Appel à contributions: « Écrire le droit », dossier de la revue Romantisme (2023-1)

Date de remise des propositions de contributions: 31 janvier 2022

Depuis une vingtaine d’années, le courant Droit et littérature, venu des Law Studies outre-Atlantique, a initié des études croisées mêlant littéraires, juristes, philosophes et historiens du droit. Représenté pour l’Ancien Régime et la première modernité par les travaux de Christian Biet, ce nouveau champ critique appliqué au XIXe siècle fera l’objet du premier numéro de l’année 2023 de Romantisme. Il s’agira de montrer l’apport de ce courant dans la connaissance que nous avons du champ littéraire au XIXe siècle mais également de mettre en valeur la singularité de la période en ce qui concerne les relations entre droit et littérature.
La Révolution française, point d’aboutissement en cela de la pensée des Lumières, se présenta comme une révolution dans la conception de la justice : ordonnée autour du sujet de droit, rendue au nom du peuple, la justice sera la même partout et remplacera l’« arbitraire » de la peine, laissée sous l’Ancien Régime à l’appréciation du juge, par une peine désormais fixée par la Loi ; les procès criminels, qui se tenaient à huis clos même s’ils étaient, dans la pratique, portés sur la place publique par les factums des avocats, seront ouverts au public, ils reposeront sur l’oralité des débats et feront intervenir un jury de citoyens. Le spectacle du procès, au XIXe siècle, tend ainsi à remplacer le spectacle du châtiment, ce que traduit la création, en 1825, de La Gazette des tribunaux ainsi que la fortune croissante des chroniques judiciaires dans la presse. Si le renouvellement du droit pénal, dans ses variations voire ses reculs par rapport à la justice dite « intermédiaire » de la Révolution, construite dans les années 1790, avant la Terreur, constitue un point majeur de bascule, l’autre pan du droit, le droit civil, qui régule les vies quotidiennes (on naît, on se marie, on acquiert des biens… et on meurt…), touchant au temps long des mœurs, se réorganise dans le code civil de 1804, œuvre majeure de l’entreprise de codification fondatrice de Napoléon 1er, à qui l’on doit également le code d’instruction criminelle en 1808 et le code pénal en 1810. Le XIXe siècle, à bien des égards, sera le siècle des « codes ».
Nul n’est censé ignorer la loi. Les écoles de droit ne forment pas uniquement les gens de justice mais « la plus grande partie des administrateurs, des hommes d’affaires, voire un nombre non négligeable de responsables politiques et d’hommes de lettres1. » Dans l’entreprise panoramique des Français peints par eux-mêmes de Léon Curmer, Émile de la Bédollière, avocat et journaliste, donne le ton dans sa physiologie de l’« étudiant en droit » : « Beaux-arts, littérature, philosophie, politique, il étudie tout, excepté son droit2. » Jean-Louis Halpérin cite tout de même des étudiants plus appliqués qui auront accompli leur cursus juridique, jugé rassurant, de fait, par les familles : Alexis de Tocqueville, Jules Barbey d’Aurevilly, Jules Verne « font leur droit » à Paris, Caen ou Dijon.

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Appel à contributions: Création et circulation artistique entre la France et l’Algérie (1930-1964) Entre enjeux politiques et esthétiques

Lieu: Aix-Marseille Université, Laboratoire Telemme

Date: 6 avril 2022

Date limite de réponse à l’appel: 17 décembre 2021

Cette journée d’étude entend revenir sur les réflexions esthétiques qui ont lieu au cours des années 1930-1960 dans le contexte de la colonisation de l’Algérie et de la guerre d’indépendance. À travers  les œuvres d’artistes algériens et français, pro indépendantistes ou non, de leurs relais de diffusions (galeries, presse, critiques), nous nous interrogerons sur l’influence de la colonisation et de la guerre sur le champ artistique.

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Appel à contributions: Genre, histoire et droit

Date limite des remise de proposition: 31 décembre 2021

Cet appel à contributions a pour but de préparer le dossier du no 25/2023 de la revue Clio@Themis. Revue électronique d’histoire du droit. N° 25, 2023. Ce dossier sera coordonné par Hélène Duffuler-Vialle, Marie Houllemare, Florence Renucci et Todd Shepard.

L’appel à contributions s’adresse aux chercheuses et chercheurs – quelle que soit leur situation académique – de toutes les disciplines, travaillant sur des questions articulant droit et genre. Les responsables du dossier, dans une perspective de renouvellement des approches, souhaitent notamment l’ouvrir à de jeunes chercheuses et chercheurs, qui ne doivent pas hésiter à envoyer des propositions.

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Actualités de l’AJCH

Chères et chers collègues,Vous trouverez ci-dessous le programme de notre deuxième édition des « Actualités de l’AJCH », qui se dérouleront de novembre 2021 à mai 2022. Ces Actualités sont l’occasion d’entendre la présentation des recherches de nos collègues jeunes chercheurs.
Pendant 1 heure, un intervenant ou une intervenante viendra exposer les résultats de ses travaux, et converser avec le public à propos  d’une de ses publications récentes. Nous entendons ainsi diffuser les travaux de nos collègues, et encourager les moments de rencontre et de synergie parmi les jeunes chercheurs.
Les interventions auront lieu en format virtuel, par Zoom.
Pour vous inscrire à une, plusieurs, ou l’ensemble des conférences en ligne, ils vous suffit de nous le signaler à l’adresse actualitesajch@gmail.com et le lien Zoom vous sera envoyé la veille de l’intervention.Au plaisir de vous y retrouver, Le Bureau de l’AJCH

Mardi 23 novembre 2021, 18h30 :
Juliette Deloye (docteure, Arche, Université Paul-Valéry – Montpellier 3)
Thèse « (Ré)écritures d’un ministère : les Affaires étrangères de la monarchie d’Ancien Régime à la Restauration » (soutenue en 2020)

Mardi 14 décembre 2021, 18h30 :
Ariane Viktoria Fichtl (docteure, IRHiS, Université de Lille)
La Radicalisation de l’idéal républicain. Modèles antiques et la Révolution française, Paris, Classiques Garnier, 2021

Lundi 31 janvier 2022, 18h30 :
Damien Accoulon, Julia Ribeiro Thomaz et Aude-Marie Lalanne Berdouticq
(doctorants et docteure, CRH, Université Paris Nanterre)
Des sources pour une plus Grande Guerre, Ploemeur, Éditions Codex, 2021

Mercredi 9 février 2022, 18h30 :
Zheira Kasdi (docteure, ANHIMA, Université Paris Nanterre)
« Remarques sur quelques gouverneurs de Maurétanie césarienne de la période sévérienne », MEFRA, 133-1 (2021), p. 249-263

Mercredi 23 mars 2022, 18h30 :
Vincent Bollenot (doctorant, Sirice, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« Surveiller les mobilisations, se mobiliser sous surveillance. Articuler histoire du renseignement et histoire des mobilisations en situation impériale », Genèses, 120-3, (2020), p. 112-130

Mercredi 13 avril 2022, 18h30
David Fiasson (docteur, IRHiS/HERITAGES, Université de Lille/Cergy Université Paris)
Ouvrage à paraître « Abbaye, ville et forteresse : le Mont Saint-Michel dans la guerre de Cent Ans »

Mardi 10 mai 2022, 18h30
Marjolaine Lémeillat (docteure, CREHC, Université Paris-Est)
Les gens de savoir en Bretagne à la fin du Moyen Âge (fin XIIIe
-XVes.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2022

Des territoires de la mode ? France du Nord, Belgique, Sud de l’Angleterre, XVe-XXe s

Date: 17 et 18 mars 2022

Date limite de réponse à l’appel: 5 novembre 2021

Pendant des siècles, les territoires bordant le Pas de Calais ont été l’un des hauts lieux de la production textile européenne. Du XIIe siècle au moins jusqu’à la désindustrialisation du second XXe siècle, les campagnes et les villes de la France du Nord et de la Belgique actuelles ont vécu au rythme des travaux de filature et de tissage, en liaison étroite avec leurs partenaires commerciaux d’Outre-Manche. Cette très longue histoire a forgé une image durable, celle d’un espace hérissé des usines de l’ère industrielle – à l’instar de Roubaix, « la ville aux mille cheminées ». A l’exception peut-être des fastes de la cour bourguignonne du XVe siècle et de la place anversoise depuis qu’elle a su exploiter la notoriété des « Six d’Anvers », à la fin des années 1980, il ne viendrait guère à l’esprit de la plupart des Européens d’associer ces territoires au terme plus « glamour » et plus scintillant de « mode ». La séduction internationale exercée par de brillantes voisines, Paris et Londres, les a laissées dans l’ombre (Steele ; Breward et Gilbert ; Menkes ; Martinez). Ces territoires du textile n’ont-ils pourtant pas été aussi, par nature, des territoires de la mode ?

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Mourir au maquis. Mourir pour le maquis.

Date: 14-15 avril 2022

Date limite de réponse à l’appel: 10 décembre 2021

Les maquis de résistants dans la France occupée ont déjà fait l’objet de nombreuses publications. Mais il s’agira cette fois d’observer cette « communauté à l’épreuve » à partir d’un matériau prosopographique, en engageant une première exploitation de l’enquête nationale conduite pour le Maitron des fusillés, exécutés, massacrés, morts en actions. Il s’agira de tester l’apport de l’approche prosopographique pour préciser, nuancer, mieux saisir comment peuvent se combiner les façons de mourir dans ou autour d’un même maquis, d’un maquis à l’autre, ou selon les phases chronologiques, et d’en envisager les incidences non pas seulement à l’échelle collective large, mais également à l’échelle de groupes restreints.

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Quels nationalismes au XXIe siècle ? Regards croisés Europe – Amériques

Lieu. Université Grenoble Alpes

Date limite de réponse à l’appel: 31 octobre 2021

Bien que la thématique du nationalisme ait connu un regain d’intérêt pour les chercheurs en sciences humaines et sociales, aucun colloque n’a été organisé pour mettre nos deux aires géographiques, l’Europe et les Amériques, en regard. Et pourtant, rapprocher ces deux grands ensembles n’a rien d’anodin puisque, au-delà des liens historiques qui les unissent, l’Europe et les Amériques ont connu des dynamiques quelque peu similaires, promouvant d’abord l’intégration continentale avec des accords tels que le MERCOSUR ou la CECA qui allait donner naissance à la CEE et à l’Union européenne, puis se retrouvant aux prises avec une résistance envers ces mêmes traités, ces dernières années. Ce colloque se donne donc comme double objectif d’une part, de faire l’état des lieux des nationalismes en Europe et dans les Amériques, afin, d’autre part, d’en souligner les spécificités dans le contexte géopolitique de ce début de XXIe siècle.

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Amateurs en sciences : une histoire par en bas

Lieu: Université du Mans

Date: 5-7 septembre 2022

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2022

À la suite des recherches réalisées au cours du projet ANR « AmateurS — Amateurs en sciences (France, 1850-1950) : une histoire par en bas », le colloque propose d’élargir géographiquement (France et au-delà) et chronologiquement (XVIIIe-XXIe siècle) les perspectives ouvertes par une histoire par en bas des amateurs en sciences, attentive à restituer leurs points de vue, leurs pratiques, leurs productions matérielles. Afin d’éviter la simple juxtaposition d’études de cas, les thèmes classiques de l’histoire des amateurs seront réinterrogés.

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Appel à contributions: La physique Revue « Mosaïque», n° 18

Date limite d’envoi des propositions: 1er octobre 2021

Pour ce dix-huitième numéro de la Revue Mosaïque, nous souhaiterions regrouper les réflexions de jeunes chercheurs en sciences humaines autour de la nature, des objets et de l’histoire de la physique en général, et des théories physiques en particulier. Il sera alors apprécié toutes contributions s’interrogeant sur leurs méthodes (raisonnements, observations, expérimentations, hypothèses contrefactuelles, etc.), leurs paradigmes représentationnels, leurs constructions et leurs évolutions (s’agit-il de « révolutions » ou bien de réformes dans un temps long ? quid des errements, des tâtonnements et des impasses théoriques ?), leurs institutionnalisations et leurs modes d’expression (revues scientifiques, sociétés savantes, universités, instituts scientifiques etc.).

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Appel à contributions: Les discours adressés aux pouvoirs

Date: 15 juin 2020

Lieu: Université d’Orléans

Date limite de réponse à l’appel: 15 septembre 2021

Dans une perspective pluridisciplinaire qui vise à croiser plusieurs approches (histoire, littérature, linguistique, sociologie, science politique…), on voudrait étudier à rebours les relations au(x) pouvoir(s), en partant des discours de celles et ceux qui, à un moment de l’histoire, de leur trajectoire, qu’ils soient célèbres ou anonymes, ont pris la plume ou la parole pour s’adresser aux instances du pouvoir, contribuant du même coup à leur institution et à leur légitimation, tout autant qu’à leur critique et à leur remise en cause. Le discours qu’on adresse à un pouvoir est aussi un discours qui reconnaît, voire fabrique le pouvoir, et en dessine les contours, flatteurs ou satiriques.

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