Appel à communications – Public History: Past, Present, and Future The First International Workshop on Public History in China

Lieu: Pékin
Date: 5-7 septembre 2017
Date limite de soumission: 30 juin 2017

Scholars from China and abroad are invited to submit papers to foster exchange and explore broader issues of Public History. The Workshop welcomes young scholars and students, but places are limited.

The Workshop will be accepting papers for four panels with the following topics:

  1. Public History in the world: theories, methodologies, and development

  2. Dissemination of historical knowledge, and the construction of public awareness

  3. Oral history

  4. Cultural heritage and memory

Working languages: Chinese, English, and French

Consulter l’appel complet ici.

Appel à communications: Guerre et correspondance

Lieu: Ecole militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan et Ecole Navale de Lanvéoc-Poulmic

Date: 2-3 octobre 2017

Date limite de soumission: 31 mai 2017

Victor Giraud, auteur d’une Histoire de la Grande Guerre, voyait dans la lettre de poilu « l’âme des combattants » ; si la Première Guerre mondiale a engendré une masse considérable de correspondances de guerre, ces dernières sont apparues bien plus tôt et trouveraient leur origine dès l’Antiquité. Comment caractériser le genre des correspondances de guerre ? Existe-t-il des traits intemporels (formels ou thématiques) ou bien la lettre s’est-elle transformée, à mesure que l’art de la guerre s’est modifié ?
A qui écrit-on ? La correspondance peut s’inscrire dans un cadre hiérarchique : le général rend ainsi compte de son action à son prince/gouvernement ; mais elle peut également s’inscrire dans le cadre amical ou familial et il s’agit alors de rassurer ses proches. Dans les deux cas, le phénomène de censure ou d’autocensure peut apparaître. La lettre en temps de guerre est un messager bien fragile, tout concourt à perturber la communication : bien souvent l’épistolier souligne les difficultés pour conserver un lien avec la société qu’il a dû quitter et pour laquelle il est un mort en sursis, d’où un rapport particulier au temps présent et à l’avenir. Que se passe-t-il également quand le correspondant se transforme en ennemi ?
Que raconte-t-on ? L’épistolier se dérobe-t-il face aux événements qui le dépassent, en se concentrant par exemple sur le récit des batailles, des mouvements de troupes ? Dans ce cas, l’informativité prime, avec une place importante donnée à l’anecdote, la description plus ou moins marquée par la technicité. Ou bien la guerre est vécue comme une « expérience intérieure » et la lettre devient le lieu propice à l’introspection. Il s’agit moins de faire voir la guerre que la faire ressentir à son interlocuteur : la lettre mentionne alors les sensations éprouvées par un corps malmené, blessé, de même que les états d’âme, tant l’omniprésence de la mort amène à voir le monde différemment. L’urgence de la survie amène souvent à la foi ou à l’amour, et il convient de voir comment ces thèmes sont traités, entre sincérité et emploi de clichés.
Pourquoi raconte-t-on ? La lettre de guerre peut développer une rhétorique afin de mobiliser le destinataire sur le plan idéologique : la politique s’invite, notamment par la définition de valeurs communes (patrie/devoir) ou la figuration de l’ennemi, tantôt pour remettre en question ce qui est considéré comme de la propagande, tantôt pour s’arrimer davantage à un monde que la guerre détruit. De plus, les lettres sont parfois écrites dans le souci de conserver la mémoire des événements : il s’agit alors d’inscrire le temps présent de l’écriture dans le temps long de l’histoire, la lettre accédant au statut de document. Dans le cas des épistoliers artistes, jusqu’à quel point la lettre écrite en temps de guerre a-t-elle préparé une œuvre, voire s’y est substituée ?
Les communications pourront porter sur des corpus de lettres authentiques comme fictives, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les perspectives comparatistes étant les bienvenues, de même que les autres champs disciplinaires (histoire de l’art, psychologie, sociologie).

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Appel à communications – Révolutionnaires et communautés utopiques

Lieu: MSH Clermont-Ferrand

Date: 13 décembre 2017

Date limite de soumission: 30 juin 2017

Inspirés par les frères Moraves, Bosc, Brissot, Lanthenas, Bancal des Issarts, le couple Roland rêvaient en 1790 de créer sur le sol national, moyennant l’achat de biens nationaux, une cité idéale. Ce « centre de Lumières et de communication » aurait uni des philanthropes au nom de la liberté, de la philosophie, et pour l’utilité du genre humain. Il aurait attiré travailleurs de la terre et des manufactures, et chacun aurait aimé y retrouver ses congénères dans les lieux de sociabilité privilégiés du siècle : le café, la bibliothèque, le club patriotique, l’imprimerie, l’école des futurs « apôtres de la liberté ». Après avoir envisagé les contrées sauvages des États-Unis, qui semblaient idoines à cette grande entreprise, ses promoteurs hésitaient entre l’Auvergne et la Bourgogne … À plusieurs décennies de là, le député girondin et régicide Pénières, ancien rapporteur du comité colonial de la Convention,  frappé par les proscriptions de la Restauration,  voguera pour la Floride pour fonder, avec la protection de La Fayette et de Madison, une colonie française sur les rives du Tombegbby, un « comité Marengo » qui se donne pour capitale Aigleville. Souvenirs de la Révolution et de l’Empire se mêlent alors pour refonder sur des territoires vierges ce que les monarchies européennes ont rendu impossible, pour y réunir ceux qui ont cru en un autre avenir, législateurs, militants comme militaires. Entre ces deux moments, et durant la Révolution-même, plusieurs formes de communautés utopiques ont poursuivi leurs cours ou ont été tentées, aussi diverses que le groupe convulsionnaire catholique et républicain des fareinistes, ou les  communautés éducatives, dont la plus connue est celle mise en place par Léonard Bourdon.

La journée d’étude se propose d’étudier les sources philosophiques et littéraires dont se revendiquent les fondateurs de ces communautés, leur implication dans la Révolution ou l’Empire, la manière dont ils conçoivent leur organisation, leur recrutement et leur développement, les références qu’ils maintiennent (ou pas) aux événements français, les liens qui existent entre leurs aspirations et les installations collectives à l’étranger, notamment en Amérique du Nord, ou les colonies utopistes de la première moitié du XIXe siècle (Owen, Fourier, Cabet).

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Appel à communications- Fraudes, frontières et territoires

Lieu: Ministère des finances – 139 rue de Bercy, Paris

Dates: 23-24 novembre 2017

Date limite de soumission: 30 juin 2017

Nous souhaitons aborder la fraude sous toutes ses formes comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme.

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Appel à candidatures – Xe Atelier doctoral Sources pour l’histoire économique européenne (XIIIe-XVIIIe siècles). Apprentissages et transmission des savoir-faire

Lieu: Arezzo
Date: 3-7 juillet 2017
Date limite de candidature: 15 mai 2017

Les Universités de Lille (laboratoire IRHiS) et de Rouen (laboratoire GRHIS), en collaboration avec l’ANR, l’IUF, le Grand Réseau de Recherche-CSN, l’Université Paris-7 « Denis Diderot », l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS-Université Paris-1), la Fraternita dei Laici d’Arezzo et l’Université de Sienne (DSFUCI d’Arezzo) proposent 15 bourses pour des jeunes chercheurs – étudiants en Master 2, doctorants ou post-doctorants de la Communauté européenne – travaillant sur des thèmes tels l’apprentissage, la transmission des savoir-faire, et leur relation avec le monde du travail et des corporations en Europe à l’époque pré-industrielle. Ces bourses prennent en charge les frais de séjour.

D’une durée de cinq jours, cette dixième session de l’Atelier doctoral d’Arezzo aura pour thème « Apprentissages et transmission des savoir-faire en Europe, XIIIe-XVIIIe siècle ». À partir de ce titre volontairement large, on s’interrogera plus particulièrement sur les formes, les modes d’organisation liés à la formation des travailleurs et à la transmission des connaissances pratiques dans différents secteurs de l’économie en Europe (y compris le milieu de la production artistique) au bas Moyen Âge et à l’époque moderne. On abordera aussi le rôle du réseau familial et des relations sociales et la place des femmes dans la transmission des savoirs pratiques et d’une manière plus générale, les multiples relations liant apprentissage, talent et création.

Les enseignements se feront en italien, en français, en anglais et en espagnol. Les enseignants et les doctorants produiront à l’appui de leur exposé oral dans l’une de ces langues une présentation informatique rédigée dans une langue différente de la langue parlée. Ce support fournira un point de vue détaillé sur les sources, sur la méthodologie utilisée et il explicitera les notions et le vocabulaire propres au domaine abordé.

L’Atelier doctoral sera structuré en deux sessions journalières :

  1. La matinée s’organisera autour de deux interventions proposées par des enseignants d’universités et d’institutions scientifiques européennes.
  2. L’après-midi sera consacré aux présentations par les jeunes chercheurs de leurs travaux (30 minutes). Ces présentations seront suivies de discussions.

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Appel à communications – Speaking when spoken to

Lieu: Édimbourg
Date: 6 juin 2017
Date limite de soumission: 24 mars 2017

The University of Edinburgh is hosting a workshop on 6 June 2017 entitled « Speaking When Spoken To: Re-integrating the experiences and perspectives of children into historical research. »
This workshop will discuss the methodological challenges when investigating the history of children, which will be attractive to scholars working in the history of education. There will be an opportunity for early career scholars and postgraduate students to share methodological observations and specific examples from their own research, which will form the basis of discussion and comparison.
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Appel à communications – Understanding Migration: States of (Un)Belonging

Lieu: University of Sheffield
Date: 15 juin 2017
Date limite de soumission: 10 mars 2017

The University of Sheffield Postgraduate Migration Research Network invites submissions for the 3rd Workshop on Migration. This one-day intensive research conference aims to explore issues on migration and belonging – or unbelonging, and offer diversified insights into a wide range of migration topics and discussions. The workshop aims to provide a friendly environment for postgraduate and early career researchers to engage in discussion regarding migration research, past, present, and future migration agendas, integration, representation of migrants and the evolution of migration policies. This is an opportunity to showcase your research, any ‘work in progress’, and (preliminary) research findings with a critically engaged postgraduate community. Abstracts in all areas of migration and from all disciplines will be considered.

Submissions based broadly but not restricted to following topics are welcome:
– Past, present and future movement flows
– Migrants’ and forced migrants’ experiences (including displacement, journey, arrival, integration, etc.)
– Migration policies, governance and control
– Narratives and representations of migrants and forced migrants
– Rise of anti-immigrant sentiment and policies
– Migrant activism and organisation
– Alternative theoretical/empirical/methodological perspectives on migration and belonging

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Appel à candidatures – École d’été Initiation à l’analyse de réseaux

Lieu : Nice
Date: du 3 au 8 juillet 2017
Date limite de réponse à l’appel : 31 mars 2017

Cette école s’adresse à toute personne engagée dans une démarche de recherche et souhaitant être formée à l’analyse de réseaux, quelle que soit sa discipline et son statut (étudiant·e, doctorant·e, ingénieur·e, chercheur·se ou enseignant·e-chercheur·se). À l’issue de la formation, les participant·e·s connaîtront : le vocabulaire de l’analyse de réseaux dans les différentes disciplines (notamment sociologie, géographie, physique) ; les principes de collecte de données de réseaux propres aux différents types d’enquête (notamment enquête par entretien, sur sources écrites, à partir du web) ; les étapes à suivre et précautions à respecter pour passer des données brutes à l’analyse de réseau proprement dite ; les notions élémentaires de sémiologie graphique pour une visualisation efficace ; les principales mesures utilisées ; les différents outils disponibles pour aller plus loin.

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AAC – Revue Les Cahiers du Numérique : enjeux et apports des recherches en humanités numériques

Remise des articles : 23 avril 2017

Réponse aux auteurs : 23 juin 2017

Remise de la version finale : 23 juillet 2017

Le numérique a envahi notre quotidien, de la sphère professionnelle, il s’est rapidement propagé vers notre sphère privée. Il semble communément admis que la révolution numérique est en marche. Si nul ne sait quand celle-ci atteindra son point culminant ni prédire quels en seront les effets – les discours sont pour le moins dichotomiques sur le sujet – il est incontestable que son omniprésence opère une transformation de nos dynamiques sociales et culturelles (Jeanneret, 2011) et propulse nos sociétés occidentales dans une « culture numérique » (Doueihi, 2011 ; Rieffel, 2014) laissant subséquemment entrevoir les possibilités d’ « humanités numériques ». Les résistants aux injonctions de cette culture numérique sont considérés  –  au mieux  –comme des marginaux ne souhaitant pas rejoindre cette culture ouverte de l’information, cette culture numérique du partage, à la fois participative, citoyenne et porteuse de nouveaux espoirs.

Force est de constater que sans application numérique il n’existe ni culture ni humanité numérique. Or ces applications relèvent des sciences de la computation ou de l’informatique, l’une des seules « nouvelles sciences » à s’être élevée au rang d’industrie. Les technologies de l’information et de la communication seraient d’ailleurs vectrices d’une troisième révolution industrielle (Rifkin, 2012). Pour Babinet (2016) « la révolution numérique en cours va transformer le monde plus fortement que ne l’a fait la révolution industrielle », d’où l’intérêt accru des politiques pour ces phénomènes émergeants et les inlassables prescriptions pour prendre le « tournant numérique ». Réponses à la communication politique ou réel engouement pour les humanités numériques, les projets sur le sujet ne cessent d’émerger depuis une dizaine d’année. Quels sont-ils, peut-on les caractériser ? Quelles sont leurs finalités ? Comment sont-ils conduits, selon quelle(s) méthode(s) ? Ces projets d’humanités numériques ont-ils réussi à dépasser le cloisonnement disciplinaire des sciences face aux technologies de l’information et de la communication (Heinderyckx, 2015) ? Quels sont les apports épistémologiques, théoriques, méthodologiques issus de ces recherches ?

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Ecole thématique. Que fait l’histoire sociale de l’appartenance religieuse ? Un questionnement interdisciplinaire de la Méditerranée à l’océan indien, XVe-XXe siècle

Lieu: Casa Palacio de los Briones
C/ Ramón y Cajal, 15 – 41410 Carmona (Sevilla)

Dates: 26 au 29 juin 2017

Date limite de réponse à l’appel: 31 mars 2017

Cette École thématique entend interroger ce récit de la modernité occidentale qui a participé de la réification du fait religieux comme une dimension spécifique du monde social. En privilégiant des approches localisées et des contextualisations denses, il s’agit au contraire de réinscrire les activités religieuses au sein des configurations sociales et économiques dans lesquels elles trouvent leur origine. Ainsi il convient d’interroger des notions aussi centrales que le rituel ou le sacré dans le rapport aux collectifs, non pas comme des moyens de perpétuation d’une identité immuable, mais comme des manières d’actualiser constamment les frontières fragiles des groupes sociaux. Cela invite dès lors à revisiter les situations de contacts ou de circulations interreligieux, non pas comme des moments exceptionnels de passage, d’affrontement ou de médiation entre des entités culturelles monolithiques, mais comme des modalités ordinaires de cohabitation ou bien de réaffiliation des acteurs sociaux dans des configurations sociales localisées.

En somme, en choisissant d’adopter une approche pragmatique du fait religieux, cette École thématique invite à s’interroger sur ce que les acteurs font quand ils parlent de leur appartenance religieuse, et en quoi ces actions façonnent les appartenances sociales. Tels sont les enjeux d’une histoire sociale qui se saisit des appartenances religieuses, en les ancrant dans les pratiques situées des acteurs sociaux, et en tenant à distance critique le double prisme des sources étatiques et ecclésiastiques.

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