Appel à communications – La place de la controverse dans les études du politique

Lieu: Paris-Est
Date: 18-19 décembre 2017
Date limite de soumission: 13 juillet 2017

Nous proposons d’organiser notre colloque autour de deux axes :
1) Le premier axe privilégiera une dimension discursive et mobilisera plutôt des travaux de philosophie attachés à reconstituer les termes d’une délibération en contexte de crise, d’incertitude ou de confrontation à l’indécidable. Par exemple, l’accent pourra être mis sur les controverses relevant du domaine de l’éthique, et notamment de l’éthique médicale et/ou soignante, en privilégiant des analyses philosophiques de notions qui font problème de manière cruciale dans le monde du soin (par exemple la technoscience, la relation médecin-malade, l’organisation des soins et l’injonction managériale etc.) et des grands auteurs de philosophie morale contemporaine comme Hans Jonas, Paul Ricoeur ou Emmanuel Lévinas.
2) Le deuxième axe visera à opérer un travail de contextualisation des discussions théoriques dans une perspective à la fois sociologique et historique. Ainsi, en mobilisant des approches d’histoire et de sociologie des idées, il s’agira en particulier d’évaluer la place respective des acteurs (positions, valeurs, intérêts) et des idées (notamment à travers les croyances et les arguments). Ce faisant, on posera entre autres les questions suivantes : la déconstruction des situations de tension et de dispute propres aux controverses suppose-t-elle de dépasser les approches idéelles (et la réification par les idées qu’elles impliquent) en reconstruisant les contextes pratiques et les acteurs en lutte ? Quels rapports les prises de parole entretiennent-elles avec les prises de position et donc avec les positions d’acteurs concrets ?
L’enjeu de ce colloque consistera non pas à juxtaposer mais bien à articuler ces deux axes.

Plus précisément, on privilégiera autant que possible un pluralisme méthodologique en associant pour chaque objet de controverse une approche philosophique ou juridique et une approche de sciences sociales (science politique, sociologie, économie).

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Appel à communication: Symbolique, traditions et identités militaires. Colloque organisé par le Service historique de la Défense (SHD) et le réseau des historiens du SHD

Lieux : Château de Vincennes

Dates : 21 et 22 septembre 2017

Date limite de l’appel à communication: 30 mai 2017

Comme tout groupe professionnel, la société militaire cultive ses traditions et son patrimoine symbolique. Toutefois, ce trait relativement commun, possède, dans cet univers, des caractères très spécifiques et, surtout, particulièrement marqués. La symbolique et les traditions militaires ne servent pas uniquement à exprimer une appartenance à un groupe, car elles constituent, également, un accompagnement indispensable dans l’épreuve de la guerre. C’est pourquoi la symbolique et les traditions font l’objet d’une attention particulière, voire d’une véritable sacralisation, qui s’exprime, par exemple, dans les honneurs rendus au drapeau et à la mémoire des morts.

La symbolique et les traditions font ainsi l’objet d’une prise en charge institutionnelle, dont l’analyse pourra constituer un premier axe de réflexion de ce colloque. On pourra ainsi s’interroger sur la façon dont, dans le passé ou dans le temps présent, les patrimoines symboliques et historiques ont été constitués et gérés, dans différents environnements institutionnels et politiques. On se souvient, par exemple, que la Troisième République mena dans ce domaine une action particulièrement importante en systématisant la rédaction d’historiques régimentaires ou en attribuant à chaque régiment un nouveau drapeau, dont la dotation constitua le cœur de la première cérémonie de la fête nationale, le 14 juillet 1880.

Un rapide tour d’horizon des pratiques institutionnelles suffit à mesurer l’extrême diversité des symboles et des traditions cultivés au sein des armées. Un second axe de réflexion pourrait ainsi être consacré à l’exploration et à l’analyse de cette diversité. Les patrimoines symboliques et historiques se déclinent, en effet, à de multiples niveaux : les unités, les armes et subdivisions d’armes, les écoles, les spécialités, les grades, etc.  A défaut de présenter un inventaire exhaustif de ces multiples déclinaisons, ce colloque aura pour objectif de mettre en valeur la diversité des identités constitutives du fait militaire. En effet, les armées sont un assemblage de talents et d’identités. Comme l’expliquait La Fontaine, dans la fable Le lion s’en allant en guerre : « Le monarque prudent et sage / De ses moindres sujets sait tirer quelque usage, / Et connaît les divers talents. »

Mais au-delà de la diversité, se pose, bien sûr, la question de l’unité, c’est-à-dire du caractère commun qui les rassemble en dessinant les contours de la militarité. Comment cet assemblage contribue-t-il au façonnement d’une identité militaire, qui les regroupe et les transcende toutes ? La question se pose également à l’échelle des individus, qui se situent à la confluence de plusieurs appartenances. Les symboles et les traditions fabriquent ainsi un sentiment d’affiliation un esprit de corps et, par leur addition, elles contribuent à faire de chacun un personnage singulier. Une décoration n’est-elle pas une « distinction », qui marque la fidélité d’un individu à un ensemble de valeurs et de normes, tout en soulignant son irréductible singularité ? C’est ainsi que les « placards » de médailles racontent toujours une histoire singulière. C’est cette double logique que le sociologue Bernard Lahire qualifie de « distinction de soi », dans La culture des individus, marquant à la fois la force des logiques collectives et les stratégies individuelles de distinction.

Une sémiotique, propre au monde militaire depuis l’Antiquité, s’est finalement construite autour d’un puissant système symbolique. La diversité même des costumes ou des insignes, leur évolution et leur adaptation au cours de l’histoire, leur surprenante variété, méritent une analyse pluridisciplinaire, nécessaire pour mieux comprendre leur fonction dans la société militaire.

Le colloque pourrait ainsi s’organiser en trois demi-journées :

1-      La prise en charge institutionnelle

2-      La diversité des pratiques et des identités

3-      L’identité militaire

NB : ces problématiques pourront être traitées dans un  contexte français ou étranger.

Consignes : les propositions de communication (environ 2 000 signes) et une courte biographie sont à renvoyer à l’adresse : eric2.benard@intradef.gouv.fr pour le 30 mai 2017.

Appel à communications – Temporalité(s) politique(s) – Autonomisation et rapport au temps des acteurs publics

Lieu: Lyon
Date: 30 novembre et 1er décembre 2017
Date limite de soumission: 1er juin 2017

Ce colloque vise à interroger les formes de la construction d’une temporalité politique structurante et les articulations entre la grande variété des rapports aux temps propres à chaque type d’acteurs sociaux dans le monde politique, et le temps a priori dominant du mandat électoral. Nous souhaitons interroger les hypothétiques spécificités de ce rapport au temps en politique et ses transformations dans différents types d’activité. À partir des travaux produits depuis quelques années sur les temporalités politiques, ce colloque sera l’occasion d’approfondir la compréhension de cette dimension trop souvent naturalisée des formes du gouvernement. En saisissant les temps des politiques comme objets, comme enjeux et comme marqueurs, les communications auront à cœur de renouveler nos questionnements sur les effets de la multiplicité des temps et des rapports aux temps, des rythmes, des cycles, des horizons et de leurs usages dans la mutation des démocraties contemporaines.

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Appel à communications – « Fraude, Frontières et territoires »

Lieu: Paris, Ministère de l’Economie et des Finances
Date: 23-24 novembre 2017
Date limite de soumission: 30 juin 2017

Nous souhaitons aborder la fraude comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Les économistes, les sociologues et les psychologues cherchent à évaluer (au sens de la mesure et au sens de l’analyse des comportements et des motivations) le phénomène et son impact, les juristes définissent le périmètre de la légalité et ses transformations, les spécialistes des sciences de gestion s’intéressent aux organisations publiques et privées, les médecins analysent l’effet des trafics de médicaments sur la santé publique, les chimistes permettent de prendre en compte les évolutions des moyens des douaniers, les informaticiens, les politistes apportent d’autres éclairages. Chacun est conscient de la nécessité de s’enrichir des points de vue des autres disciplines pour saisir la complexité du phénomène et de ses implications.

Situer le processus de la fraude dans les dynamiques de l’économie suppose de saisir les motivations des acteurs de l’illicite et de s’intéresser aux limites entre le licite et l’illicite, à ceux qui les définissent et qui les légitiment et à ceux qui les transgressent. Il s’agit aussi de faire intervenir des « praticiens » de la lutte contre la fraude afin de croiser plusieurs échelles : celle, micro, du terrain, celle, macro, de la décision politique, et celle, méso, des syndicats de douaniers, des corps du contrôle fiscal.

Pour réunir tous ces intervenants autour d’une thématique aussi large, il paraît important d’adopter un thème fédérateur qui pourrait être celui des frontières et de leur rôle dans les dynamiques de l’économie. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme. Ce colloque a vocation à construire une  synergie entre les approches disciplinaires et à mettre en évidence des liens entre les échelles d’analyse proposées dans les communications.

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Appel à communications – Radical Americas 2017 : Legacies

Lieu : Londres, UCL – Institute of the Americas
Dates : 11-12 septembre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 24 avril 2017

The fifth Radical Americas conference will take place at UCL Institute of the Americas, London on 11th and 12th September 2017. The conference falls in a year of many anniversaries, offering an opportunity to examine the legacies of various radical movements, events, writers, artists and activists. Yet the careful examination of the past should not distract us from the urgent tasks of the present, and we will consider the challenges for radicals in the Americas in the current conjuncture.

Individual proposals or complete panels (3 x 20m papers) are welcome. Authors of outstanding papers will be encouraged to submit their work to the Radical Americas Journal, published by UCL Press.

As in previous years, we hope to offer some financial assistance to those who need it most. The anticipated cost for the two day event is £75 for those who can afford it (or can expect institutional support), and £35 for those who cannot (a voluntary distinction).

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Appel à communications – Périodisations et temporalités dans un contexte global

Lieu : Berlin, Maison de France
Dates : 7-9 décembre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 30 avril 2017

Le Forum Transregionale Studien et la Max Weber Stiftung lancent un appel à communications pour participer à un colloque international de trois jours à Berlin sur le thème de des périodisations historiques envisagées dans une perspective transrégionale. Cette rencontre est co-organisée et conçue par Thomas Maissen (IHA), Barbara Mittler (Centrum für Transkulturelle Studien de l’université de Heidelberg) et Pierre MONNET (Institut franco-allemand de sciences historiques et sociales de Francfort). Elle débutera par une conférence inaugurale le 7 décembre et durera jusqu’au 9 décembre au fil de plusieurs sections thématiques. Elle se déroule en coopération avec le Einstein Center »Chronoi« ainsi que la Graduate School »Global Intellectual History« de la Freie Universität Berlin et de la Humboldt-Universität de Berlin.

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Appel à contributions – The Jewish family in Europe and the Mediterranean from the Middle Ages to our days

Revue : Annales de démographie historique
Date limite pour une proposition d’article : 1er septembre 2017

Une réponse sera donnée le 15 septembre 2017, puis article attendu pour le 1er février 2018. Les articles de 75 000 caractères maximum peuvent être rédigés en anglais ou en français.

The history of the family is at the center of a considerable historiographical renewal that has marked Jewish studies during the last decades. The medievalists were the first to widely study small groups and Jewish family networks in order to better understand the settlement and diffusion of the Jewish population in a territory or their relations with the majoritarian society. Being particularly heterogeneous, the Jewish diaspora is traditionally divided into several groups and factions dependent on ritual practices, geographic provenances and affiliations or legal traditions, more or less influenced by the local contexts the different Jewish populations were settled in.
Comparative, diachronic, interdisciplinary and quantitative perspectives are welcome: we do not intend to limit the volume to case studies, but to analyze the Jewish family on a larger scale and in its diversity by combining the existing rich historiography on the subject with efforts towards synthesis and original pieces of research opening new prospects of research.

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Appel à communications – L’art de la bataille. Stratégies visuelles de la scène de bataille de la Renaissance à nos jours

Lieu: Rome
Date: 16-17 novembre 2017
Date limite de soumission: 15 mai 2017

La mise en images de la bataille a toujours représenté un défi pour les artistes car l’action militaire requiert un agencement formel capable de transmettre l’ampleur – géographique, humaine, matérielle, mais aussi politique et idéologique – des événements. Pour répondre à cette exigence, les artistes ont déployé des ressources créatives liées aux spécificités de chaque médium artistique, afin de donner au spectateur une image immersive ou pédagogique de la scène de bataille.

Le colloque propose d’étudier la naissance de cette ambition et les modalités selon lesquelles des artistes, dans différents contextes de commande ou de création, ont mis en espace ou en séquence temporelle le récit guerrier de manière à susciter une expérience du regard, voire une expérience physique de l’événement chez le spectateur.

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Appel à communications – Public History: Past, Present, and Future The First International Workshop on Public History in China

Lieu: Pékin
Date: 5-7 septembre 2017
Date limite de soumission: 30 juin 2017

Scholars from China and abroad are invited to submit papers to foster exchange and explore broader issues of Public History. The Workshop welcomes young scholars and students, but places are limited.

The Workshop will be accepting papers for four panels with the following topics:

  1. Public History in the world: theories, methodologies, and development

  2. Dissemination of historical knowledge, and the construction of public awareness

  3. Oral history

  4. Cultural heritage and memory

Working languages: Chinese, English, and French

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Appel à communications: Guerre et correspondance

Lieu: Ecole militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan et Ecole Navale de Lanvéoc-Poulmic

Date: 2-3 octobre 2017

Date limite de soumission: 31 mai 2017

Victor Giraud, auteur d’une Histoire de la Grande Guerre, voyait dans la lettre de poilu « l’âme des combattants » ; si la Première Guerre mondiale a engendré une masse considérable de correspondances de guerre, ces dernières sont apparues bien plus tôt et trouveraient leur origine dès l’Antiquité. Comment caractériser le genre des correspondances de guerre ? Existe-t-il des traits intemporels (formels ou thématiques) ou bien la lettre s’est-elle transformée, à mesure que l’art de la guerre s’est modifié ?
A qui écrit-on ? La correspondance peut s’inscrire dans un cadre hiérarchique : le général rend ainsi compte de son action à son prince/gouvernement ; mais elle peut également s’inscrire dans le cadre amical ou familial et il s’agit alors de rassurer ses proches. Dans les deux cas, le phénomène de censure ou d’autocensure peut apparaître. La lettre en temps de guerre est un messager bien fragile, tout concourt à perturber la communication : bien souvent l’épistolier souligne les difficultés pour conserver un lien avec la société qu’il a dû quitter et pour laquelle il est un mort en sursis, d’où un rapport particulier au temps présent et à l’avenir. Que se passe-t-il également quand le correspondant se transforme en ennemi ?
Que raconte-t-on ? L’épistolier se dérobe-t-il face aux événements qui le dépassent, en se concentrant par exemple sur le récit des batailles, des mouvements de troupes ? Dans ce cas, l’informativité prime, avec une place importante donnée à l’anecdote, la description plus ou moins marquée par la technicité. Ou bien la guerre est vécue comme une « expérience intérieure » et la lettre devient le lieu propice à l’introspection. Il s’agit moins de faire voir la guerre que la faire ressentir à son interlocuteur : la lettre mentionne alors les sensations éprouvées par un corps malmené, blessé, de même que les états d’âme, tant l’omniprésence de la mort amène à voir le monde différemment. L’urgence de la survie amène souvent à la foi ou à l’amour, et il convient de voir comment ces thèmes sont traités, entre sincérité et emploi de clichés.
Pourquoi raconte-t-on ? La lettre de guerre peut développer une rhétorique afin de mobiliser le destinataire sur le plan idéologique : la politique s’invite, notamment par la définition de valeurs communes (patrie/devoir) ou la figuration de l’ennemi, tantôt pour remettre en question ce qui est considéré comme de la propagande, tantôt pour s’arrimer davantage à un monde que la guerre détruit. De plus, les lettres sont parfois écrites dans le souci de conserver la mémoire des événements : il s’agit alors d’inscrire le temps présent de l’écriture dans le temps long de l’histoire, la lettre accédant au statut de document. Dans le cas des épistoliers artistes, jusqu’à quel point la lettre écrite en temps de guerre a-t-elle préparé une œuvre, voire s’y est substituée ?
Les communications pourront porter sur des corpus de lettres authentiques comme fictives, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les perspectives comparatistes étant les bienvenues, de même que les autres champs disciplinaires (histoire de l’art, psychologie, sociologie).

Appel complet ici