Appel à contributions : Journée d’études de l’AJCH : Les sources perdues : une fatalité pour l’historien ?

Lieu : Tours

Date : 04 juin 2020

Date limite de réponse à l’appel : 15 mars 2020

Quel chercheur en archives n’a pas été confronté à cette mention administrative, synonyme d’une privation de source et toujours, naturellement, celle qu’il aurait souhaité particulièrement consulter. Au-delà du cadre archivistique : quel chercheur en histoire ne s’est jamais trouvé face à une absence de données, un vide, une destruction irrémédiable, une source perdue ? Est-il néanmoins impossible à franchir ? Le chercheur est-il réellement, ou seulement momentanément bloqué par cet aléa ? Comment traite-il ce cas ? Peut-il contourner la difficulté et auquel cas, comment ? Les nouvelles technologies sont-elles un atout toujours plus essentiel en la matière ? Les sources perdues sont-elles une fatalité pour l’historien ?

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Appel à contributions : Pratiques funéraires et identité(s)

Lieu : Strasbourg

Dates : 17-18 novembre 2020

Date limite de réponse à l’appel : 05 avril 2020

La mort d’un individu dans une communauté entraîne généralement la mise en place d’une chaîne opératoire funéraire complexe répétée de décès en décès. Elle s’oppose en cela aux dépôts non funéraires, caractérisés par l’absence de funérailles et/ou de tombe dédiée (rejet ou abandon du cadavre, privation de sépulture – Boulestin 2016). L’étude de la « pratique »(ibid.) d’un groupe donné et de sa variabilité permet de saisir des contrastes dans le traitement des défunts et d’appréhender plusieurs aspects de la société des vivants. Les rituels et funérailles – difficilement saisissables dans le cas des populations pré- et protohistoriques -, ainsi que les gestes funéraires révèlent de facto une ou plusieurs des identités du défunt. Il peut s’agir de son identité individuelle, liée par exemple à son sexe, son âge ou son statut social, mais également de son identité collective, qui est quant à elle « vécue et produite » (Lenclud 2008) et qui renvoie à son appartenance à un groupe. Le rôle de la pratique funéraire, dans ce dernier cas, est ainsi de maintenir les liens entre ses acteurs et de s’assurer de sa pérennité.

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Appel à contributions : Arbitraire et arbitrages : les zones grises du pouvoir (XIIe-XVIIIe siècle)

Lieu : Montréal (Canada)

Dates : 5-7 mai 2021

Date limite de réponse à l’appel : 1er mai 2020

Dans le monde occidental contemporain régi par le droit et la loi, par les constitutions et les chartes, envahi par une normativité galopante, l’idée que le pouvoir puisse avoir une part d’arbitraire peut surprendre ou choquer. En 1690 pourtant, Antoine Furetière proposait une définition nuancée de l’arbitraire, reflétant une signification ancienne inspirée de la pratique du droit : « qui dépend de l’estimation des hommes, qui n’est point fixé par le droit, ni par la loi » ; un sens que l’on retrouve déjà chez Jean Froissart en 1397 : « qui dépend de la décision du juge », tout simplement. Ce colloque, au carrefour de l’histoire, du droit, de la philosophie et de l’anthropologie, propose d’envisager de manière pluridisciplinaire ou interdisciplinaire et par une lecture comparative les pratiques arbitraires/arbitrales dans le champ du droit privé, du droit pénal et de l’exercice du pouvoir public.

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Appel à contributions : Pour une histoire décentrée de la danse

Lieu : Lyon

Dates : 17-19 septembre 2020

Date limite de réponse à l’appel : 13 mars 2020

Comment l’histoire de la danse est-elle reconfigurée, bousculée et stimulée par la recherche actuelle ? En parallèle de la biennale de la danse de Lyon et la sortie d’un nouvel ouvrage collectif d’Histoire de la danse en Occident aux éditions du Seuil en septembre 2020, ce colloque international se propose d’élargir les questions qui y sont posées et de penser collectivement les formes de décentrement déjà à l’œuvre ou en cours de développement dans les travaux en histoire de la danse.

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Atelier : Monnaies et Méthodes. Actualité de la recherche doctorale en numismatique

Lieu : Orléans

Dates : 05-06 juin 2020

Les doctorants travaillant à partir de la documentation numismatique ne bénéficient à l’heure actuelle d’aucune initiative d’ampleur visant à favoriser leurs échanges. Si ce constat peut s’expliquer en partie par les cloisonnements chronologiques traditionnels, il n’en est pas moins regrettable. Depuis la construction du corpus numismatique jusqu’à l’étude historique ou archéologique, les questionnements et la méthodologie mobilisés ont en effet beaucoup en commun quelle que soit la période étudiée.

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Appel à contributions : Espace(s) et pouvoir(s)

Lieu : Poitiers

Dates : 9-10 avril 2020

Date limite de réponse à l’appel : 15 février 2020

La notion d’« espace » est un concept que l’on rencontre constamment au gré de nos recherches : l’ « espace » peut être considéré comme un cadre territorial (un pays, une ville, un département, une région…), comme un lieu physique précis (un bâtiment, une salle…) ou encore comme un espace symbolique (réseaux iconographiques dans les églises, espaces liturgiques et cérémoniaux…). C’est une source de réflexion et de développements très divers car ce concept porte en lui un aspect multidimensionnel qui comprend aussi bien des notions géographiques, sociales et culturelles. L’« espace » peut être compris soit comme un territoire, c’est-à-dire un espace à l’empreinte humaine forte délimité par des frontières politiques (cité, seigneurie, commune, etc.), soit comme une étendue physique régie par des contraintes naturelles (chaînes de montagnes, interfaces maritimes, etc..).

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CfP »La storia di genere: percorsi, intrecci, prospettive ». VIII Congresso della Società Italiana delle Storiche, Verona, 4-6 febbraio 2021

The 8th Conference of the Italian Association of Women Historians will be held in Verona from February 4-6, 2021 at the University of Verona, and will be dedicated to « Gender History: Paths, Intersections, Perspectives »

Anyone wishing to participate must submit a panel proposal to the Scientific Committee, dealing particularly with the following topics:

– collective action by women: the multiple roots and various orientations of different
expressions of feminism;
– the construction of the sexualized body and the life sciences;
– critique and/or the deconstruction of gender binarism with particular attention to the
questions raised by LGBTQ+ studies;
– gender, reproduction, kinship and relationality;
– the impact of environmental policies and of the new gender technologies;
– interactions between gender and the sacred;
– media languages and representations of gender;
– policies of desire and policies of rights;
– production and consumption from a gender perspective.

Every panel will be composed of 3 presenters and 1 discussant.

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AAC Séminaire doctoral « Histoire et images », Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Appel à communications, Séminaire « Histoire et images »

L’appel à communications du séminaire « Histoire et images » de l’École doctorale d’Histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qui se déroulera le 21 mars 2020 est ouvert.

Les propositions de communication (titre, résumé de 300 mots environ), accompagnées d’une courte présentation de l’auteur.trice, sont à envoyer avant le 24 février à : Mathilde Kiener (mathilde.kiener@etu.univ-paris1.fr) et Victoria Márquez Feldman (victoria.marquez@univ-paris1.fr)
Les contributions de l’atelier seront publiées dans Hypothèses, revue à comité de lecture (https://www.cairn.info/revue-hypotheses.htm)

 

Argumentaire: 

En 1995, Francis Haskell (L’Historien et les images) rappelle l’ancienneté de l’utilisation de l’image comme source en histoire et examine les spécificités du statut et des usages conférés aux documents figurés. Dès son premier numéro, la revue Hypothèses fait état d’un stage coordonné en 1997 par Denis Woronoff sur le thème « les images, source d’histoire », où s’affirme la nécessité de dépasser la fonction d’illustration des images et leur apparente transparence. Dans cette même revue, ce questionnement se poursuit durant l’année 2000-2001 lors d’un séminaire doctoral consacré à ce thème. Plus récemment, la dernière édition des Rendez-vous de l’Histoire de Blois s’est interrogée sur la « puissance des images», en tentant de rendre justice à la fois à la variété des supports et la pluralité de leur efficience.
Ce séminaire doctoral invite à prolonger la réflexion sur les négociations entre histoire et images, en explorant non seulement ce que l’historien fait des images, mais aussi ce que les images font à l’histoire. Devant la multiplicité des images, de leurs formes et de leurs usages, deux axes de recherche  sont privilégiés (liste non exhaustive et non-limitative) :

Axe « Sources, matérialité, multiplicité, diffusion »
L’image peut désigner une représentation contemporaine de la période étudiée, tout comme elle peut n’être que le mode d’enregistrement d’une documentation plus ancienne. Qu’il s’agit de l’un ou l’autre
cas, l’étude des images et de leurs diffusions est aujourd’hui favorisée par des matérialités et des accessibilité nouvelles, via les campagnes de numérisation et les progrès de la communication, le développement du numérique, des moteurs de recherche et des bases de données, facilitant l’écriture d’une histoire comparée ; En quoi ces nouveaux types de supports et de diffusion incitent à considérer
différemment les images comme des sources, et influencent à la fois la construction d’un corpus et la nature des recherches qui lui sont consacrées ?

Axe « Re-présentation, conditions de production et de réception »
Le terme « image », dans son acceptation de « représentation perceptible d’un être ou d’une chose » invite à questionner la façon dont les images peuvent être vecteurs de re-présentations, oeuvrant
dans l’ordre du symbolique (Louis Marin). Il peut être également nécessaire d’analyser la « puissance agissante de l’image », qu’il s’agisse de considérer l’image comme « matrice de l’histoire » (Eric Michaud), ou comme récit constitutif participant à l’élaboration a posteriori d’un événement et par là d’une mémoire collective (Audrey Leblanc).

AAC Data for History 2020 : Modelling Time, Places, Agents – Berlin, 28-29 mai

Le consortium Data for History  organise un colloque sur le thème « Modelling Time, Places, Agents », qui aura lieu à l’université Humboldt de Berlin les 28 et 29 mai 2020.

Les propositions de communications doivent comprendre entre 750 et 1000 signes, les propositions de poster entre 250 et 500 mots.

Les doctorants et jeunes chercheurs pourront, dans la limite des possibilités, obtenir un soutien financier.

 

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AAC: Acteur(s) et actrice(s) en sciences humaines et sociales

Lieu de la manifestation : MMSH Aix-en-Provence
Date(s) : 12/05/2020
Date limite de réponse à l’appel : 27/03/2020

Collectifs, animaux, objets, intelligences artificielles sont autant de catégories qui aujourd’hui questionnent les contours du concept d’acteur en sciences humaines et sociales. L’acteur·rice se caractérise comme celui ou celle qui agit, qui mène une action, ou encore qui interprète. Au-delà de cette définition, de nombreuses déclinaisons — actant, agent — ainsi que des termes connexes — sujet, individu, personne — révèlent des approches méthodologiques spécifiques parfois en opposition : individuel/collectif, micro/macro, subjectivisme/objectivisme, quantitatif/qualitatif, point de départ/d’arrivée de la réflexion, agissant/non agissant.
Interdisciplinaire, le concept d’acteur semble être omniprésent et constamment mobilisé dans les recherches menées en sciences humaines et sociales au point de faire consensus. Il apparaît comme unité fondamentale de nombreuses disciplines. Toutefois, la dialectique entre holisme et individualisme a fait l’objet de débats au sein des sciences humaines et sociales. Au début du XXe siècle, déjà, le sociologue François Simiand dénonçait l’individu comme l’une des trois idoles des historiens avec l’idole politique et l’idole chronologique . Cette critique a conduit l’école des Annales à délaisser l’individu, la figure des « grands hommes » et le genre biographique. En littérature, le structuralisme annonçait la mort de l’auteur dépossédé de son oeuvre . Cependant, dans les années 1980, la crise des structures impersonnelles de l’analyse — idéologies, sociétés, économies — conduit à un « retour de l’acteur  » aux multiples visages : l’« inflexion actorielle  » en géographie, la microstoria , la théorie de l’acteur-réseau en sociologie , les capacités auto-instituantes de l’acteur en anthropologie , etc. Ainsi, au regard des multiples évolutions épistémologiques, il apparaît que la façon de concevoir l’acteur n’est pas neutre et influence les analyses.
C’est dans cette même dynamique que le séminaire Jeunes chercheurs·euses s’inscrit. Le concept y a été exploré au prisme de quatre thématiques : « Pratiques et stratégies », « Normes et transgressions », « Mobilité et spatialité », « Genre et agentivité » .

Appel complet ici