Appel à communication : « Passer à la postérité : contours et représentations des figures du passé »

Lieu et. date de la manifestation : Université Littoral Côte d’Opale à Boulogne-sur-Mer, centre universitaire du musée le 6 avril 2022

Date limite de dépôt : le 25 novembre 2021

Cette journée d’étude privilégiera les approches littéraires et historiques. Il s’agira de nous concentrer sur des figures du passé qui ont marqué les mémoires, si bien qu’elles sont passées à la postérité. Ces dernières peuvent appartenir à l’histoire locale ou nationale. Elles peuvent être encore célèbres de nos jours ou seulement renommées à une période précise de l’histoire. Nous nous proposons donc de nous pencher sur cette thématique sous l’angle suivant : comment l’image d’un personnage bien réel peut‑elle évoluer au fil de la tradition historique et littéraire ?

Plus d’informations : https://calenda.org/926839

Appel à communication : « Transcrire l’oralité politique dans l’Italie communale (XIIe-début du XVe siècle)/Trascrivere l’oralità politica nell’Italia comunale (XII-inizio XV secolo) »

Lieu de la manifestation : Rome
Date(s) : 28 avril 2022
Date limite de réponse à l’appel : 17 décembre 2021

Présentation : La prise de parole en assemblée caractérise la vie politique et institutionnelle de l’Italie communale. Pour autant, notamment en raison du manque de discours conservés, les travaux consacrés à la transcription de l’oralité politique et à la diversité de ses expressions (au-delà de l’assemblée) sont encore rares.L’objectif est de dégager des grilles d’analyse conjointes, des problématisations transversales et de nourrir une réflexion commune sur les apports et les limites d’une histoire du monde communal fondée sur ces documents.

Plus d’informations : https://calenda.org/924589

Appel à communication : « La chute des idoles, construire et repésenter l’infamie politique en France, de la Renaissance à nos jours »

Lieu de la manifestation : Université de Lille / Sciences Po Lille
Date(s) : 26-27 octobre 2022
Date limite de réponse à l’appel : 31/01/2022

« Entre la célébrité et l’infamie il n’y a qu’un pas, et peut-être moins » (Oscar Wilde, De Profundis, 1905). L’« infamie », terme couramment employé par les médias, nous rappelle, ô combien, elle transcende nos sociétés contemporaines, et plus encore la sphère politique. Recouvrant diverses significations et réalités, cette notion a pour étymologie l’ambivalente fama latine, qui est tout à la fois le bruit colporté, l’opinion publique et la renommée. Ce colloque se propose ainsi d’approfondir plusieurs perspectives afin de mieux comprendre les différents processus de construction et modes de représentation de cette notion d’infamie politique en France sur une période suffisamment large – de la Renaissance à nos jours – pour en distinguer les modalités de fonctionnement, les marqueurs et les évolutions.

Le colloque se tiendra se tiendra à l’IRHIS (Université de Lille) et Sciences Po Lille les mercredi 26 octobre 2022 et jeudi 27 octobre 2022.

Plus d’information http://blog.apahau.org/appel-a-communication-la-chute-des-idoles-construire-et-representer-linfamie-politique-en-france-de-la-renaissance-a-nos-jours-lille-26-27-octobre-2022/

Appel à contributions « L’identité contre la science ? La science au service de l’identité ? »

Qui ? >> La revue interdisciplinaire à comité de lecture Sociétés plurielles

Quand? >> Les propositions peuvent être envoyés à l’adresse de la rédaction : programmesp@gmail.com
Envoyer un texte d’une page, accompagné d’une courte biographie avant le 10 novembre 2021.

L’appropriation identitaire des savoirs représente un phénomène constitutif des sociétés humaines et s’inscrit, d’ores et déjà, dans l’horizon d’analyse des sciences sociales. Longtemps associée à des pouvoirs constitués ou à des courants politiques de divers horizons, elle a été marquée, durant les dernières décennies, par un phénomène nouveau. Au nom de la reconnaissance du droit ou de la mémoire des minorités issues de population victimes du colonialisme, s’est en effet affirmée la revendication d’un droit de regard sur les conditions de l’investigation scientifique ou sur ses résultats. Abordé notamment sous l’angle des usages du passé et du statut d’objets muséographiques dans le contexte post-colonial, cette tension entre science et identité a été particulièrement sensible dans les domaines de l’archéologie et de l’anthropologie, comme en témoigne la brève liste qui suit :    
1.    Il y a trente ans, aux Etats-Unis, le NAGPRA (en français : loi fédérale sur « La protection et le rapatriement des tombes des natifs américains ») consacrait, entre autres, le droit des collectifs considérées comme les descendants des individus dont les restes étaient conservés dans les musées d’exiger leur restitution. En les soumettant également à l’approbation de ces mêmes collectifs, elle durcissait également considérablement les conditions dans lesquelles les recherches archéologiques pouvaient être réalisées, provoquant ainsi les protestations d’une partie du milieu scientifique  .
2.    En Australie, où la situation des communautés Aborigènes continue de représenter un problème politique et social saillant, la reproduction de pièces de musée à des fins de publication est dorénavant soumise à leur approbation. Quant aux institutions publiques, elles manquent rarement, de même que les chercheurs qu’elles emploient, de recourir à la formule consacrée faisant état de leur respect pour les « Anciens, passés et présents ». C’est dans ce contexte – et dans celui de luttes juridiques autour des droits sur les terres – que la publication d’un récent ouvrage a entraîné un authentique phénomène de société. Ce livre, écrit par un romancier d’ascendance aborigène , entend remettre en cause deux siècles de consensus sur le mode de subsistance des occupants du continent à l’arrivée des Occidentaux. Après un énorme succès de librairie, le livre a intégré les programmes scolaires, tout en continuant de susciter d’âpres polémiques où les prises de positions scientifiques s’entremêlent de manière inextricable avec les agendas politiques.
3.    Dans un ordre d’idées un peu différent, il convient également de mentionner ce récent projet de redéfinition de la mission des musées porté par l’ICOM  , projet selon lequel ceux-ci « (…) sont des lieux de démocratisation inclusifs et polyphoniques, dédiés au dialogue critique sur les passés et les futurs. (…) La définition du musée doit être ancrée dans la pluralité des visions du monde et des systèmes de pensée et non dans une tradition scientifique occidentale unique ». L’opposition rencontrée par cette proposition, qui dénie à la connaissance scientifique tout statut spécifique et toute primauté sur les croyances, a conduit à l’ajournement de la décision. Elle est néanmoins significative d’une époque et des revendications qui s’y font entendre.
Ces quelques exemples, qui pourraient être multipliés à loisir, illustrent les nombreuses questions soulevées par ce mouvement faisant surgir de nouvelles interrogations portant sur la production du savoir. La reconnaissance des torts subis, en particulier par des populations colonisées, doit-elle se traduire par l’octroi de droits nouveaux à ceux qui sont identifiés comme les descendants de ces populations, portant sur les objets susceptibles d’investigation scientifique, voire sur le discours tenu à leur propos ?  Les exigences de la mémoire et celles de la connaissance sont-elles antagonistes ? Comment les acteurs de la vie scientifique pensent-ils leur collaboration ? La prise en compte de ces exigences mémorielles représente-t-elle une chance ou un obstacle pour la science et la compréhension mutuelle des différentes communautés humaines ? Comment expliquer la cristallisation de cette tension dans différents contextes de production du savoir ? Quelles sont les disciplines concernées ? Quelle est la notion de vérité que sous-tendent ces débats ? Quel est aujourd’hui le statut de ce qu’on peut appeler le relativisme scientifique et qui consiste à formuler un savoir différencié en fonction du groupe auquel il est destiné ?
Telles sont les questions que le prochain numéro de Sociétés plurielles souhaite aborder.

Appel à communication : « Femmes et théologie »

Lieu de la manifestation : Poznan (Pologne)
Date(s) : 25-26 août 2022
Date limite de réponse à l’appel : 30 septembre 2021

Présentation : Les femmes ont longtemps été écartées de la théologie dans les différentes branches du christianisme. L’objet de cette journée d’études est de se demander comment l’interdiction traditionnelle qui leur était faite a été battue en brèche, quel type de théologie a pu être pratiqué par les femmes, à quelle théologie elles ont pu avoir accès, dans quelle mesure leur compétence théologique a été acceptée (ou non) par les hommes et par la société, et cela dans toutes les confessions chrétiennes. Les communications portant sur ces thèmes devront par conséquent s’interroger sur la chronologie de l’accès des femmes à la théologie, sur ce qu’est et a été la théologie, sur les différences entre les confessions chrétiennes, sur les effets de l’élargissement de sa pratique aux femmes.

Plus d’informations : https://calenda.org/889764

Appel à contribution : « la mort et ses frontières »

Date limite de réponse à l’appel : 20 décembre 2021

Présentation : La mort est bien souvent le prisme par lequel les chercheur·euse·s abordent les sociétés anciennes. La sépulture et son mobilier, les supports mémoriels et les textes religieux, ainsi que les restes des défunt·e·s eux-mêmes sont autant de sources utilisées aujourd’hui pour étudier les sociétés du passé, à la fois dans leur organisation sociale et dans leur rapport à la mort. Pourtant, ces sources sont aussi un miroir déformant qui ne reflète la vie des Anciens que de manière partielle, idéalisée, voire trompeuse.
Pour ce sixième numéro, Frontière·s propose aux auteur·rice·s d’aborder la question des modalités de séparation des individus dans et à travers la mort. Les contributions pourront aborder ce thème selon différentes approches complémentaires comme la matérialisation des frontières entre monde des morts et monde des vivants, la délimitation entre espaces funéraires et civils, la représentation du passage vers l’au-delà, ou encore la distinction sociale des individus dans la mort selon leur sexe, leur genre, leur âge, leur classe sociale, etc.

Plus d’informations : https://publications-prairial.fr/frontiere-s/index.php?id=510

Conférence de Jean-Marc Berlière: « Polices et policiers sous l’occupation »

Mercredi 6 octobre à 18h30
Préfecture des Hauts-de-Seine

L’État français, autoritaire, antidémocratique et antisémite, porteur d’un projet idéologique fondé sur l’exclusion de « l’antifrance », a porté un intérêt constant à la police qui constituait – avec la Justice – un des seuls instruments régaliens dont il disposait pour affirmer sa souveraineté face à l’occupant. Il va donc réformer cet instrument hérité de la IIIe République et charger polices et policiers de missions inédites en contradiction avec les principes républicains. Confrontés à cette dérive des missions et des pratiques, comment ont réagi des policiers acculturés au « devoir d’obéissance » et au respect de la loi ? 
Le conférencier reviendra sur la nécessaire prise en compte de la complexité de l’Histoire et le devoir d’en saisir ses multiples nuances.

Inscription obligatoire : reservation@mont-valerien.fr | 01 47 28 46 35

Plus d’informations http:// http://www.mont-valerien.fr/evenements/lactualite-du-mont-valerien/detail/actualite/polices-et-policiers-sous-loccupation-conference-par-jean-marc-berliere/

Appel à communication : « Du port au Monde. Une histoire globale des ports indochinois (1858-1956) »

Lieu de la manifestation : Đà Nẵng, Việt Nam
Date(s) : 26-28 octobre 2022
Date limite de réponse à l’appel : 31 octobre 2021

Dans le cadre d’un colloque international d’une durée de deux jours et demi, qui se tiendra à l’Université de Đà Nẵng, au Việt Nam, du 26 au 28 octobre 2022, nous souhaitons ouvrir la voie à l’écriture d’une histoire globale des ports indochinois en situation coloniale.

Plus d’informations : https://umr-idees.fr/2021/06/01/appel-a-communications-colloque-international-du-port-au-monde/

Organisateurs : Sunny Le Galloudec et Thomas Claré

6e journée d’études de l’AJCH le 3 juin en distanciel : « Les sources perdues, une fatalité pour l’historien ? »

La sixième journée d’études de l’AJCH aura lieu le 3 juin prochain, en visioconférence. Elle nous rassemblera autour du thème des « Sources perdues, une fatalité pour l’historien ? », abordé de manière transpériodique. Pour y participer, merci d’envoyer un mail à ajchsources2020@gmail.com et nous vous enverrons quelques jours avant le lien de connexion de la manifestation.

Programme

9h30-9h50 : Mot d’accueil et introduction de la journée.

Session I – L’apport d’outils documentaires conservés : décrypter le fonctionnement des institutions

9h50-10h10 : Albane Schrimpf-Patey (docteure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Le réseau documentaire cassinésien, un outil pour reconstitution de sources perdues »

10h10-10h30 : Agathe Couderc (doctorante, Sorbonne Université), « Un secret trop bien protégé ? Les archives du Chiffre et leurs silences »

10h30-10h50 : Discussions.

10h50-11h10 : Pause.

Session II – Le cumul des indices prosopographiques : cerner et reconstituer les groupes sociaux

11h10-11h30 : Marjolaine Lémeillat (docteure, Université de Tours/Université Paris-Est Créteil), « Comment reconstituer l’inexistant ? Tentatives de restitution des réseaux ecclésiastiques en Bretagne à la fin du Moyen Âge (XIIIe-XVe siècle) »

11h30-11h50 : Daniel Cardoso (doctorant, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Reconstituer un groupe social sans en connaître les contours : les apports et les limites d’une prosopographie des nouveaux sénateurs durant l’Empire romain »

11h50-12h10 : Discussions.

12h10-14h00 : Déjeuner.

Session III – Des pertes irréparables ? Rendre compte d’un quotidien disparu

14h00-14h20 : Alexandre Ruelle (docteur, CY Cergy Paris Université), « Le quotidien des Savoyards en temps de guerre à l’époque moderne, une histoire impossible ? ».

14h20-14h40 : Olivier Kodjalbaye Banguiam (docteur, Université Paris Nanterre), « La reconstitution de l’histoire des objets issus de la colonisation, un exercice périlleux ».

14h40-15h00 : Discussions.

15h00-15h20 : Pause.

Session IV – Parvenir au sujet par des voies détournées : retracer l’histoire des structures politiques

15h20-15h40 : Quentin Gasteuil (doctorant, ENS Paris-Saclay / Sorbonne Université), « Comment écrire l’histoire des socialistes sans les archives de leur parti ? Le cas de la SFIO de l’entre-deux-guerres ».

15h40-16h00 : Bryan Muller (doctorant, Université de Lorraine), « Comment écrire l’histoire du « gaullisme d’ordre » ? L’exemple du SAC et des CDR ».

16h00-16h20 : Discussions.

16h20-16h35 : Conclusions.