Appel à contributions : Animal et animalité à l’époque romane

Lieu : Issoire

Dates : 12-13 octobre 2018

Date limite de réponse à l’appel : 30 juin 2018

De tout temps, l’animal a côtoyé l’homme, il fait partie de son environnement, il l’accompagne tout au long de sa vie. Et d’une certaine façon, étudier l’histoire de l’animal, c’est aussi envisager les rapports que l’homme établit avec lui, que ce soit sous sa forme vivante ou sous la forme de ses représentations mentales ou figurées. Pour autant la période médiévale bénéficie d’un héritage ancien. À la Préhistoire, les animaux peuplent les parois des grottes, dans une ronde sans fin, objet sans doute de pratiques religieuses dont une grande partie nous échappe aujourd’hui. Dans l’Antiquité égyptienne, certains animaux sacralisés ont même été l’objet d’un culte. Et dans la civilisation gréco-romaine, alors que la figure de l’homme domine, ce dont l’anthropomorphie de la divinité est le signe le plus visible, ils font partie intégrante de la mythologie, les dieux ne refusant pas à l’occasion de se transformer en animal pour jouer à l’homme un de ces tours dont ils avaient le secret. Avec le christianisme, la présence animale et son rapport à l’homme s’enracinent dans la Genèse. Au Moyen Âge, l’animal est présent partout, et particulièrement à l’époque romane. Créature de Dieu, dont la création est intervenue les 4e et 5e jours et précède celle de l’homme, il n’en revêt une importance que plus grande. Mais lorsqu’Adam acquiert le pouvoir de nommer les animaux, l’homme exerce alors un pouvoir de domination sur lui. Aux XIe et XIIe siècles, accompagnant le paysan et le seigneur, le chasseur et le guerrier dans leurs occupations quotidiennes, il devient aussi le sujet d’un répertoire inépuisable d’images sculptées ou peintes couvrant les murs des églises et donnant lieu à toutes sortes d’interprétations dans lesquelles les artistes ont laissé libre cours à leur imagination.

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Appel à contributions : Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIVe-XXIe siècles)

Lieu : Maison de la Recherche, Campus Schuman, Aix en Provence

Dates : 13-15 juin 2019

Date limite de réponse à l’appel : 30 juin 2018

Si l’adjectif « humaniste » est attesté dès la fin du XVIe siècle, le mot « humanisme » est une invention des Lumières, que s’approprie d’abord la philosophie politique du milieu du XIXe siècle (Proudhon), avant qu’il devienne une catégorie de l’histoire littéraire. Pour autant, c’est bien la Renaissance qui a inventé l’humanisme comme projet d’humanité fondé sur la philologie et l’éloquence, s’appuyant sur l’héritage médiéval même qu’il nie. L’humain n’est pas nature, mais culture : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent » (Érasme). Cette faculté de se transformer fait leur dignité pour Pic de La Mirandole. Elle requiert la maîtrise des langues anciennes, la méditation des textes, art du probable qui veut convaincre, plaire et émouvoir. Sans doute l’objectif de former un homme plutôt qu’un spécialiste s’inscrit-il dans une longue lignée médiévale : mais il se politise davantage, rompant avec l’Université et avec le savoir officiel. Le champ apparemment étroit de la philologie et de la rhétorique devient à la Renaissance essentiel pour la formation de l’individu, pour son épanouissement dans la relation à autrui, pour la vie politique et religieuse, l’établissement et l’intelligence des textes de droit, de l’Écriture sainte, ou relevant de telles ou telles grandes traditions littéraires ou philosophiques. Les Lettres sont à la fois savoir, divertissement, perfectionnement de l’individu, instrument de la vie politique et de l’approche authentique des textes fondateurs. Elles inspirent des formes de vie sociale : la conversation, les correspondances, les académies. Un nouveau média, le livre, leur confère une nouvelle audience, une possibilité d’échanges et de débats hors institution, une république des Lettres sans frontières : une première invention de l’Europe ?

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Appel à contributions : 10e Colloque international « Christine de Pizan »

Lieu : Université Sorbonne nouvelle Paris 3

Dates : 18-22 juin 2019

Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2018

Le 10e Colloque international « Christine de Pizan » se tiendra à l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3 du 18 au 22 juin 2018 sur le thème : « Genèses et filiations ». En mêlant intimement sa vie et son œuvre, Christine de Pizan ne cesse de convoquer et d’inscrire dans ses textes sa propre filiation ; elle écrit tout en étant fille et mère. D’autres filiations, littéraires et fictionnelles, tendent à se superposer à cette filiation biologique : d’une œuvre à l’autre se construisent et s’inventent des processus de genèse et d’engendrement et, avec eux, d’autres mères et d’autres pères ; des alliances nouvelles, pour la veuve qu’elle est. On envisagera ces filiations réelles ou imaginaires, matrilinéaires ou patrilinéaires, et leurs arborescences. On se demandera ce qui les soude, lorsque ce n’est plus la chair qui les fonde, et pour quels enjeux idéologiques. On interrogera également certaines contradictions apparentes : la valorisation de la virginité, de la chasteté, récurrente sous la plume de Christine de Pizan, et la nécessité du lignage ; la promotion de soi à laquelle l’auteure se livre et l’absence de revendications pour les « filles » auxquelles elle s’adresse.

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Appel à contributions : Litany in the Arts and Culture (publication d’ouvrage)

Date limite de réponse à l’appel : 20 juin 2018

Scholars representing various disciplines are kindly encouraged to submit paper proposals focusing on litanies and their forms and representations in different spheres of culture, including liturgy, literature, music, the visual arts, spirituality, and philosophy. The book Litany in the Arts and Culture edited by Witold Sadowski (University of Warsaw) and Francesco Marsciani (University of Bologna) and composed of selected best papers will be proposed for publication to the editorial board of the Brepols series: Studia Traditionis Theologiae Explorations in Early and Medieval Theology.

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Appel à contributions : Sanctuaires et pèlerinages en France du Nord du Moyen Age à nos jours

Lieu : Amiens

Dates : 22-24 novembre 2018

Date limite de réponse à l’appel : 30 juin 2018

Le 20e anniversaire de l’inscription au titre du Patrimoine mondial de l’UNESCO du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » offre l’occasion d’approfondir la connaissance scientifique sur les pèlerinages (dont celui à Saint-Jacques de Compostelle) et de valoriser le patrimoine des sanctuaires dans une région qui a jusqu’ici moins retenu l’attention : les Hauts-de-France et ses abords (Normandie, Ile-de-France, Champagne, Belgique) selon la terminologie moderne…

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Appel à contributions : La diplomatie des villes dans les mondes latins, musulmans et byzantins (XIIe-XVIe siècle)

Lieu : Avignon

Dates : 08-09 novembre 2018

Date limite de réponse à l’appel : 30 juin 2018

Cette rencontre vise à étudier les questions d’organisation des négociations urbaines. Elle tend à valoriser l’étude des documents de la pratique diplomatique, décrivant les arcanes de la nomination des représentants des villes, obéissant à des processus décisionnels parfois complexes dans lesquels interviennent de multiples conseils.

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Appel à contributions – Bande dessinée et culture matérielle

Revue: Comicalités
Date limite de réponse: 25 juin 2018

Nous cherchons moins à appréhender la médiation éditoriale à travers la matérialité de la bande dessinée qu’à interroger la multiplicité des supports et leurs apports au niveau de la réception. Plutôt que d’étudier l’écart d’une adaptation ou d’un produit dérivé par rapport à une œuvre originale, plutôt que d’analyser la narrativisation qui accompagne le passage d’un média à l’autre, ce dossier se penchera sur la manière dont le support matériel introduit des modifications dans la perception de la fiction, qu’elles soient narratives, graphiques, etc.

Plus d’informations ici.

Appel à communications – Colloque international : Histoire, Langues et Textométrie

Lieu de la manifestation : Paris
Date(s) : 17 au 19 janvier 2019
Date limite de réponse à l’appel : 22 juin 2018

Le Pôle Informatique de Recherche et d’Enseignement en Histoire (PIREH — Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), organise du 17 au 19 janvier 2019 un colloque international sur les rapports entre histoire, langues et textométrie.

Toutes les  contributions traitant de l’usage en histoire des différentes méthodes d’analyse statistique ou informatique des textes, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives (textométrie, linguistique computationelle, text mining, etc. – voir l’appel à communication sur le site du colloque), sont les bienvenues.

L’échéance pour soumettre une proposition de communication, en français ou en anglais, est fixée au 22 juin 2018 ; elle peut-être déposée sur la plate-forme https://histlangtexto.sciencesconf.org (la création d’un compte se fait via le menu « Connexion »).

Appel à communications – Des sources pour une Plus Grande Guerre

Lieu : Université Paris-Nanterre
Dates : 31 janvier – 1er février 2019
Date limite de réponse à l’appel : 25 juin 2018

Le réseau « Une Plus Grande Guerre » (+GG) s’adresse à la génération de jeunes chercheurs et chercheuses qui a vu le jour au cours du Centenaire. Il s’organise autour du dépassement des frontières, à la fois chronologiques, géographiques et disciplinaires, qui orientent encore souvent l’étude de la Première Guerre mondiale. L’objectif est d’assurer la vitalité de la recherche après le Centenaire tout en maintenant la qualité et l’intensité des échanges.

À cet effet, nous vous invitons au lancement du réseau par une première journée d’étude consacrée aux sources, qui se tiendra à l’Université Paris Nanterre les jeudi 31 janvier et vendredi 1er février 2019.

Les jeunes chercheuses et chercheurs, de la deuxième année de Master à la troisième année suivant la soutenance de thèse, sont invité.es à des tables rondes autour de travaux soumis au préalable aux autres participants. Il s’agira pour chaque participant de commenter l’article d’un autre jeune chercheur et d’obtenir en retour des commentaires sur son propre travail, avec la médiation de chercheuses et chercheurs confirmé.es. Ces communications pourront porter, notamment, sur une ou plusieurs des thématiques proposées à titre indicatif :

1.    Réévaluation des sources dans le contexte du Centenaire : Quel nouveau traitement réserver aux sources ? Qu’apporte la Grande Collecte ? Comment « affronter » l’afflux des sources et des problématiques révélées par les commémorations ?
2.    Regard(s) ancien(s), sources nouvelles : Comment appliquer des cadres théoriques fixés antérieurement à des sources nouvelles, relevant à la fois du Centenaire et d’une ouverture à l’interdisciplinarité ?
3.    Sources anciennes, nouveau(x) regard(s) : Comment traiter une source déjà explorée en lui appliquant un nouveau questionnement ? Comment rapprocher des recherches relevant de champs disciplinaires ou/et de paradigmes différents ? Quelles sont les approches nouvelles portées par les jeunes chercheurs et les jeunes chercheuses aujourd’hui ? Comment appliquer les cadres théoriques conçus par nos prédécesseurs ?
4.    Mécanismes de construction / conservation / diffusion / exploitation des sources : Quelles méthodologies et techniques sont appliquées aux sources ? Comment fait-on la science ? Quels-sont les enjeux du numérique et du traitement informatique appliqué aux sources de la Première Guerre mondiale ?
5.    Usage des sources pour dépasser les frontières : Quelles sources exploiter pour dépasser les frontières physiques, chronologiques et disciplinaires ayant jusqu’à présent orienté les études autour de la Grande Guerre ? Comment retrouver l’impact du conflit au-delà des fronts européens et des bornes 1914-1918 à travers les sources ? Où chercher de nouvelles sources et comment les exploiter pour écrire cette histoire ? Plus généralement, comment renouveler en France l’usage des sources à partir de méthodes puisées dans d’autres pays ? D’ailleurs, peut-on parler d’un « usage français » des sources concernant la Grande Guerre ?

Les propositions de communication (300 mots max. accompagnés du rattachement institutionnel et de l’année d’étude) sont à adresser à uneplusgrandeguerre [at] gmail.com avant le 25 juin 2018.

Après notification d’acceptation par le comité scientifique, les articles (entre 6.000 et 8.000 mots) seront attendus pour le 19 novembre 2018 afin d’assurer leur circulation préalablement à la rencontre, qui se tiendra les jeudi 31 janvier et vendredi 1er février 2019 à l’Université Paris Nanterre.

Dans la perspective d’impliquer le maximum de participant.es, les présentations en vidéoconférence et les questions par transmission directe seront possibles.

Nous invitons les participant.es à se tourner prioritairement vers leurs Écoles doctorales et/ou laboratoires de rattachement pour les frais de transports. L’organisation participera à l’hébergement des participant.es, dans la mesure des fonds disponibles.

Les articles résultant des rencontres devraient faire l’objet d’une publication.

Comité d’organisation :
•    Julia Ribeiro Simon Cavalcanti Thomaz (Université Paris Nanterre)
•    Aude-Marie Lalanne Berdouticq (Université Paris Nanterre)
•    Damien Accoulon (Université Paris Nanterre & Technische Universität Braunschweig)

Comité scientifique :
•    Annette Becker (Professeure, Université Paris Nanterre)
•    Laurence Campa (Professeure, Université Paris Nanterre)
•    Franziska Heimburger (Maîtresse de conférence, Sorbonne Universités)
•    Alexandre Sumpf (Maître de conférence, Université de Strasbourg)
•    Aude-Marie Lalanne Berdouticq (Université Paris Nanterre)
•    Damien Accoulon (Université Paris Nanterre & Technische Universität Braunschweig)
•    Gwendal Piégais (Université de Bretagne Occidentale)
•    Julia Ribeiro Simon Cavalcanti Thomaz (Université Paris Nanterre)
Lien : https://uneplusgrandeguerre.wordpress.com/journeesdetude-2/

Appel à communications – Aux sources des politiques sociales: décentrer l’histoire du welfare européen (XIXe-XXIe siècles)

Lieu : EHESS, Paris
Dates : 7 novembre 2018; 6 février 2019; 15 mai 2019
Date limite de réponse à l’appel : 30 juin 2018

Ce projet pour l’année 2018-2019 est lauréat de l’appel à initiatives étudiantes de l’IRIS « Etudes globales » de l’université PSL. Il prend la forme de trois journées d’études organisées autour de trois conjonctures temporelles de l’histoire du welfare et de la protection sociale européenne.  Nous nous proposons d’en faire une arène de débat et d’y construire au fil des panels et des interventions, par la confrontation des points de vue historiographiques et des exemples mobilisés, une histoire connectée des politiques sociales européennes. Le titre même du projet joue ainsi sur le double sens de « sources » pour interroger ce que cela implique en termes d’effets de centrement : dans quelle mesure le choix des sources pour faire une histoire des politiques sociales oriente-il notre lecture du développement de ces politiques sociales ? Comment décentrer la genèse de la condition de possibilité de l’Etat social à travers la pluralité de ses racines à la fois épistémiques, spatiales et institutionnelles et les tensions qui s’y jouent ? On mettra en particulier l’accent sur les recoupements de temporalités, les survivances, les réverbérations complexes entre espaces.
Cet appel s’adresse à tous les doctorants et jeunes chercheurs intéressés qui traitent de la protection sociale dans leurs recherches avec un intérêt pour les démarches connectées, transnationales ou comparatives et les enjeux de périodisation.

Plus d’informations ici.