AAC Colloque international DERVI « Actualité et histoire des violences incestueuses : entre occultation et révélation »

Les sciences humaines et sociales, notamment l’anthropologie des XIXe et XXe siècles, ont posé l’inceste comme un interdit fondateur de toute société humaine (Durkheim ; Lévi-Strauss), incitant à le penser comme un invariant culturel dépouillé d’historicité. Dans les représentations communes, l’inceste est considéré comme impensable et innommable ; il est également assimilé à l’anomie monstrueuse et extraordinaire. Interdit et censé être inexistant (Dussy), indicible et donc imperméable à toute évaluation de sa réalité, l’inceste ne pouvait pas faire l’objet de débats publics, ni être appréhendé dans la trame ordinaire du quotidien.

Aujourd’hui, et de façon croissante depuis une vingtaine d’années, ce paradigme incestueux semble voler en éclats. Dénoncées comme un « mal absolu », les violences sexuelles commises sur les enfants, dont l’inceste, sont omniprésentes dans l’espace public. Les campagnes de prévention organisées par les pouvoirs publics se succèdent, les affaires criminelles impliquant des violences incestueuses défraient la chronique judiciaire, les témoignages de victimes investissent les médias (presse, télévision, sites internet), ainsi que d’autres formes narratives (cinéma, littérature, BD), tandis que les sondages alertent sur la fréquence de l’inceste (IPSOS/AIVI, 2010).

Organisé dans le cadre du programme de recherche ANR DERVI (« Dire, Entendre, Restituer les Violences Incestueuses ») par des anthropologues et des historiennes, ce colloque a pour objet l’étude de cette transformation, de ses enjeux épistémologiques et disciplinaires, ainsi que de ses multiples facteurs explicatifs. Il s’agira de comprendre, dans une perspective trans-disciplinaire et trans-périodes, la complexité du fait incestueux, qui peut s’appréhender comme une violence ordinaire réitérée dans un cadre familier, voire quotidien, malgré sa réprobation collective en apparence unanime.

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Appels à contributions : Grèce(s)

Revue « Histoire de l’art » (n° 86)

Date limite de réponse : 15 janvier 2020

2021 marque le bicentenaire de la révolte des Grecs qui aboutit au terme d’une longue guerre à l’indépendance du pays : la Grèce naît alors comme nation moderne et le romantisme, en particulier en France, en fait un de ses thèmes de prédilection, emporté dans un vibrant mouvement philhellénique. La commémoration ne doit toutefois pas cacher qu’il fut et qu’il est d’autres Grèces, de l’Antiquité à nos jours. Aussi le thème de ce numéro est-il décliné au pluriel, car la construction de l’art grec à l’époque moderne n’est qu’un des phénomènes considérés ici. C’est la pluralité des constructions de la Grèce dans l’art qui fait l’unité de la collection d’études et d’essais que nous attendons.

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Appel à contributions : Perspectives sur le voyage dans la Méditerranée ancienne

Revue : Viaggiatori Journal (n° 7)

Date limite de réponse : 19 décembre 2019

L’initiative est née de la collaboration entre Fabio D’Angelo (directeur de la revue Viaggiatori Journal) et Silvana di Paolo (CNR) et voudrait aborder le thème du voyage – compris comme expérience physique, esthétique, imaginaire, symbolique ou métaphorique – dans les régions du bassin méditerranéen, riche de témoignages archéologiques nombreux qui montrent la continuité des installations humaines de la Préhistoire à nos jours.

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Appel à contributions : Formuler l’hypothèse, établir la preuve : du travail sur les sources à l’écriture de l’histoire

Lieu : Paris

Dates : 03-04 juin 2020

Date limite de réponse : 13 janvier 2020

L’hypothèse et la preuve sont intrinsèquement liées aux études en sciences humaines et sociales depuis leur constitution en disciplines scientifiques. Face à la complexité de son objet d’étude, le chercheur avance, de manière provisoire, des hypothèses, des propositions d’explications et d’interprétations qui seront ultérieurement validées ou réfutées. Au XIXe siècle, afin d’asseoir la scientificité de la discipline historique, l’école méthodique a érigé le recours à la preuve comme règle essentielle de cette méthode, enseignée et pratiquée par les établissements de recherche qu’étaient l’École des chartes et l’École pratique des hautes études. La démarche historique est fondée sur l’interrogation des sources en les mettant à l’épreuve de la critique pour en tirer des conclusions. Le recours à la preuve est alors l’élément clé de cette méthode car elle permet de poser une affirmation vérifiable. Comme le rappelle Claude Gauvard, la preuve n’est pas l’apanage du seul historien, mais aussi celui des théologiens, des mathématiciens et physiciens et, surtout, des juges (Dictionnaire de l’historien, 2015, p. 551- 553). Dans les sciences historiques comme dans les procédures judiciaires, on recherche des preuves parce qu’on cherche la part de vérité accessible. Il s’agit alors d’une exigence épistémologique à laquelle le chercheur attache sa crédibilité au sein de la communauté scientifique.

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Appel à contributions revue Sociétés plurielles : « S’expatrier »

Appel à contributions : « S’expatrier »

Pour son numéro 4, à paraître au deuxième semestre 2020, la revue interdisciplinaire à comité de lecture Sociétés plurielles lance un appel à contributions sur le thème « S’expatrier », ainsi qu’un appel à contributions varia (voir la ligne éditoriale ici).

Les propositions d’article (tout comme les compte-rendus et les résumés de thèse) peuvent être envoyés à l’adresse de la rédaction : programmesp@gmail.com. Pour les articles : envoyer un texte d’une page, accompagné d’une courte biographie. Pour les comptes-rendus et les lectures croisés : envoyer directement le texte de 10-15 000 signes, accompagné d’une courte biographie. Pour les résumés de thèse récemment soutenues : envoyer un texte de 10 000 signes, accompagné d’une courte biographie.

Date limite d’envoi : 15 janvier 2020

AAC Symposium des études transrégionales de Dakar (Sénégal), 18-21 mars 2020

Un Appel à communications est ouvert pour un colloque international sur les études transrégionales qui se tiendra au Centre de Recherche pour l’Afrique de l’Ouest / West African Research Center (CROA / WARC) à Dakar, au Sénégal, du 18 au 21 mars 2020.

S’appuyant sur le premier symposium, tenu à Michigan State University en avril 2019, ce symposium a l’objectif d’élargir les discussions sur les études régionales en repensant un nouveau modèle toujours basé sur une connaissance régionale profonde mais qui permet aussi d’établir des connexions interrégionales entre experts .

Le symposium s’articule autour de quatre thèmes largement définis: a) les mobilités humaines, b) la religion, c) les voies alimentaires et les voies fluviales, et d) les nouveaux acteurs transrégionaux. Nous souhaitons des propositions suggérant d’autres thèmes pouvant présenter un intérêt pour le domaine émergent des études transrégionales, et particulièrement celles qui placent le Sénégal et / ou l’Afrique de l’Ouest dans un contexte transrégional.

Plus d’informations : http://francophone.port.ac.uk/?p=2448

 

Appel à communication Colloque international d’histoire de la guerre de Montréal

Appel à communication Colloque international « jeune chercheur » d’histoire de la guerre de Montréal, sur le thème « Femmes en guerre : Du front domestique aux champs de bataille« 

Date : 21-22 octobre 2020

Lieu : Montréal

Ce colloque a pour ambition d’interroger les relations qu’entretiennent les femmes et la guerre et la manière dont les « féminités » s’y construisent. Le colloque se veut interdisciplinaire (histoire, histoire de l’art, études littéraires et philosophie) et ouvert à tous les jeunes chercheuses et chercheurs des cycles supérieurs (maîtrise, doctorat et post-doctorat)

Date limite : 15 janvier 2020

Les propositions de communication (300 mots maximum) peuvent être envoyées en français ou en anglais à l’adresse qui suit : colloque.grhg@gmail.com, avec une brève présentation du corpus étudié (les sources, le cadre de l’enquête et méthodologie) et une courte bibliographie (10 titres max), ainsi que nom, prénom, affiliation institutionnelle, niveau d’étude (maîtrise, doctorat, post-doctorat), curriculum vitae et éventuels besoins de soutien financier (déplacement et hébergement)

Comité scientifique : Violaine Sebillotte Cuchet (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Lyse Roy (UQÀM), Carl Bourchard (Université de Montréal), Ersy Contogouris (Université de Montréal), Piroska Nagy (UQÀM), Frédéric Charbonneau (Université McGill), Benjamin Deruelle (UQÀM) Comité organisateur : Nicolas Handfield, Philipp Portelance, Vicky Laprade, Philippe Sainte-Marie, Chloe Raymond-Poitras, Mathilde Viberti, Alexandre Vaillancourt

Appel à contributions : L’histoire environnementale en France et en Allemagne : problèmes actuels et perspectives d’avenir

Lieu : Institut historique allemand (Paris)

Dates : 16-19 juin 2020

Date limite de réponse à l’appel : 6 janvier 2020

Depuis la fin des années 1960, l’histoire environnementale s’est rapidement développée comme une branche nouvelle et importante de la recherche historique. Située à la croisée de nombreuses approches (histoire économique, histoire des techniques, histoire des sciences, histoire sociale…) elle aborde et renouvelle toutes ces questions. Plutôt qu’une spécialisation sur un objet clairement défini, « l’environnement », l’histoire environnementale propose une nouvelle perspective, attentive à la fois à la nature, à la matérialité des sociétés, aux interactions entre les phénomènes physiques et biologiques et les sociétés, et plus généralement à l’histoire longue des questions environnementales contemporaines.

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Appel à contributions : Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique

Lieu : Lyon

Dates : 15-16 juin 2020

Date limite de réponse à l’appel : 31 janvier 2020

L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en linguistique historique, organise les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Après une première édition dédiée spécifiquement aux langues gallo-romanes, cette seconde édition entend s’ouvrir également à l’étude des langues anciennes indo-européennes. L’objectif de l’événement est de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues anciennes et gallo-romanes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel à la suite duquel des actes seront édités.

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Appel à contributions : Latin et grec au Moyen Âge et à la Renaissance. VIe congrès de la SEMEN-L (Société d’Études Médio- et Néo-Latines)

Lieu : Dijon

Dates : 10-13 juin 2020

Date limite de réponse à l’appel : 15 janvier 2020

Le congrès portera d’abord sur la situation spécifique du grec au Moyen Age et à la Renaissance et sur ce que Jacqueline Cerquiglini-Toulet appelle « l’imaginaire » de cette langue : quelle force symbolique véhiculent l’apprentissage et la connaissance du grec et de son alphabet étrange ? Qu’en est-il de cette langue par rapport aux deux autres « langues sacrées » définies par Isidore de Séville dans ses Etymologies, IX (le latin et l’hébreu) ? Quelles sont ses qualités propres et pourquoi l’étudie-t-on ? Comment les études grecques se sont-elles constituées ? Quelles résistances ont-elles rencontrées ? Dans La Bataille du grec à la Renaissance, Jean-Christophe Saladin a évoqué « la violence des résistances » que lui opposèrent les scholastiques et a montré comment le statut de la langue grecque a été lié à celui de l’hébreu, avant que les textes grecs ne soient clairement mis à l’index, mais bien des choses et des hommes restent à évoquer sur le sujet. On se demandera aussi comment la langue grecque participe spécifiquement de la translatio studii et imperii. On pourra par exemple, comme l’a fait le regretté Philip Ford pour Homère (De Troie à Ithaque), étudier la diffusion de telle ou telle œuvre grecque à l’échelle européenne, en identifiant et analysant, entre le Moyen Age et la Renaissance, les différentes éditions, les commentaires, les traductions vernaculaires, ou encore latines.

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