AAC Diplomacy and Gender in the Early Modern World (1400-1800)

Lieu: Oxford

Dates: 11-12 Juin 2018

Date limite de réponse à l’appel: 1er avril 2018

Gender may not always be the first topic that comes to mind when discussing international relations, but it has a heavy bearing on diplomatic issues. It surfaces regularly in the news, whether in the 2015-2016 controversy over the Vatican’s refusal to accept a homosexual ambassador from France, or in 2017 with the first group photo of NATO spouses to include a male leader’s husband. Scholars have not left this field of research unexplored, and a recent collection of essays edited by Jennifer A. Cassidy examines in depth the gender dynamics of twentieth-century diplomacy. But what was the situation like in the early modern world ?

While ambassadorial positions were monopolised by men, women could and did perform diplomatic roles, both officially and unofficially. From heads of state like Elizabeth I and Catherine the Great to salon hostesses receiving diplomats from abroad, from the Paix des Dames signed by two royal women in 1529 to Lady Mary Wortley Montagu’s journey to Constantinople, women appear regularly in diplomatic contexts. Nor were gender performances always normative during this period, as shown by the eighteenth-century transgender ambassador, the Chevalier d’Eon. Literary and artistic masterpieces celebrating the signing of peace treaties, moreover, often give a prominent role to the female figure, thus questioning the assumption that the world of diplomatic negotiations was entirely male-centred. After all, certain ideas that are normally linked to masculinity, such as aggressiveness, are not easily reconciled with the practice of diplomacy.

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AAC Paix et religion, du Moyen Âge à l’époque contemporaine

Lieu: Université de Lorraine

Dates: 11 et 12 octobre 2018

Date limite de réponse à l’appel: 5 mars 2018

Les religions sont souvent et en particulier dans notre monde contemporain, associées à la guerre, qu’elles la suscitent ou l’entretiennent, dans la réalité ou dans l’imaginaire. Or, paradoxalement, les fondements des religions révélées appellent leurs représentants à tenir un discours de paix, même si la guerre et la violence sont bien présents dans les récits fondateurs, à l’exemple de l’Ancien Testament. Ainsi, réalité et/ou mythe, la religion appartient bien à la sphère guerrière dans des sociétés fortement marquées par le primat des cultures religieuses – notamment monothéistes – depuis le Moyen Âge. La religion a pu être facteur de divisions violentes, d’affrontements verbaux et physiques, a pu servir de prétexte à entretenir une situation de discorde et en cela devenir un véritable outil politique, aux mains de clercs comme de laïcs. Mais la religion a pu aussi être un facteur de rapprochement, de tentative d’irénisme et de paix, à même de transcender des divisions confessionnelles, politiques – voire ethniques – afin de rétablir une stabilité perdue et perçue comme idéale, que ce soit vrai ou non.

L’année 2018, la commémoration de la paix qui mit fin à la Grande Guerre, les rapprochements entre confessions, parfois sur la base d’un œcuménisme mis en pratique comme à Taizé, ou les prises de parole communes entre représentants de différentes religions au lendemain des attentats afin de préserver la paix et de conjurer la guerre, enfin les récentes polémiques sur le drapeau européen voulu comme emblème irénique mais d’inspiration mariale, tous ces éléments nous ont conduits à nous interroger sur les liens complexes que les religions, les confessions, ont entretenu et entretiennent avec la paix, au niveau des discours comme des actions concrètes du Moyen Âge à nos jours. Ce sont bien les liens complexes tissés entre la religion, les confessions et le politique dans les contextes de déstabilisation politique – quelle que soit leur échelle – que nous souhaitons ici questionner dans un cadre certes européen mais également extra-européen. Plus généralement, c’est l’idée – à infirmer, confirmer, moduler – d’une sécularisation des processus de paix qu’il convient de travailler à l’aune du regard porté sur la religion dans ses rapports à la guerre et à la pacification, le tout dans des contextes et des temporalités à mieux appréhender.

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Appel à contribution: École d’été 2018 – Une histoire environnementale de la Grande Guerre

Lieu: Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre, Péronne

Dates: 2 au 7 juillet 2018

Date limite de réponse à l’appel: 15 février 2018

Le Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre (CIRHGG, Péronne) en partenariat avecl’EHESS (Paris)l’université d’Heidelberg, le Centre for Contemporary and Digital History de l’université du Luxembourg, et l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens), sollicite des candidatures pour sa troisième université d’été de jeunes chercheurs (master et doctorat) travaillant sur la Première Guerre mondiale.

Nous nous tournons pour 2018 vers une autre question : celle de l’histoire environnementale de la Première Guerre mondiale. Ici, l’histoire environnementale de la Grande Guerre doit se comprendre selon une acception large. Il s’agira bien entendu de réfléchir aux conséquences environnementales de la guerre : destructions des villes, des villages, des sols, pollutions diverses et leurs pendants : reconstruction et reconstitution (à l’échelle des politiques publiques mais également des territoires), déminage des champs de bataille, exhumation et ré-inhumation des morts, politiques de mise en mémoire et en sens des territoires et des ruines de guerre (et notamment des champs de batailles). Ceci implique bien évidemment de prendre en compte la longue durée de la Grande Guerre puisque les traces environnementales de celle-ci sont sensibles jusqu’à aujourd’hui. Les conséquences environnementales de la guerre ne se résument en outre pas aux zones du front. L’exploitation économique des hinterlands même très éloignées des épicentres guerriers y a toute leur place dans la mesure où elle se traduit par des modifications parfois profondes et durables des écosystèmes.

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Appel à communications : Artistes et collections royales et princières (France, fin XVe-fin XVIIIe siècle) – L’artiste créateur

Appel à communications : Journée d’études interdisciplinaire Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/Paris-Saclay – Centre de Recherches du Château de Versailles Cycle « Artistes et collections royales et princières (France, fin XVe-fin XVIIIe siècle) » Journée d’études I : L’artiste créateur

Lieu: Château de Versailles

Date: 31 mai 2018

Clôture de l’appel à communications : 31 janvier 2018

Lorsque François Ier confie à Primatice, envoyé à Rome, la mission de rapporter des moulages d’antiques pour Fontainebleau, le roi de France entend bien enrichir sa collection, encore balbutiante, de sculptures témoignant de son goût pour les choses du passé, mais aussi de son rêve tout politique de voir Fontainebleau devenir « une nouvelle Rome », selon le mot complaisant de Vasari. Quand Louis XIV confie à Adam Van der Meulen la réalisation de quatre vues de résidences royales pour le décor de sa chambre à Saint-Germain-en-Laye, l’artiste n’aurait certainement pas imaginé que ses peintures seraient présentées, quelques années plus tard, avec les chefs-d’œuvre des collections versaillaises. Enfin dans les années 1770-1780 le comte d’Angiviller organise pour Louis XVI la commande de vastes compositions peintes ou sculptées sur le thème de l’histoire du royaume, afin de doter le futur museum royal de collections « patriotiques » mises à la disposition des artistes et du public par un souverain éclairé.
En proposant d’explorer le rôle polyvalent des artistes dans la construction, l’organisation et la gestion des collections royales et princières françaises (y compris celles des cardinaux-ministres), cette série de journées d’études a l’ambition d’entamer un travail interdisciplinaire autour de l’histoire sociale et politique des collections à l’époque moderne, de la fin du XVe siècle à la fin de l’Ancien régime.

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Appel à contribution – Les miroirs des dames au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance

Lieu: Université du Littoral – Côte d’Opale, Dunkerque

Date: vendredi 14 décembre 2018

Date limite de réponse à l’appel à communication: 15 février 2018

Cette journée d’études, qui se situe dans la continuité de la manifestation scientifique de 2009 portant sur « Le Prince en son miroir » (actes publiés dans la revue Le Moyen Âge, t. 116, 2010), proposera de réfléchir sur les « miroirs des dames ». De fait, cette appellation, habituellement employée pour désigner des œuvres littéraires centrées sur le bon « gouvernement » des femmes, invite à de nombreuses interrogations. Qu’il s’agisse de textes axés sur la personne de la princesse ou destinés plus généralement à un public féminin issu d’autres couches de la société, ces œuvres d’essence didactique se rassemblent toutes autour de la question de la conduite féminine. S’agit-il cependant d’un véritable genre littéraire ? De fait, nombreuses sont les œuvres du Moyen Âge et de la première Renaissance à porter sur ce sujet, mais peut-on pour autant toutes les regrouper sous l’appellation de « miroirs des dames » ? Alors que les textes adressés à la princesse, tout comme les « miroirs des princes », sont étroitement liés à la politique et à la royauté, ceux destinés à un lectorat féminin plus large se présentent davantage comme de simples manuels de conduite. Pareillement, de nombreux textes proposent des séries de biographies féminines exemplaires, tandis que d’autres fournissent des conseils plus généraux sur le comportement. Est-ce la visée de ces œuvres ou bien leur contenu qui justifie la dénomination de « miroirs » ?

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Appel à contributions : L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours

La revue en ligne Criminocorpus appelle à contributions pour un dossier intitulé L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira ici d’observer la réception et le statut de l’enfance au tribunal dès lors que ce dernier délibère sur les implications de la parole, de la culpabilité ou de la victime. Nous écartons donc ici l’étude des logiques éducatives et répressives qui ont fondé le statut spécifique des mineurs dans notre histoire contemporaine, pour mieux étudier sur la longue durée historique le comportement des instances d’enquête et de jugement face aux enfants, pour lesquelles la question de la responsabilité est au centre des débats. L’histoire de l’excuse de minorité et des statuts reconnus à l’âge sont au cœur de la thématique mais sont également attendus tous les travaux visant l’évaluation circonstanciée liée à l’enfance des acteurs.

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Appel à contribution: Figures de la royauté au XIXe siècle

Dossier de Nineteenth-Century French Studies sous la direction de Paule Petitier
Printemps 2019

Date limite de proposition de contribution: 10 janvier 2018

a critique littéraire s’intéresse régulièrement aux rapports de la littérature et de la démocratie au XIXe siècle, étant entendu depuis Tocqueville que ce mouvement de fond des sociétés occidentales caractérise et détermine aussi l’évolution des arts et des modes d’expression. En complément de ce champ de recherches toujours en chantier, prendre la mesure de la fascination, déclarée ou plus ou moins implicite, qu’exerce le modèle politique de la royauté sur les écrivains et sur les penseurs du XIXe siècle nous semble nécessaire.

Les figures de la royauté (titre qui ouvre la possibilité de parler aussi bien du roi lui-même que du système de la royauté) ouvrent de nombreuses pistes de réflexion dans différentes disciplines. Sans préjuger de celles que nous n’avons pas aperçues, nous suggérons les suivantes :

• les nouvelles théories de la royauté ;
• la réinvention pratique de la royauté, ses usages modernes, la place que lui consacre la presse (premiers reportages sur les têtes couronnées…) ;
• les représentations littéraires et artistiques des rois du passé, la réflexion politique mais aussi anthropologique sur la royauté ;
• les prolongements du régicide : la construction du traumatisme du régicide, les écritures et les représentations régicides, la défiguration des rois (caricatures et satires) ;
• la dramatisation du passage à l’ère moderne par la représentation de la fin des rois ou de la royauté, l’ère moderne présentée comme l’ère du vide à travers le motif du régicide (cf le poème de Théophile Gautier, « Les deux obélisques »), l’image du roi sur la scène (quelle évolution le rôle type du roi dans la dramaturgie classique connaît-il au XIXe siècle ? » ;
• le déplacement de la royauté dans l’imaginaire, les usages métaphoriques de la figure du roi (sujet moderne, artiste…).

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Appel à communication: La mémoire des guerres de religion

Lieu: Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier

Dates: 6-8 septembre 2018

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2018

Ce colloque aborde les guerres de religion comme un champ de recherche particulièrement fécond pour l’étude de la mémoire, de l’histoire, et de l’oubli. À quel moment l’histoire devient mémoire ? Et peut-on distinguer entre l’histoire, la mémoire individuelle et la mémoire collective des guerres ? S’agit-il de se souvenir ou de consigner la mémoire des affrontements ? Plusieurs types de documents peuvent être interrogés pour y répondre. Pendant et après les troubles, les sujets français ont discuté les événements aussi bien dans des journaux et des chroniques, des libelles et des nouvelles, que des gravures, des tableaux et des chansons. Ils continuèrent en particulier à commémorer les guerres bien après la promulgation de l’édit de Nantes, en transposant le conflit des rues et des champs de bataille aux chaires et aux tribunaux. Écrits, productions iconographiques et compositions orales ont joué un rôle majeur dans la formation des mémoires des guerres de religion. Le colloque invite à interroger la manière dont ces documents mémoriels furent créés, recomposés et mobilisés à des fins différentes. Dans ces perspectives, il vise à évaluer comment l’étude de la mémoire peut nous aider à repenser les guerres de religion.

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Appel à communication: En scène ! L’art de la représentation théâtrale et politique

Lieu: Reims

Dates: 13-14 avril 2018

Date limite de réponse à l’appel: 12 novembre 2017

Si le « théâtre politique » n’est qu’un sous-genre théâtral et une étiquette souvent plus apposée de l’extérieur que revendiquée par les auteurs et metteurs en scène, la politique a depuis toujours été abordée par le théâtre. Réciproquement, la politique est pleine de métaphores et expressions qui viennent du monde du théâtre. « La scène politique », « les acteurs politiques », l’exclamation « c’est du théâtre » accolée à tel ou tel responsable ou événement politique, reviennent très souvent dans les conversations et les analyses, et des notions comme « politique spectacle » ou « bête de scène », plus circonscrites, sont cependant spontanément compréhensibles par tous les citoyens. Ce langage a une vocation descriptive mais aussi évaluative, et il a très souvent une connotation péjorative.

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Appel à communication: Versailles : Horizons courtisans : le retour d’exil

Lieu: Versailles

Date: 24 mars 2018

Date limite de réponse à l’appel: 30 novembre 2017

Embastillé en 1665 après le scandale de l’Histoire amoureuse des Gaules puis exilé en Bourgogne l’année suivante, Roger de Bussy-Rabutin a multiplié les démarches pour obtenir son retour à la cour, et s’attirer la faveur du roi. S’il a reçu à plusieurs reprises l’autorisation de séjourner à Paris, il n’a été admis à la cour qu’une quinzaine d’années plus tard et n’est jamais parvenu à s’y rétablir.
Plus que les causes, ce sont les circonstances de ce demi-échec que l’on se propose de scruter en les comparant aux conditions du retour à la cour de Louis XIV d’autres disgracié(e)s célèbres, décrites et analysées par les épistoliers ou les mémorialistes, tel Saint-Simon.
Axes de la journée d’études

Dans cette perspective, les propositions de communication pourront porter sur le parcours de disgraciés tels que Chandenier, Lauzun, Pomponne ou Vardes, ou de courtisans sanctionnés (les maréchaux de France, les Grands compromis dans l’affaire des poisons…).
Elles pourront également s’interroger sur les conditions du pardon. Trois thèmes peuvent ici utilement être explorés : qui parle pour les exilés ? ; leur retour est-il négocié (démission d’une charge, consentement à un mariage ou aux clauses de celui-ci) ou dépend-il seulement du pardon royal ? ; quel est ensuite le parcours des courtisans rappelés ?
Les communications pourront étudier la mise en scène du retour, son annonce, le lieu où il prend place (Versailles, Fontainebleau), les gestes qui le marquent, les visites qui l’accompagnent, les récits qui en sont faits, ainsi que la description des réactions des autres courtisans ; il serait ici utile d’apprécier si certains de ses retours sont pensés en termes de partis, de factions ou de clientèles, et si la société curiale développe un discours.

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