Appel à contributions : Rencontres de musicologie médiévale

Lieu : Montpellier

Dates : 14-15 janvier 2022

Date limite de réponse à l’appel : 15 novembre 2021

Les Rencontres de musicologie médiévale répondent au désir d’insuffler une dynamique disciplinaire, scientifique et humaine à la communauté des médiévistes français et francophones. Ces Rencontres annuelles, dont la première édition s’est tenue à Paris en juin 2021, sont un lieu d’échanges entre musicologues médiévistes, chercheurs des disciplines connexes, ainsi que divers acteurs de la musique et de la musicologie médiévales. Elles sont l’occasion d’entendre des communications scientifiques pendant lesquelles sont présentés des travaux achevés, des recherches en cours ou des projets scientifiques et artistiques. S’y ajoute un volet de réflexion disciplinaire sur la recherche et l’enseignement de la musique médiévale mené sous forme de courtes communications, de tables rondes et d’ateliers. Au sein de ces journées, un moment est retenu pour échanger sur le contenu et l’avenir des Rencontres.

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Appel à contributions : Les Asseurements. Origine, nature et fonctions d’une pratique médiévale

Ouvrage collectif, dont la parution est prévue en 2023

Date limite de réponse à l’appel : 1er février 2022

Adhémar Esmein définissait l’asseurement comme la « promesse solennelle qu’une personne donnait à une autre de s’abstenir de toute violence envers elle ». Georges Hubrech, dans son commentaire de la Coutume de Beauvaisis a précisé cette définition en ajoutant que la promesse est judiciarisée. Mis en place entre le XIIe et le XVe siècle, l’asseurement est donc un contrat, juré solennellement en justice, par lequel une partie s’engage à ne pas commettre de voies de fait à l’égard du demandeur, à l’égard des siens et et à l’égard de ses biens. Par là, l’asseurement a essentiellement pour fonction de prévenir la survenance de violences et de garantir la sécurité de celui qui l’a obtenue.

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Des territoires de la mode ? France du Nord, Belgique, Sud de l’Angleterre, XVe-XXe s

Date: 17 et 18 mars 2022

Date limite de réponse à l’appel: 5 novembre 2021

Pendant des siècles, les territoires bordant le Pas de Calais ont été l’un des hauts lieux de la production textile européenne. Du XIIe siècle au moins jusqu’à la désindustrialisation du second XXe siècle, les campagnes et les villes de la France du Nord et de la Belgique actuelles ont vécu au rythme des travaux de filature et de tissage, en liaison étroite avec leurs partenaires commerciaux d’Outre-Manche. Cette très longue histoire a forgé une image durable, celle d’un espace hérissé des usines de l’ère industrielle – à l’instar de Roubaix, « la ville aux mille cheminées ». A l’exception peut-être des fastes de la cour bourguignonne du XVe siècle et de la place anversoise depuis qu’elle a su exploiter la notoriété des « Six d’Anvers », à la fin des années 1980, il ne viendrait guère à l’esprit de la plupart des Européens d’associer ces territoires au terme plus « glamour » et plus scintillant de « mode ». La séduction internationale exercée par de brillantes voisines, Paris et Londres, les a laissées dans l’ombre (Steele ; Breward et Gilbert ; Menkes ; Martinez). Ces territoires du textile n’ont-ils pourtant pas été aussi, par nature, des territoires de la mode ?

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Mourir au maquis. Mourir pour le maquis.

Date: 14-15 avril 2022

Date limite de réponse à l’appel: 10 décembre 2021

Les maquis de résistants dans la France occupée ont déjà fait l’objet de nombreuses publications. Mais il s’agira cette fois d’observer cette « communauté à l’épreuve » à partir d’un matériau prosopographique, en engageant une première exploitation de l’enquête nationale conduite pour le Maitron des fusillés, exécutés, massacrés, morts en actions. Il s’agira de tester l’apport de l’approche prosopographique pour préciser, nuancer, mieux saisir comment peuvent se combiner les façons de mourir dans ou autour d’un même maquis, d’un maquis à l’autre, ou selon les phases chronologiques, et d’en envisager les incidences non pas seulement à l’échelle collective large, mais également à l’échelle de groupes restreints.

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QUE RESTE-T-IL DE L’HISTOIRE RELIGIEUSE ? Bilan et perspectives pour l’historiographie de la religion à l’époque moderne Colloque 6-7 mai 2022 – Sorbonne Université

Depuis la célèbre “question mal posée” de Lucien Febvre en 1929, jusqu’aux 14 tomes de l’Histoire du christianisme des origines à nos jours publiée chez Desclée entre 1992 et 2001, l’histoire religieuse s’était imposée comme une des disciplines reines de l’historiographie française, de l’Antiquité au XXe siècle. Elle avait su dépasser l’histoire ecclésiastique du XIXe siècle, en faisant du fait religieux un objet scientifique et déconfessionnalisé. Elle accompagnait, sur le plan intellectuel, l’entrée de l’Église catholique dans ce qu’il est convenu d’appeler la modernité. Par ailleurs, le maintien d’une réelle culture religieuse dans la majorité de la population française garantissait l’existence d’un “grand public cultivé” intéressé à ces recherches.

En notre XXIe siècle, qu’on qualifie parfois d’époque de la “sainte ignorance” (O. Roy), il est incontestable que l’histoire religieuse a perdu de sa centralité. On étudie de moins en moins la vie religieuse pour elle-même. Pourtant, l’objet religieux résiste, et les modernistes le rencontrent plus que jamais de manière au moins périphérique dans leurs recherches. Plutôt qu’effacement, il y a fragmentation, reconfiguration, et déplacement de la question religieuse dans l’écriture de l’histoire.

Lointain prolongement de l’école des Annales, l’histoire culturelle et des représentations, bien qu’elle approche des problèmes d’abord profanes, en revient souvent à l’omniprésence du référent religieux dans les manières de penser et de sentir de l’époque moderne. L’histoire transnationale voit également la question réapparaître sans cesse, qu’elle se penche sur l’échange de biens matériels ou le transfert de représentations culturelles. L’histoire matérielle redécouvre l’importance et la quotidienneté de l’objet religieux. L’histoire du genre interroge à nouveaux frais les conceptions et les pratiques religieuses. Celles-ci sont aussi retrouvées par l’histoire politique comme des affaires sérieuses. Au-delà de la discipline historique, l’anthropologie, la sociologie mais aussi les sciences cognitives reprennent le dossier en dialoguant avec les travaux des historiens. La recherche étrangère n’est pas en reste, comme en témoigne la vogue dans l’historiographie anglophone du concept de lived religion, traduction de notre bonne vieille “religion vécue”. Enfin, auprès du grand public, auquel on avait prophétisé son effacement, le fait religieux jouit d’un intérêt nouveau, alimenté par les débats qui traversent notre société. Dans cette double dynamique de déprise et à la fois de rémanence, l’histoire de la (ou des) religion(s) est amenée à se réinventer.

Que reste-t-il donc de l’histoire religieuse ? Qu’est-ce qui passe, qu’est-ce qui se maintient, qu’est-ce qui naît ? Quelles sont les nouvelles manières pour l’historien, dans le contexte et selon les méthodes qui sont les siens, de rencontrer et d’écrire l’histoire du fait religieux ? Lesquels de ses vieux fantômes a-t-on exorcisés, et sous quels nouveaux habits se présente-t-il ? Telles sont les questions auxquelles le présent colloque se propose de répondre, en rassemblant les contributions de chercheurs d’horizons variés, qu’ils soient spécialisés en histoire religieuse ou qu’ils rencontrent le fait religieux de l’époque moderne en l’approchant de biais. Les perspectives transdisciplinaires sont les bienvenues, tout comme les communications de la part de jeunes chercheuses et chercheurs. Les échanges auront lieu à la Sorbonne, les 6 et 7 mai 2022, en Salle des Actes. Les communications pourront par exemple s’insérer dans l’un des axes transversaux suivants, non contraignants et non exclusifs :

– Fait religieux, pouvoirs et légitimation

– Matérialités du religieux 

– Espaces et échelles du religieux

– Le religieux et les sciences sociales

– Savoirs du religieux

Les propositions de communications sont à envoyer jusqu’au 15 janvier 2022 au format de 4000 signes maximum, espaces compris, à l’adresse suivante : histoirereligieuse2022@gmail.com

Le programme du colloque sera diffusé au mois de février 2022. Les communications retenues pourront faire l’objet d’une publication. 

Comité scientifique : Marion Deschamp (Université de Lorraine), Marie Lezowski (Université d’Angers), Nicolas Richard (Sorbonne Université), Benoît Schmitz (Lycée Fustel de Coulanges, classes préparatoires), Jean Sénié (Université de Tours), Hélène Vu Thanh (Université Bretagne-Sud)

Comité de parrainage : Charlotte de Castelnau-L’Estoile (Université de Paris), Olivier Chaline (Sorbonne Université), Stefano Simiz (Université de Lorraine), Alain Tallon (Sorbonne Université)

Organisation : Ladislas Latoch (Sorbonne Université), Emmanuel Phatthanasinh (Université de Lorraine), Jean-Benoît Poulle (Sorbonne Université), Pierre Salvadori (Sorbonne Université)

Quels nationalismes au XXIe siècle ? Regards croisés Europe – Amériques

Lieu. Université Grenoble Alpes

Date limite de réponse à l’appel: 31 octobre 2021

Bien que la thématique du nationalisme ait connu un regain d’intérêt pour les chercheurs en sciences humaines et sociales, aucun colloque n’a été organisé pour mettre nos deux aires géographiques, l’Europe et les Amériques, en regard. Et pourtant, rapprocher ces deux grands ensembles n’a rien d’anodin puisque, au-delà des liens historiques qui les unissent, l’Europe et les Amériques ont connu des dynamiques quelque peu similaires, promouvant d’abord l’intégration continentale avec des accords tels que le MERCOSUR ou la CECA qui allait donner naissance à la CEE et à l’Union européenne, puis se retrouvant aux prises avec une résistance envers ces mêmes traités, ces dernières années. Ce colloque se donne donc comme double objectif d’une part, de faire l’état des lieux des nationalismes en Europe et dans les Amériques, afin, d’autre part, d’en souligner les spécificités dans le contexte géopolitique de ce début de XXIe siècle.

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Amateurs en sciences : une histoire par en bas

Lieu: Université du Mans

Date: 5-7 septembre 2022

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2022

À la suite des recherches réalisées au cours du projet ANR « AmateurS — Amateurs en sciences (France, 1850-1950) : une histoire par en bas », le colloque propose d’élargir géographiquement (France et au-delà) et chronologiquement (XVIIIe-XXIe siècle) les perspectives ouvertes par une histoire par en bas des amateurs en sciences, attentive à restituer leurs points de vue, leurs pratiques, leurs productions matérielles. Afin d’éviter la simple juxtaposition d’études de cas, les thèmes classiques de l’histoire des amateurs seront réinterrogés.

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Appel à contributions : Hagiographie bourguignonne 2.0 – corpus électronique et nouvelles recherches

Date : 06 décembre 2021 (en ligne)

Date limite de réponse à l’appel : 1er novembre 2021

Cette journée d’études, en plus de faire le point des dernières actualités du programme CBMA, vise à lancer des recherches sur le corpus hagiographique bourguignon en vue de la préparation d’une publication collective. Premier corpus hagiographique latin structuré, documenté, et en cours de lemmatisation, le propos de cette rencontre informelle est de commencer à mettre à l’épreuve différentes démarches méthodologiques pour mieux situer historiquement ces textes, leur chronologie, leurs modes de production et de transmission. La mise en corpus ouvre, en effet, à des possibilités nouvelles d’appréhender ces écrits, de les mettre en relation entre eux et avec d’autres types documentaires, de les soumettre à des analyses sémantiques et à des traitements statistiques, parmi d’autres.

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Appel à contributions : Imago, ius, religio. Religious Iconographies in Illustrated Legal Manuscripts & Printed Books (9th -20th Centuries)

Publication : Eikón Imago Journal (2023)

Date limite de réponse l’appel : 1er février 2022

It is not unusual to come across religious iconographies in miniatures as well as borders and based-page scenes in illustrated legal manuscripts and printed books (9th-20th centuries) containing canon, civil or local law texts, like the Livres juratoires or municipal and professional statutes. Some of these iconographies, for instance those in the Decretum Gratiani or the Liber Extra, Gregory IX’s decretals, have been accurately examined. However, a comprehensive survey providing a global and chronological investigation of these depictions is still wanting. Therefore, the journal “Eikon-Imago”, alongside the research team IUS ILLUMINATUM of Institute of Medieval Studies (IEM) of the Faculdade de Ciências Sociais e Humanas at the Universidade NOVA in Lisbon, has decided to devote the 2023 special issue to the study and examination of religious iconographies in legal manuscripts and printed books, so as to create a place for discussion and exchange on the diverse artistic, historical and social aspects of these iconographies.

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Appel à contributions : Dans l’ombre du prince : l’expédition de Louis de France en Angleterre (1215-1217), recrutement et réseaux / In the shadow of the prince: the expedition of Louis of France in England (1215-1217), recruitment and networks

Lieux : Leeds (Royaume-Uni ; 2022) ; Boulogne-sur-Mer (2023) ; Londres (2024)

Dates : juillet 2022 ; 2023 ; 2024

Date limite de réponse à l’appel : 15 décembre 2021

La journée d’études est le premier volet du projet « L’invasion oubliée : l’expédition anglaise de Louis de France (1215-1217) dans son contexte européen », visant à reconsidérer au travers d’une série de rencontres scientifiques l’expédition menée par le prince Louis en Angleterre. À l’appel des barons à l’automne 1215, le fils de Philippe Auguste mit sur pied une expédition destinée à venir leur porter secours et à défendre ses droits. Il débarqua en Angleterre au mois de mai 1216 : au terme de plus d’une année de combats, marquée par les défaites de Lincoln (mai 1217) et de Sandwich (août 1217), il dut accepter un accord avec le gouvernement de régence dirigé par Guillaume le Maréchal et quitter l’Angleterre. Des récits détaillés de l’expédition ont été proposés par Charles Petit- Dutaillis en 1894 dans son Étude sur la vie et le règne de Louis VIII (1187-1226), et les ouvrages récents de Sean McGlynn et de Catherine Hanley sont revenus sur le déroulement des événements. De nombreux aspects de l’expédition sont toutefois restés dans l’ombre : les médiévistes travaillant sur la France se sont essentiellement penchés sur d’autres aspects de la vie de Louis, notamment son action dans le cadre de la croisade albigeoise, alors que les spécialistes de l’Angleterre médiévale ont plutôt mis l’accent sur la postérité de la Grande Charte et l’action de Guillaume le Maréchal. Épisode peu glorieux de l’épopée capétienne, l’expédition française pouvait apparaître comme un contretemps mineur dans un récit insulaire qui faisait une place de plus en plus grande à la communauté de royaume.

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