Publication : Grégory Wallerick, La Conquête des Amériques. Amérindiens et conquérants au XVIe siècle

 

GWallerick

L’année 1492 sonne comme une date majeure dans l’histoire du monde : la rencontre entre l’Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C’est aussi la première mondialisation, c’est-à-dire la possibilité de considérer l’ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l’extension de l’Ancien Monde. Les royaumes d’Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s’installer dans les espaces américains. D’autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d’Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s’implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable.
Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s’implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l’appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l’Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.

 

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Avis de parution : Le devoir de mémoire. Une formule et son histoire

Enseignant à Sciences Po Paris et chercheur en histoire contemporaine à Paris 1 (Centre d’histoire sociale du xxe siècle), Sébastien Ledoux a consacré sa thèse à l’histoire du « devoir de mémoire » pour laquelle il a obtenu en 2015 le Prix de la recherche de l’INA. Il vient de publier un ouvrage tiré cette thèse :  Le devoir de mémoire. Une formule et son histoire, Paris, CNRS Editions.

Voici la quatrième de couverture.

 

Publication : Histoire de la santé. XVIIIe-XXe siècles. Nouvelles recherches francophones.

Le réseau de recherches Historiens de la santé annonce la parution aux Presses de l’Université Laval (partenariat avec les éditions Hermann pour la distribution française) de son premier ouvrage collectif intitulé Histoire de la santé. XVIIIe-XXe siècles. Nouvelles recherches francophones.

L’histoire de la médecine, activité longtemps réservée et consacrée aux seuls médecins, a connu depuis un demi-siècle de nombreuses mutations. Investie par les historiens, les philosophes et diverses sciences sociales, elle s’est progressivement développée sous la forme d’une histoire de la santé visant à comprendre comment les hommes et les femmes du passé vivaient, pensaient et agissaient pour maintenir, recouvrer ou améliorer leur santé. Au sein de ce domaine de recherche en pleine expansion, les travaux francophones se sont multipliés depuis le début du xxie siècle, dessinant les contours d’une historiographie singulière. C’est un panorama de ces recherches francophone en histoire de la santé à l’époque moderne et contemporaine que propose cet ouvrage collectif. Résultat des activités du réseau de recherche Historiens de la santé, il présente une sélection de travaux originaux réalisés par des chercheuses et des chercheurs francophones issus de différents pays, afin de témoigner de la vitalité de l’histoire francophone de la santé.

Pour en savoir plus, voir le site des Presses universitaires de Laval.

Publication : Sébastien Carney, Breiz Atao ! Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948), Rennes, PUR, 2015.

Nous signalons la publication aux PUR de l’ouvrage de Sébastien Carney, Breiz Atao ! Mordrel, Delaporte, Lainé, Fouéré : une mystique nationale (1901-1948).

Figures emblématiques et controversées du mouvement breton, Mordrel, Delaporte, Lainé et Fouéré font partie de ces intellectuels qui, trop jeunes pour être appelés au combat, et ayant nourri le sentiment d’être les injustes survivants de 14-18, ont reporté sur la cause nationale l’ardeur de leur génération inutile. En ce sens, le nationalisme breton de l’entre-deux-guerres est la Grande Guerre continuée au prix de sa transfiguration.
Ce combat s’est inscrit très tôt dans un horizon international mais, faute d’écho du côté des Irlandais, des Écossais et des Gallois, le panceltisme a tourné court, au profit de relations plus fructueuses avec des interlocuteurs flamands, corses, alsaciens ou allemands. En croisant les itinéraires de ces acteurs majeurs de la scène bretonne, on s’aperçoit en effet qu’ils participent de la nébuleuse non-conformiste qui se forme en Europe à la fin des années 1920. La mystique nationale de Breiz Atao rejoint donc, à bien des égards, celle des autres « relèves » qui s’expriment à la même époque et qui développent, sous des formes diverses, le projet d’une révolution conservatrice. Mais elle est aussi, par certains aspects, la projection des angoisses ou des ambitions personnelles de ses dirigeants.
Idéologie, pragmatisme ou concours de circonstances amènent ceux-ci à entretenir une alliance avec l’occupant entre 1940 et 1944, chacun à sa façon et pas tous au même degré. Même s’ils en ont obtenu bien moins que ce qu’ils espéraient, cet engagement est ce dans quoi, par la suite, on les a trop souvent enfermés. Or, on ne comprendra rien à Mordrel, Delaporte, Lainé ou Fouéré, tant qu’on s’obstinera à n’en faire que des « collabos ». L’histoire du mouvement breton ne se réduit pas à des épisodes spectaculaires et dramatiques de la Seconde Guerre mondiale : ceux-ci ne furent que la mise en application d’idées énoncées bien avant, partout en Europe, et adaptées à la Bretagne par quelques personnalités hors norme.

Pour en savoir plus, voir le site des PUR.

Les forces de l’ordre japonaises à Tientsin, 1914-1940 : publication du mémoire de Mathieu Gotteland

Nous signalons la publication aux Éditions Universitaires Européennes du mémoire de recherche de Mathieu Gotteland, sous le titre Les forces de l’ordre japonaises à Tientsin, 1914-1940. Un point de vue français. Ce mémoire, soutenu en 2013 à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a reçu le Prix d’histoire militaire 2014 (Ministère de la Défense).

Pour en savoir plus : Les forces de l’ordre japonaises à Tientsin, 1914-1940. Un point de vue français.

Publication : Alexandre Fontaine, Aux heures suisses de l’école républicaine. Un siècle de transferts culturels et de déclinaisons pédagogiques dans l’espace franco-romand

Alexandre Fontaine, Aux heures suisses de l’école républicaine. Un siècle de transferts culturels et de déclinaisons pédagogiques dans l’espace franco-romand (préface de Michel Espagne), Paris, Editions Demopolis, 2015.

Contrairement à une idée répandue, l’école de Jules Ferry n’est pas une invention made in France qui se serait élaborée en vase clos. Comme pour la plupart des États enseignants qui se consolident durant le long XIXe siècle, les structures scolaires mises en place sous la IIIe République résultent d’un jeu complexe d’absorptions et de réinterprétations de références étrangères.
Si les penseurs de l’école républicaine que sont Edgar Quinet, Ferdinand Buisson ou Jules Barni, exilés en Suisse sous le Second Empire, ont joué un rôle décisif dans le transfert de pratiques scolaires vers Paris, d’autres médiateurs actifs dans le sillage du Père Girard et de son élève le pédagogue romand Alexandre Daguet restaient à éclairer.
En décloisonnant les espaces pour reformuler des connexions oubliées, cette recherche propose une relecture des relations pédagogiques franco-suisses et développe l’idée d’une standardisation silencieuse des savoirs scolaires. Silencieuse car dès la moitié du XIXe siècle, concilier affirmation nationale et emprunt ne va pas de soi. Les autorités scolaires et les médiateurs s’approprient les savoirs empruntés en leur donnant une couleur locale. Ainsi nettoyés de leur généalogie, ces emprunts sont désormais perçus comme le fruit du « génie national », quand bien même on les retrouve déclinés sous d’autres formes chez les voisins qui se targuent d’un discours de déni similaire.
Cet ouvrage répond à la nécessité de réévaluer l’histoire des nations occidentales afin d’en éclairer les racines étrangères et d’en mesurer les dettes et les créances transnationales. Accepter que notre histoire soit aussi celle des autres constitue assurément un défi de taille pour l’« ego-citoyen » du XXIe siècle.

Pour en savoir plus, voir la page de l’éditeur.

Publication : Webdocumentaire ‘Alfred Binet. Naissance de la psychologie scientifique’

Mise en ligne du webdocumentaire Alfred BinetNaissance de la psychologie scientifique.

 

Cette œuvre multimédia inédite, réalisée par Philippe Thomine et co-écrite par Alexandre Klein, sous la direction de Bernard Andrieu, redonne vie, de manière interactive, à ce psychologue français inventeur de l’échelle d’intelligence, à partir de documents d’archives rares et grâce aux témoignages de spécialistes.

A l’occasion de cette publication, une présentation publique est organisée le 15 octobre 2014 à 17h dans l’amphithéâtre Lucien Cuénot du Muséum -Aquarium de Nancy (Rue Godron à Nancy) – (Entrée libre)

 

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Publication : Fabien Théofilakis, Les prisonniers de guerre allemands. France, 1944-1949. Une captivité de guerre en temps de paix

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Fabien Théofilakis

Les prisonniers de guerre allemands. France, 1944-1949. Une captivité de guerre en temps de paix

Paris, Fayard, 2014, 800 p.

 

Entre 1944 et 1948, presque 1 000 000 de prisonniers de guerre allemands sont détenus en France, d’abord dans des enceintes sauvages et des sites provisoires, puis dans des camps réguliers, enfin chez des particuliers.

 

Figures honnies de l’Occupation, ces soldats de Hitler deviennent, vaincus, un enjeu majeur de la sortie de guerre de l’Europe en pleine reconstruction. Les Allemands réclament leur libération, les Américains comptent sur eux lorsque la Grande Alliance cède la place à la guerre froide et le gouvernement français entend se servir de cette main-d’œuvre peu chère et docile pour effacer les traces de la défaite.

De sa plongée au cœur des archives françaises, allemandes, suisses, américaines, britanniques, vaticanes, Fabien Théofilakis nous offre une connaissance renouvelée de la transition française de la guerre à la paix. A partir de documents inédits et de nombreux témoignages d’anciens prisonniers qu’il a recueillis, il rend compte de cette captivité oubliée. Il campe ainsi le face-à-face inversé entre vainqueurs et vaincus d’hier dans une France qui a du mal à surmonter les traumatismes de l’Occupation et de la collaboration. Il dévoile une cohabitation intime comme les petits entrelacs d’une vie quotidienne tendue entre Français et Allemands. Il interroge le lien ambigu de la société allemande sous le nazisme puis sous occupation française avec ses prisonniers jusqu’à leur rapatriement. Il resitue l’enjeu des prisonniers de guerre dans la redéfinition des relations entre Alliés. Ce travail magistral comble une lacune et propose une autre vision de l’immédiat après-guerre, celle du retour de la paix en Europe occidentale.

 

 

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