CALL FOR APPLICATIONS 9th EBHA DOCTORAL SUMMER SCHOOL BUSINESS HISTORY: DEBATES, CHALLENGES AND OPPORTUNITIES

Lieu: Ancone

Date: 4-9 septembre 2017

Date limite de l’appel à candidature: 14 mai 2017

The 9th edition of the EBHA (European Business History Association) Summer School will take place in Ancona (Italy) from Monday, September 4th to Saturday, September 9th, 2017. The school aims at providing doctoral students with an overview of relevant research results and of innovative tools and methodologies in the field of Business History. It is organised jointly by the European Business History Association (EBHA), the Università Politecnica delle Marche and the Italian Association for Business History (ASSI). Students will be accommodated in the beautiful town of Ancona debating and discussing their research with leading international scholars.

Appel complet ici

 

Appel à communications: Guerre et correspondance

Lieu: Ecole militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan et Ecole Navale de Lanvéoc-Poulmic

Date: 2-3 octobre 2017

Date limite de soumission: 31 mai 2017

Victor Giraud, auteur d’une Histoire de la Grande Guerre, voyait dans la lettre de poilu « l’âme des combattants » ; si la Première Guerre mondiale a engendré une masse considérable de correspondances de guerre, ces dernières sont apparues bien plus tôt et trouveraient leur origine dès l’Antiquité. Comment caractériser le genre des correspondances de guerre ? Existe-t-il des traits intemporels (formels ou thématiques) ou bien la lettre s’est-elle transformée, à mesure que l’art de la guerre s’est modifié ?
A qui écrit-on ? La correspondance peut s’inscrire dans un cadre hiérarchique : le général rend ainsi compte de son action à son prince/gouvernement ; mais elle peut également s’inscrire dans le cadre amical ou familial et il s’agit alors de rassurer ses proches. Dans les deux cas, le phénomène de censure ou d’autocensure peut apparaître. La lettre en temps de guerre est un messager bien fragile, tout concourt à perturber la communication : bien souvent l’épistolier souligne les difficultés pour conserver un lien avec la société qu’il a dû quitter et pour laquelle il est un mort en sursis, d’où un rapport particulier au temps présent et à l’avenir. Que se passe-t-il également quand le correspondant se transforme en ennemi ?
Que raconte-t-on ? L’épistolier se dérobe-t-il face aux événements qui le dépassent, en se concentrant par exemple sur le récit des batailles, des mouvements de troupes ? Dans ce cas, l’informativité prime, avec une place importante donnée à l’anecdote, la description plus ou moins marquée par la technicité. Ou bien la guerre est vécue comme une « expérience intérieure » et la lettre devient le lieu propice à l’introspection. Il s’agit moins de faire voir la guerre que la faire ressentir à son interlocuteur : la lettre mentionne alors les sensations éprouvées par un corps malmené, blessé, de même que les états d’âme, tant l’omniprésence de la mort amène à voir le monde différemment. L’urgence de la survie amène souvent à la foi ou à l’amour, et il convient de voir comment ces thèmes sont traités, entre sincérité et emploi de clichés.
Pourquoi raconte-t-on ? La lettre de guerre peut développer une rhétorique afin de mobiliser le destinataire sur le plan idéologique : la politique s’invite, notamment par la définition de valeurs communes (patrie/devoir) ou la figuration de l’ennemi, tantôt pour remettre en question ce qui est considéré comme de la propagande, tantôt pour s’arrimer davantage à un monde que la guerre détruit. De plus, les lettres sont parfois écrites dans le souci de conserver la mémoire des événements : il s’agit alors d’inscrire le temps présent de l’écriture dans le temps long de l’histoire, la lettre accédant au statut de document. Dans le cas des épistoliers artistes, jusqu’à quel point la lettre écrite en temps de guerre a-t-elle préparé une œuvre, voire s’y est substituée ?
Les communications pourront porter sur des corpus de lettres authentiques comme fictives, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les perspectives comparatistes étant les bienvenues, de même que les autres champs disciplinaires (histoire de l’art, psychologie, sociologie).

Appel complet ici

Appel à communications – Révolutionnaires et communautés utopiques

Lieu: MSH Clermont-Ferrand

Date: 13 décembre 2017

Date limite de soumission: 30 juin 2017

Inspirés par les frères Moraves, Bosc, Brissot, Lanthenas, Bancal des Issarts, le couple Roland rêvaient en 1790 de créer sur le sol national, moyennant l’achat de biens nationaux, une cité idéale. Ce « centre de Lumières et de communication » aurait uni des philanthropes au nom de la liberté, de la philosophie, et pour l’utilité du genre humain. Il aurait attiré travailleurs de la terre et des manufactures, et chacun aurait aimé y retrouver ses congénères dans les lieux de sociabilité privilégiés du siècle : le café, la bibliothèque, le club patriotique, l’imprimerie, l’école des futurs « apôtres de la liberté ». Après avoir envisagé les contrées sauvages des États-Unis, qui semblaient idoines à cette grande entreprise, ses promoteurs hésitaient entre l’Auvergne et la Bourgogne … À plusieurs décennies de là, le député girondin et régicide Pénières, ancien rapporteur du comité colonial de la Convention,  frappé par les proscriptions de la Restauration,  voguera pour la Floride pour fonder, avec la protection de La Fayette et de Madison, une colonie française sur les rives du Tombegbby, un « comité Marengo » qui se donne pour capitale Aigleville. Souvenirs de la Révolution et de l’Empire se mêlent alors pour refonder sur des territoires vierges ce que les monarchies européennes ont rendu impossible, pour y réunir ceux qui ont cru en un autre avenir, législateurs, militants comme militaires. Entre ces deux moments, et durant la Révolution-même, plusieurs formes de communautés utopiques ont poursuivi leurs cours ou ont été tentées, aussi diverses que le groupe convulsionnaire catholique et républicain des fareinistes, ou les  communautés éducatives, dont la plus connue est celle mise en place par Léonard Bourdon.

La journée d’étude se propose d’étudier les sources philosophiques et littéraires dont se revendiquent les fondateurs de ces communautés, leur implication dans la Révolution ou l’Empire, la manière dont ils conçoivent leur organisation, leur recrutement et leur développement, les références qu’ils maintiennent (ou pas) aux événements français, les liens qui existent entre leurs aspirations et les installations collectives à l’étranger, notamment en Amérique du Nord, ou les colonies utopistes de la première moitié du XIXe siècle (Owen, Fourier, Cabet).

Appel complet ici

Appel à communications- Fraudes, frontières et territoires

Lieu: Ministère des finances – 139 rue de Bercy, Paris

Dates: 23-24 novembre 2017

Date limite de soumission: 30 juin 2017

Nous souhaitons aborder la fraude sous toutes ses formes comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme.

Appel complet ici

Appel à communications- L’anthropologie à la Renaissance

Lieu: Université de Rouen
Date: 21 novembre 2017
Date limite de soumission: 30 avril 2017

Les découvertes géographiques qui se multiplient depuis la fin du Moyen Âge obligent les Européens à une rencontre avec l’altérité qui exige une reconsidération de l’humanité. L’importance de ces phénomènes dans le développement de l’anthropologie à la Renaissance mérite d’être précisée. C’est à leur étude qu’invite le présent appel à communication, destiné à constituer un dossier pluridisciplinaire qui sera publié dans la revue numérique Clio@Themis. Considérant les enjeux en question, toutes contributions permettant d’éclairer l’apport de la philosophie, de la médecine, de la science du droit à la question de l’anthropologie de la période seront les bienvenues.

Appel complet ici

AAC – Revue Les Cahiers du Numérique : enjeux et apports des recherches en humanités numériques

Remise des articles : 23 avril 2017

Réponse aux auteurs : 23 juin 2017

Remise de la version finale : 23 juillet 2017

Le numérique a envahi notre quotidien, de la sphère professionnelle, il s’est rapidement propagé vers notre sphère privée. Il semble communément admis que la révolution numérique est en marche. Si nul ne sait quand celle-ci atteindra son point culminant ni prédire quels en seront les effets – les discours sont pour le moins dichotomiques sur le sujet – il est incontestable que son omniprésence opère une transformation de nos dynamiques sociales et culturelles (Jeanneret, 2011) et propulse nos sociétés occidentales dans une « culture numérique » (Doueihi, 2011 ; Rieffel, 2014) laissant subséquemment entrevoir les possibilités d’ « humanités numériques ». Les résistants aux injonctions de cette culture numérique sont considérés  –  au mieux  –comme des marginaux ne souhaitant pas rejoindre cette culture ouverte de l’information, cette culture numérique du partage, à la fois participative, citoyenne et porteuse de nouveaux espoirs.

Force est de constater que sans application numérique il n’existe ni culture ni humanité numérique. Or ces applications relèvent des sciences de la computation ou de l’informatique, l’une des seules « nouvelles sciences » à s’être élevée au rang d’industrie. Les technologies de l’information et de la communication seraient d’ailleurs vectrices d’une troisième révolution industrielle (Rifkin, 2012). Pour Babinet (2016) « la révolution numérique en cours va transformer le monde plus fortement que ne l’a fait la révolution industrielle », d’où l’intérêt accru des politiques pour ces phénomènes émergeants et les inlassables prescriptions pour prendre le « tournant numérique ». Réponses à la communication politique ou réel engouement pour les humanités numériques, les projets sur le sujet ne cessent d’émerger depuis une dizaine d’année. Quels sont-ils, peut-on les caractériser ? Quelles sont leurs finalités ? Comment sont-ils conduits, selon quelle(s) méthode(s) ? Ces projets d’humanités numériques ont-ils réussi à dépasser le cloisonnement disciplinaire des sciences face aux technologies de l’information et de la communication (Heinderyckx, 2015) ? Quels sont les apports épistémologiques, théoriques, méthodologiques issus de ces recherches ?

Appel complet ici

Prix de la Fondation de Recherche Caritas France – Institut de France

Date limite de candidature: 15 mars 2017

La Fondation de Recherche Caritas France – Institut de France décerne en 2017, pour la 8ème année consécutive, son prestigieux « Prix de Recherche Caritas« , d’une valeur de 10 000€
L’objectif de ce prix est de participer activement à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, en France et dans le Monde.
Il récompense dès lors, toute recherche, thèse ou publication particulièrement innovante, permettant de faire avancer la compréhension des inégalités, leurs causes et conséquences, et de favoriser les initiatives d’action en la matière.
Les publications entrant en lice proviennent prioritairement du champ de la recherche scientifique, mais des initiatives moins académiques provenant d’autres horizons peuvent être envisagées, surtout si elles touchent un public plus large.
Le prix s’adresse, en outre, tout particulièrement à de jeunes chercheur-e-s. Les personnes déjà reconnues et primées par ailleurs ne seront pas prises en compte.

Plus d’informations ici

Ecole thématique. Que fait l’histoire sociale de l’appartenance religieuse ? Un questionnement interdisciplinaire de la Méditerranée à l’océan indien, XVe-XXe siècle

Lieu: Casa Palacio de los Briones
C/ Ramón y Cajal, 15 – 41410 Carmona (Sevilla)

Dates: 26 au 29 juin 2017

Date limite de réponse à l’appel: 31 mars 2017

Cette École thématique entend interroger ce récit de la modernité occidentale qui a participé de la réification du fait religieux comme une dimension spécifique du monde social. En privilégiant des approches localisées et des contextualisations denses, il s’agit au contraire de réinscrire les activités religieuses au sein des configurations sociales et économiques dans lesquels elles trouvent leur origine. Ainsi il convient d’interroger des notions aussi centrales que le rituel ou le sacré dans le rapport aux collectifs, non pas comme des moyens de perpétuation d’une identité immuable, mais comme des manières d’actualiser constamment les frontières fragiles des groupes sociaux. Cela invite dès lors à revisiter les situations de contacts ou de circulations interreligieux, non pas comme des moments exceptionnels de passage, d’affrontement ou de médiation entre des entités culturelles monolithiques, mais comme des modalités ordinaires de cohabitation ou bien de réaffiliation des acteurs sociaux dans des configurations sociales localisées.

En somme, en choisissant d’adopter une approche pragmatique du fait religieux, cette École thématique invite à s’interroger sur ce que les acteurs font quand ils parlent de leur appartenance religieuse, et en quoi ces actions façonnent les appartenances sociales. Tels sont les enjeux d’une histoire sociale qui se saisit des appartenances religieuses, en les ancrant dans les pratiques situées des acteurs sociaux, et en tenant à distance critique le double prisme des sources étatiques et ecclésiastiques.

Appel complet ici

La diplomatie des villes dans les mondes latins, musulmans et byzantins (XIIe-XVIe siècle)

Lieu: Université Paul-Valéry Montpellier

Date: 17-18 novembre 2017

Date limite de réponse à l’appel:31 mai 2017

L’essor des villes occidentales et leur organisation en communes, pourvues de regalia (Italie communale) ou de privilèges, de franchises (France, Flandres, Espagne, etc.), se sont fondés sur une panoplie de techniques, d’outils et de pratiques de gouvernement qui ont transformé les organismes urbains en laboratoires politiques. Quelles raisons, quels objectifs et même quelle légitimité ces villes eurent-elles à déployer une action diplomatique qui peut paraître comme un secteur essentiel, sinon réservé de la souveraineté ? Les réponses sont à ce jour à découvrir. Autour du bassin méditerranéen, d’autres cultures religieuses, politiques, économiques se sont développées au cours des XIIe-XVIe siècles dans et autour de villes qui ont cultivé avec les pouvoirs des relations diverses. Leurs développements sociaux et économiques présentent néanmoins d’évidentes convergences avec l’évolution des villes européennes. Pour mesurer les singularités du fait diplomatique urbain en tous ces espaces, ce programme pluriannuel adopte de ce fait une démarche comparatiste et dépasse les trop strictes frontières du Moyen Âge pour englober la première modernité, classiquement définie en Europe comme celle d’un nouveau paradigme diplomatique marqué par la naissance des ambassades permanentes.

Appel complet ici

Produire du nouveau ? Arts, techniques, sciences en Europe (1400-1900)

Lieu: Université de Genève

Date: 23-25 novembre 2017

Date limite de réponse à l’appel: 15 mars 2017

Qu’elle soit inscrite dans une réflexion sur la « création », l’« invention », la « découverte » ou l’« innovation », la nouveauté participe des transformations des sociétés. Ce colloque s’intéressera tout à la fois aux discours et aux pratiques de la nouveauté dans les arts, les techniques et les sciences du XVe au XIXe siècle en Europe. Il s’agira de questionner la pertinence de ces catégories et d’identifier les différentes manières dont les sociétés envisagées ont tenté de penser et de produire de la nouveauté.

Appel complet ici