernité. Par ailleurs, le maintien d’une réelle culture religieuse dans la majorité de la population française garantissait l’existence d’un “grand public cultivé” intéressé à ces recherches.

En notre XXIe siècle, qu’on qualifie parfois d’époque de la “sainte ignorance” (O. Roy), il est incontestable que l’histoire religieuse a perdu de sa centralité. On étudie de moins en moins la vie religieuse pour elle-même. Pourtant, l’objet religieux résiste, et les modernistes le rencontrent plus que jamais de manière au moins périphérique dans leurs recherches. Plutôt qu’effacement, il y a fragmentation, reconfiguration, et déplacement de la question religieuse dans l’écriture de l’histoire.

Lointain prolongement de l’école des Annales, l’histoire culturelle et des représentations, bien qu’elle approche des problèmes d’abord profanes, en revient souvent à l’omniprésence du référent religieux dans les manières de penser et de sentir de l’époque moderne. L’histoire transnationale voit également la question réapparaître sans cesse, qu’elle se penche sur l’échange de biens matériels ou le transfert de représentations culturelles. L’histoire matérielle redécouvre l’importance et la quotidienneté de l’objet religieux. L’histoire du genre interroge à nouveaux frais les conceptions et les pratiques religieuses. Celles-ci sont aussi retrouvées par l’histoire politique comme des affaires sérieuses. Au-delà de la discipline historique, l’anthropologie, la sociologie mais aussi les sciences cognitives reprennent le dossier en dialoguant avec les travaux des historiens. La recherche étrangère n’est pas en reste, comme en témoigne la vogue dans l’historiographie anglophone du concept de lived religion, traduction de notre bonne vieille “religion vécue”. Enfin, auprès du grand public, auquel on avait prophétisé son effacement, le fait religieux jouit d’un intérêt nouveau, alimenté par les débats qui traversent notre société. Dans cette double dynamique de déprise et à la fois de rémanence, l’histoire de la (ou des) religion(s) est amenée à se réinventer.

Que reste-t-il donc de l’histoire religieuse ? Qu’est-ce qui passe, qu’est-ce qui se maintient, qu’est-ce qui naît ? Quelles sont les nouvelles manières pour l’historien, dans le contexte et selon les méthodes qui sont les siens, de rencontrer et d’écrire l’histoire du fait religieux ? Lesquels de ses vieux fantômes a-t-on exorcisés, et sous quels nouveaux habits se présente-t-il ? Telles sont les questions auxquelles le présent colloque se propose de répondre, en rassemblant les contributions de chercheurs d’horizons variés, qu’ils soient spécialisés en histoire religieuse ou qu’ils rencontrent le fait religieux de l’époque moderne en l’approchant de biais. Les perspectives transdisciplinaires sont les bienvenues, tout comme les communications de la part de jeunes chercheuses et chercheurs. Les échanges auront lieu à la Sorbonne, les 6 et 7 mai 2022, en Salle des Actes. Les communications pourront par exemple s’insérer dans l’un des axes transversaux suivants, non contraignants et non exclusifs :

– Fait religieux, pouvoirs et légitimation

– Matérialités du religieux 

– Espaces et échelles du religieux

– Le religieux et les sciences sociales

– Savoirs du religieux

Les propositions de communications sont à envoyer jusqu’au 15 janvier 2022 au format de 4000 signes maximum, espaces compris, à l’adresse suivante : histoirereligieuse2022@gmail.com

Le programme du colloque sera diffusé au mois de février 2022. Les communications retenues pourront faire l’objet d’une publication. 

Comité scientifique : Marion Deschamp (Université de Lorraine), Marie Lezowski (Université d’Angers), Nicolas Richard (Sorbonne Université), Benoît Schmitz (Lycée Fustel de Coulanges, classes préparatoires), Jean Sénié (Université de Tours), Hélène Vu Thanh (Université Bretagne-Sud)

Comité de parrainage : Charlotte de Castelnau-L’Estoile (Université de Paris), Olivier Chaline (Sorbonne Université), Stefano Simiz (Université de Lorraine), Alain Tallon (Sorbonne Université)

Organisation : Ladislas Latoch (Sorbonne Université), Emmanuel Phatthanasinh (Université de Lorraine), Jean-Benoît Poulle (Sorbonne Université), Pierre Salvadori (Sorbonne Université)

Amateurs en sciences : une histoire par en bas

Lieu: Université du Mans

Date: 5-7 septembre 2022

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2022

À la suite des recherches réalisées au cours du projet ANR « AmateurS — Amateurs en sciences (France, 1850-1950) : une histoire par en bas », le colloque propose d’élargir géographiquement (France et au-delà) et chronologiquement (XVIIIe-XXIe siècle) les perspectives ouvertes par une histoire par en bas des amateurs en sciences, attentive à restituer leurs points de vue, leurs pratiques, leurs productions matérielles. Afin d’éviter la simple juxtaposition d’études de cas, les thèmes classiques de l’histoire des amateurs seront réinterrogés.

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Appel à contributions : Imago, ius, religio. Religious Iconographies in Illustrated Legal Manuscripts & Printed Books (9th -20th Centuries)

Publication : Eikón Imago Journal (2023)

Date limite de réponse l’appel : 1er février 2022

It is not unusual to come across religious iconographies in miniatures as well as borders and based-page scenes in illustrated legal manuscripts and printed books (9th-20th centuries) containing canon, civil or local law texts, like the Livres juratoires or municipal and professional statutes. Some of these iconographies, for instance those in the Decretum Gratiani or the Liber Extra, Gregory IX’s decretals, have been accurately examined. However, a comprehensive survey providing a global and chronological investigation of these depictions is still wanting. Therefore, the journal “Eikon-Imago”, alongside the research team IUS ILLUMINATUM of Institute of Medieval Studies (IEM) of the Faculdade de Ciências Sociais e Humanas at the Universidade NOVA in Lisbon, has decided to devote the 2023 special issue to the study and examination of religious iconographies in legal manuscripts and printed books, so as to create a place for discussion and exchange on the diverse artistic, historical and social aspects of these iconographies.

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Appel à contributions: La physique Revue « Mosaïque», n° 18

Date limite d’envoi des propositions: 1er octobre 2021

Pour ce dix-huitième numéro de la Revue Mosaïque, nous souhaiterions regrouper les réflexions de jeunes chercheurs en sciences humaines autour de la nature, des objets et de l’histoire de la physique en général, et des théories physiques en particulier. Il sera alors apprécié toutes contributions s’interrogeant sur leurs méthodes (raisonnements, observations, expérimentations, hypothèses contrefactuelles, etc.), leurs paradigmes représentationnels, leurs constructions et leurs évolutions (s’agit-il de « révolutions » ou bien de réformes dans un temps long ? quid des errements, des tâtonnements et des impasses théoriques ?), leurs institutionnalisations et leurs modes d’expression (revues scientifiques, sociétés savantes, universités, instituts scientifiques etc.).

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Appel à contributions : 1023-2023 : le Mont Saint-Michel en Normandie et en Europe. Nouvelles découvertes et nouvelles perspectives de recherche

Lieux : Mont-Saint-Michel et Cérisy-la-Salle

Dates : 17-21 mai 2023

Date limite de réponse à l’appel : 1er avril 2022

Prenant prétexte du millénaire du début de la reconstruction de l’abbatiale romane, le but de ce colloque de Cerisy sera de marquer un point d’étape sur les recherches sur le Mont Saint-Michel. Depuis le « millénaire monastique » de 1965-1966, aucune rencontre interdisciplinaire n’a eu lieu qui aurait permis de proposer un état des lieux des travaux sur le Mont dans tous ses aspects et menés par toutes les disciplines. Pourtant, depuis quelques années, nos connaissances se sont largement affinées, grâce par exemple à des études sur la bibliothèque, sur les abbés ou sur la liturgie. Des perspectives comparatistes permettent également de mieux cerner les particularités de ce lieu à part. Si le colloque accordera une large place au Moyen Âge, les périodes plus récentes seront également envisagées, notamment autour des questions de la prison (XIXe siècle) ou des restaurations contemporaines (XIXe-XXIe siècles).

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Appel à contributions : La mort et ses frontières

Revue « Frontières »

Date limite de réponse à l’appel : 20 décembre 2021

La mort est bien souvent le prisme par lequel les chercheur·euse·s abordent les sociétés anciennes. La sépulture et son mobilier, les supports mémoriels et les textes religieux, ainsi que les restes des défunt·e·s eux-mêmes sont autant de sources utilisées aujourd’hui pour étudier les sociétés du passé, à la fois dans leur organisation sociale et dans leur rapport à la mort. Pourtant, ces sources sont aussi un miroir déformant qui ne reflète la vie des Anciens que de manière partielle, idéalisée, voire trompeuse.

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Appel à contributions : History through the mirror: views and narratives on past

Lieux : Padoue, Venise (Italie) ou Zoom

Dates : 13-14 octobre 2021

Date limite de réponse à l’appel : 16 juillet 2021

In the current debate, the past is subject of multiple narratives and investigations, as evidenced by the emerging trends of modern public history. Historian clearly cannot consider himself the only custodian of the past. Far from being just an academical fetish/possession, past blossoms from and through society. History has always been perceived in its composite aspects, so that people investigated the past with a cross-cutting approach, through a wide range of literary and artistic expressions and material productions. Starting from the image of the mirror, both defined in its material and metaphorical dimension, this seminary aims to investigate the relationship that communities create with past, a relationship that is per sé redefined and redefinable and that involves individuals themselves and the whole community. These elements end up being actors and vehicles of signification of the historical matter.

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