Appel à contributions : frontières spatiales, frontières sociales

Lieu : Perpignan

Dates : 21-24 mai 2020

Date limite de réponse à l’appel : 22 avril 2019

La frontière n’est pas un objet historique nouveau: au XIXe siècle, la naissance de la discipline historique fut contemporaine de celle des frontières des États-nations, souvent décrites comme naturelles. Le Moyen Âge fut alors vu longtemps comme une période de transition entre l’Antiquité, marquée par le modèle du limes romain, et les frontières de l’État moderne. La pluralité des définitions et des conceptions de la frontière, à la fois fermeture d’un territoire et zone de passage, a cependant donné lieu très tôt à une abondante historiographie, très diversifiée selon les pays. Si des propositions peuvent s’insérer dans ce cadre, le congrès commencera, après le rapport introductif, par une table-ronde présentant plusieurs traditions historiographiques nationales, afin d’en saisir les enjeux. Mais au-delà de cette diversité, la frontière doit être pensée comme une construction sociale, autant que politique, comme le lieu d’un rapport très singulier entre un espace spécifique et des constructions sociales qui lui sont propres. Ce 51e congrès de la SHMESP entend donc proposer une histoire sociale de la frontière, afin de voir dans quelle mesure s’y construisent des formes de relations sociales originales, qui en retour contribuent à définir et transformer ces espaces – et ainsi comprendre ce qui crée la frontière, qui la crée et selon quelles modalités.

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AAC: Accepter, oublier ou valoriser les fortifications des villes du Nord-Ouest de l’Europe depuis le Moyen-Âge

Date : 18 octobre 2019

Date limite réponse appel: 23 avril 2019
Lieu : IRHiS, Université de Lille (site du Pont-de-Bois)

Les fortifications et les citadelles font sans conteste partie du paysage et du tissu urbains de l’Europe du Nord-Ouest. Imposées par une géographie défavorable à la défense en l’absence de grands massifs montagneux ou forestiers, ces enceintes n’ont cessé d’évoluer depuis le Moyen-Âge avec les progrès de l’artillerie et de la poliorcétique. Le mur médiéval a progressivement fait place, sans systématiquement disparaître, à la fortification bastionnée de l’époque moderne pour aboutir à une ruralisation des défenses avec la construction de forts détachés. Parce qu’elles ont été érigées par les pouvoirs locaux pour protéger leurs biens ou par les États souverains pour renforcer leurs possessions territoriales, ces architectures défensives sont perçues différemment en fonction des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels qui peuvent s’y rattacher. Symboles de l’autonomie municipale ou de l’oppression étrangère, entraves imposées aux autorités civiles par les militaires, réserves foncières dans un espace saturé, les fortifications ont été vécues avec équivoque entre l’obstacle, la contrainte ou l’opportunité. Au XIXe siècle débute leur lent déclin, aboutissant à leur progressif déclassement et ouvrant la voie à un démantèlement ou une éventuelle conservation.

Appel complet ici

Appel à contributions : Maître(s) et disciple(s)

Revue : « Quêtes littéraires », n° 9

Date de parution : décembre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 15 mai 2019

Envisagés sous l’angle de leur étymologie, les deux termes clés évoqués dans le titre, maître et disciple, s’avèrent être foncièrement antonymiques. En effet, le magister latin issu de « magis » a la même racine indo-européenne « meg(h) » que le latin « magnus » ou bien le grec « megas » – tous signifiant « grand ». Cependant, considérée dans une perspective plus générale, cette étymologie peut également nous placer dans un champ plus vaste, celui que nous voulons situer au cœur des réflexions, à savoir celui des relations maître-disciple ainsi que des rôles qu’ils prennent l’un vis-à-vis de l’autre dans les littératures française et francophone à travers les siècles.

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Appel à contributions : Le rayonnement d’une cathédrale

Lieu : Université de Picardie (Amiens)

Dates : 06-08 février 2020

Date limite de réponse à l’appel : 15 mai 2019

À l’occasion du 800e centenaire de la cathédrale d’Amiens, le rayonnement de la cathédrale sera envisagé à différentes échelles, locale, régionale, nationale et européenne, sous les angles spirituel, matériel et temporel, et sur une période allant du Moyen Âge jusqu’à nos jours. Depuis plus d’un siècle, des historiens, historiens de l’art, archéologues du bâti, archéomètres, anthropologues et plus récemment informaticiens ont investi la cathédrale d’Amiens dans la perspective d’ouvrir de nouveaux champs de prospections. Il s’agira d’en dresser un bilan, à travers le prisme du rayonnement et de la réception du monument.

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Appel à contributions : Nourrir, se nourrir, enjeux de pouvoirs de l’Antiquité au Moyen Âge

Lieu : Université de Picardie (Amiens)

Dates : 18-19 novembre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 30 avril 2019

L’histoire de l’alimentation a été beaucoup explorée durant les vingt dernières années, selon des approches variées allant d’une très classique analyse économique au vaste champ de l’anthropologie historique. Les enjeux de pouvoir représentés par la maîtrise du ravitaillement ainsi que par la redistribution de la nourriture, voire ses usages symboliques, ne sont naturellement pas non plus un domaine vierge. Cependant, ces thématiques mériteraient peut-être de se voir accorder une place plus centrale que cela n’a été le cas jusqu’à présent, et c’est là l’ambition du colloque « Nourrir, se nourrir : enjeux de pouvoir de l’Antiquité au Moyen Âge », organisé à Amiens les 18 et 19 novembre 2019 : reprendre ces questions à nouveaux frais dans une perspective diachronique allant de la période archaïque à la fin du Moyen Âge.

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Appel à contributions : Max Weber, la « domination féodale » et les médiévistes

Lieu : Université d’Artois (Arras)

Dates : 08 novembre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 1er juin 2019

Les réflexions du sociologue allemand Max Weber (1864-1920) sur les ressorts de la domination (Herrschafftsbetrieb) ont animé de longue date les travaux des sociologues, politistes et historiens des pouvoirs. Toutefois, celles-ci ne furent longtemps diffusées que par le biais d’éditions posthumes incomplètes –Wirtschaft und Gesellschaft (cinq éditions entre 1921 et 1974) –et,auprès du lectorat français, de traductions partielles –Économie et société(1955) et Le savant et le politique(1959) –, livrant un état incomplet de l’architecture heuristique élaborée par Max Weber. Ce déficit a été récemment souligné et corrigé par la publication, suivi d’une traduction française sous l’égide d’Isabelle Kalinowski et Yves Sintomer, des manuscrits originaux consacrés à la domination(Max Weber, La domination, trad. et éd. I. Kalinowski et Y. Sintomer, Paris, La Découverte, 2013). Cette nouvelle édition vient notamment compléter la casuistique wébérienne des régimes de domination, en ajoutant aux côtés des formes bien connues de dominations «bureaucratique» (ou«légale-rationnelle»), «patrimoniale» et «charismatique», une «quatrième voie» baptisée par le sociologue «domination féodale». Max Weber livre à travers elle une analyse des structures féodales –recourant parfois au comparatisme entre l’Occident et l’Orient–qu’il présente comme un «cas-limite», une forme hybride de domination au sein de laquelle les logiques propres aux trois régimes de domination précédemment évoqués s’entremêlent. Ce faisant, Max Weber fait de la société féodale un laboratoire, tout autant qu’une matrice, de la modernité politique et des logiques de domination qu’elle déploie, et invite à rendre à la période médiévale toute sa place dans l’explication de la «grande divergence» (Sonderweg)historique de l’Europe moderne. Interpelés au premier chef par cet état renouvelé de la sociologie politique wébérienne, les médiévistes semblent pourtant ne pas s’être encore pleinement saisis des clefs interprétatives fournies par cette récente révision

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Appel à contributions : Innovation et Communautés médiévales en Europe du Nord-Ouest (1200-1500)

Lieu : Université de Münster (Allemagne)

Dates : 20-22 novembre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 1er juin 2019

Une enquête récente réalisée en Allemagne a montré que face à la révolution numérique et à l’accélération des innovations technologiques dans le domaine de l’information, nombre d’hommes et de femmes observaient ces changements technologiques avec autant de curiosité que d’appréhension, craignant un surmenage inévitable sur le front de leurs activités professionnelles. Si la fascination pour ces innovations peut constituer une force motrice pour une adaptation à ce ‘nouveau monde’, la crainte engendrée prouve qu’après deux siècles de modernité, l’émergence d’innovations technologiques et économiques continue à nourrir des sentiments ambivalents. Ce regard sur les sociétés contemporaines remet en question le lien bien établi entre innovation et modernisation. Toutefois ce phénomène est loin d’être propre aux sociétés modernes et contemporaines et la fin du Moyen Âge, qui n’a encore jamais fait l’objet d’une étude systématique sur ce sujet, se révèle essentielle pour comprendre les mécanismes humains d’adaptation, mais aussi les enjeux culturels qui facilitent ou bloquent les transitions. Débarrassés de toute perspective téléologique sur l’innovation, la période (XIIIe – début XVIe siècle) et l’espace (Europe du Nord-Ouest) que nous souhaitons placer au cœur de cette rencontre pourront servir de laboratoire d’analyse, afin d’estimer les conditions de réception de l’innovation et les réactions suscitées par l’irruption de la nouveauté.

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Appel à contributions : Environnement, ville et pouvoirs

Lieu : Université de Paris-Est Marne-la-Vallée

Date : 11 octobre

Date limite de réponse à l’appel : 1er mai 2019

Alors que les enjeux environnementaux prennent une place croissante dans tous les esprits, force est de constater que les acteurs qui ont un pouvoir sur ces questions n’en tirent pas toutes les conséquences, quelle que soit l’échelle d’action territoriale : les atermoiements de la COP24, la polarisation des oppositions autour des projets d’aménagement, ou encore les contradictions dans les modes de vie des individus nous le rappellent. Cela est en particulièrement le cas pour les territoires urbains, dénoncés comme des centres d’hyper-consommation des ressources, producteurs d’injustices et qui sont parfois détestés et fuis pour des raisons environnementales ou hygiéniques (Baubérot, Bourillon, 2009). Ces enjeux relatifs aux rapports entre nature et société font l’objet d’interrogations par les chercheur·es en sciences humaines et sociales, en particulier depuis les années 1990-2000. Au-delà des analyses produites par les chercheur·es sur les politiques environnementales menées depuis les années 1970 dans la plupart des territoires, la notion d’environnement conduit à porter un regard neuf sur des phénomènes historiques, géographiques ou sociaux significatifs des rapports entre les sociétés et leurs milieux.

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Appel à contributions : Mysticism and/as Love Theory

Lieu : Nimègue (Pays-Bas)

Dates : 28-29 novembre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 1er juin 2019

What is love? Though we all know the answer, this is not an easy question. Is love not a mystery in the end? Yet, is this, too, not just another answer calling for further reflection and explanation? Mystics love God. And since God is not the easiest partner, they have always felt the need to reflect upon their love profoundly. Though suspicious about theory as such, they do not shy away from reflection upon love’s mysteries. On the contrary, their writings often contain genuine ‘theories of love’. The works of Bernard of Clairvaux, Hadewijch, Ruusbroec, François de Sales, Madame Guyon, Thérèse de Lisieux or Simone Weil can all be read as such. Contemporary philosophical, theological, psychoanalytical and psychological theories of love often refer to love theories present in the mystical tradition.

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Appel à contributions : Diffusion du savoir zoologique dans l’Antiquité tardive et la période byzantine

Lieu : Trèves (Allemagne)

Dates : 18-19 octobre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 15 avril 2019

Cette conférence se propose d’analyser le processus de diffusion et de transformation des connaissances zoologiques au cours de l’antiquité tardive et de la période byzantine à partir de cas d’études particuliers. Seront abordés des auteurs ou des textes significatifs, en latin, en grec ou en arabe, ainsi que des images ou des séries iconographiques, ou encore, dans une perspective plus large, des genres de textes ou de productions culturelles ou l’influence sur la littérature et l’art de certains contextes culturels.

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