Appel à contributions : L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours

La revue en ligne Criminocorpus appelle à contributions pour un dossier intitulé L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira ici d’observer la réception et le statut de l’enfance au tribunal dès lors que ce dernier délibère sur les implications de la parole, de la culpabilité ou de la victime. Nous écartons donc ici l’étude des logiques éducatives et répressives qui ont fondé le statut spécifique des mineurs dans notre histoire contemporaine, pour mieux étudier sur la longue durée historique le comportement des instances d’enquête et de jugement face aux enfants, pour lesquelles la question de la responsabilité est au centre des débats. L’histoire de l’excuse de minorité et des statuts reconnus à l’âge sont au cœur de la thématique mais sont également attendus tous les travaux visant l’évaluation circonstanciée liée à l’enfance des acteurs.

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Appel à contribution: Figures de la royauté au XIXe siècle

Dossier de Nineteenth-Century French Studies sous la direction de Paule Petitier
Printemps 2019

Date limite de proposition de contribution: 10 janvier 2018

a critique littéraire s’intéresse régulièrement aux rapports de la littérature et de la démocratie au XIXe siècle, étant entendu depuis Tocqueville que ce mouvement de fond des sociétés occidentales caractérise et détermine aussi l’évolution des arts et des modes d’expression. En complément de ce champ de recherches toujours en chantier, prendre la mesure de la fascination, déclarée ou plus ou moins implicite, qu’exerce le modèle politique de la royauté sur les écrivains et sur les penseurs du XIXe siècle nous semble nécessaire.

Les figures de la royauté (titre qui ouvre la possibilité de parler aussi bien du roi lui-même que du système de la royauté) ouvrent de nombreuses pistes de réflexion dans différentes disciplines. Sans préjuger de celles que nous n’avons pas aperçues, nous suggérons les suivantes :

• les nouvelles théories de la royauté ;
• la réinvention pratique de la royauté, ses usages modernes, la place que lui consacre la presse (premiers reportages sur les têtes couronnées…) ;
• les représentations littéraires et artistiques des rois du passé, la réflexion politique mais aussi anthropologique sur la royauté ;
• les prolongements du régicide : la construction du traumatisme du régicide, les écritures et les représentations régicides, la défiguration des rois (caricatures et satires) ;
• la dramatisation du passage à l’ère moderne par la représentation de la fin des rois ou de la royauté, l’ère moderne présentée comme l’ère du vide à travers le motif du régicide (cf le poème de Théophile Gautier, « Les deux obélisques »), l’image du roi sur la scène (quelle évolution le rôle type du roi dans la dramaturgie classique connaît-il au XIXe siècle ? » ;
• le déplacement de la royauté dans l’imaginaire, les usages métaphoriques de la figure du roi (sujet moderne, artiste…).

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Appel à communication: La mémoire des guerres de religion

Lieu: Institut protestant de théologie, Faculté de Montpellier

Dates: 6-8 septembre 2018

Date limite de réponse à l’appel: 15 janvier 2018

Ce colloque aborde les guerres de religion comme un champ de recherche particulièrement fécond pour l’étude de la mémoire, de l’histoire, et de l’oubli. À quel moment l’histoire devient mémoire ? Et peut-on distinguer entre l’histoire, la mémoire individuelle et la mémoire collective des guerres ? S’agit-il de se souvenir ou de consigner la mémoire des affrontements ? Plusieurs types de documents peuvent être interrogés pour y répondre. Pendant et après les troubles, les sujets français ont discuté les événements aussi bien dans des journaux et des chroniques, des libelles et des nouvelles, que des gravures, des tableaux et des chansons. Ils continuèrent en particulier à commémorer les guerres bien après la promulgation de l’édit de Nantes, en transposant le conflit des rues et des champs de bataille aux chaires et aux tribunaux. Écrits, productions iconographiques et compositions orales ont joué un rôle majeur dans la formation des mémoires des guerres de religion. Le colloque invite à interroger la manière dont ces documents mémoriels furent créés, recomposés et mobilisés à des fins différentes. Dans ces perspectives, il vise à évaluer comment l’étude de la mémoire peut nous aider à repenser les guerres de religion.

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Appel à communication: En scène ! L’art de la représentation théâtrale et politique

Lieu: Reims

Dates: 13-14 avril 2018

Date limite de réponse à l’appel: 12 novembre 2017

Si le « théâtre politique » n’est qu’un sous-genre théâtral et une étiquette souvent plus apposée de l’extérieur que revendiquée par les auteurs et metteurs en scène, la politique a depuis toujours été abordée par le théâtre. Réciproquement, la politique est pleine de métaphores et expressions qui viennent du monde du théâtre. « La scène politique », « les acteurs politiques », l’exclamation « c’est du théâtre » accolée à tel ou tel responsable ou événement politique, reviennent très souvent dans les conversations et les analyses, et des notions comme « politique spectacle » ou « bête de scène », plus circonscrites, sont cependant spontanément compréhensibles par tous les citoyens. Ce langage a une vocation descriptive mais aussi évaluative, et il a très souvent une connotation péjorative.

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Appel à communication: Versailles : Horizons courtisans : le retour d’exil

Lieu: Versailles

Date: 24 mars 2018

Date limite de réponse à l’appel: 30 novembre 2017

Embastillé en 1665 après le scandale de l’Histoire amoureuse des Gaules puis exilé en Bourgogne l’année suivante, Roger de Bussy-Rabutin a multiplié les démarches pour obtenir son retour à la cour, et s’attirer la faveur du roi. S’il a reçu à plusieurs reprises l’autorisation de séjourner à Paris, il n’a été admis à la cour qu’une quinzaine d’années plus tard et n’est jamais parvenu à s’y rétablir.
Plus que les causes, ce sont les circonstances de ce demi-échec que l’on se propose de scruter en les comparant aux conditions du retour à la cour de Louis XIV d’autres disgracié(e)s célèbres, décrites et analysées par les épistoliers ou les mémorialistes, tel Saint-Simon.
Axes de la journée d’études

Dans cette perspective, les propositions de communication pourront porter sur le parcours de disgraciés tels que Chandenier, Lauzun, Pomponne ou Vardes, ou de courtisans sanctionnés (les maréchaux de France, les Grands compromis dans l’affaire des poisons…).
Elles pourront également s’interroger sur les conditions du pardon. Trois thèmes peuvent ici utilement être explorés : qui parle pour les exilés ? ; leur retour est-il négocié (démission d’une charge, consentement à un mariage ou aux clauses de celui-ci) ou dépend-il seulement du pardon royal ? ; quel est ensuite le parcours des courtisans rappelés ?
Les communications pourront étudier la mise en scène du retour, son annonce, le lieu où il prend place (Versailles, Fontainebleau), les gestes qui le marquent, les visites qui l’accompagnent, les récits qui en sont faits, ainsi que la description des réactions des autres courtisans ; il serait ici utile d’apprécier si certains de ses retours sont pensés en termes de partis, de factions ou de clientèles, et si la société curiale développe un discours.

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Appel à communications: Statut et conditions sociales à l’épreuve du déclassement (Europe occidentale et méridionale, XVIe-début XIXe siècle)

Lieu: Rome

Dates: 24-25 mai 2018

Date limite de réponse à l’appel: 30 novembre 2017

Le déclassement social est aujourd’hui un défi politique majeur pour les sociétés occidentales. Avant même d’être au cœur du débat public, il a été un objet d’étude pour la sociologie qui a contribué à définir sa temporalité (intergénérationnelle ou limitée au cycle de vie), ses dimensions protéiformes (individuelles ou collectives) et son ambiguïté car il s’agit autant d’une réalité objective – donc mesurable – que d’un sentiment subjectif tributaire de la perception des dynamiques sociales, autant une expérience qu’une crainte. Interroger le déclassement est donc le moyen, quelque soit l’époque, de pénétrer le fonctionnement du monde social. 
Prendre en compte l’Ancien Régime tout en englobant la césure révolutionnaire est le moyen d’observer le phénomène dans le cadre d’une société d’ordres dont la rigidité des frontières sociales évolua dans le temps (alternant des phases de plus ou moins grande ouverture ou fermeture), mais aussi dans une phase de transition et de redéfinition des statuts alors que triomphait une société de classes. Le déclassement n’est pas compréhensible sans l’existence d’un classement. Dans la société contemporaine, celui-ci est sociologique et économique en l’absence de frontières juridiques entre individus, même si leur souvenir peut perdurer. Dans la société d’Ancien Régime, il était fondé sur une pensée hiérarchique qui se matérialisait dans les ordres, le respect des rangs, la transmission des statuts. Mais cette société rigide, car pensée comme naturelle, n’était pas immobile. Si l’historiographie s’est davantage intéressée à la mobilité ascendante qui était aussi plus productrice de sources, elle a abordé le phénomène du déclassement à travers l’étude des cas de dérogeances de la noblesse, celle des pauvres honteux et des institutions d’assistance, et plus récemment de la représentation du déclassement et du sens des trajectoires sociales dans une société hiérarchique.

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Appel à communication: Hôpital, ville et citoyenneté : expériences d’hier et d’aujourd’hui

Lieu: Lyon

Date: 11, 12, 13 octobre 2018

Date limite de réponse à l’appel: 15 décembre 2017

Souvent premiers employeurs des villes où ils sont installés, objets de débats politiques et de mobilisations citoyennes, en particulier au moment des regroupements, fusions et désaffectations d’établissements, les hôpitaux sont au centre de la vie économique, sociale et politique des cités. L’objet de ce colloque est de mettre en évidence l’ancienneté de l’emprise urbaine des hôpitaux dans la ville, mais aussi  du lien entre ces espaces de soin et d’assistance et les sociétés urbaines.

Aussi, le LARHRA (Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes) et  la Société française d’histoire des hôpitaux (SFHH) ont décidé, en liaison avec les Hospices civils de Lyon, avec l’aide d’autres structures de recherche dont l’UMR EVS (Environnement-Ville-Société) de l’ISH Lyon et le GRHIS[1], d’organiser à l’automne 2018, une rencontre scientifique internationale consacrée au thème «  Hôpital, ville et citoyenneté : expériences d’hier et d’aujourd’hui ».

Ce colloque réunissant historiens, politistes, sociologues, anthropologues, économistes et urbanistes s’articule autour d’une double problématique. Le premier volet vise à relier les problématiques du passé à celles d’aujourd’hui en mettant en relief des questions qui montrent les interactions entre l’institution hospitalière et la société englobante. Le second invite à dépasser les deux manières classiques d’aborder l’histoire de l’hôpital – centrée sur les évolutions internes et la question de la  médicalisation – ou pensée comme observatoire du monde social. On voudrait plutôt, lors de ce colloque, susciter des communications qui montreraient comment la ville, ses autorités, ses habitants influencent le fonctionnement de l’hôpital et comment le monde hospitalier, ses espaces et ses acteurs, contribue à façonner le paysage de la ville et le fonctionnement des sociétés urbaines.

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Appel à communication: Noblesses et villes de cour en Europe (XVIIe-XVIIIe siècles) : la résidence princière, observatoire des identités nobiliaires à l’époque moderne

Lieu: Lunéville

Date: 3 et 4 mai 2018

Date limite de réponse à l’appel: 15 octobre 2017

Sans être un phénomène fondamentalement nouveau, la ville de cour prend un essor sans précédent dans l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles, sous l’effet de la sédentarisation des cours dont elles deviennent le cadre ordinaire. Lorsqu’ils se sont intéressés aux relations entre la cour et la ville, les historiens modernistes ont davantage observé les modalités d’imposition du pouvoir central sur l’espace urbain, attentifs aux réalisations édilitaires, au contrôle des institutions urbaines ou encore à l’orchestration des grandes cérémonies princières. En revanche, les transformations sociales induites par la présence du souverain et la curialisation de l’espace urbain demeurent à la marge de la recherche, alors que les élites nobiliaires sont au cœur même de l’articulation entre cour et ville. Axés sur la dichotomie Paris-Versailles, souvent érigée en modèle, les historiens modernistes ont eu tendance à donner une vision hors sol de l’institution curiale, négligeant la présence nobiliaire dans la cité. Pourtant, même à Versailles se développe une ville au sens plein du terme qui accueille une partie de la noblesse privée de logement au château, quand elle ne demeure pas à Paris. 
Ces élites nobiliaires résultent d’une sédimentation socio-urbaine progressive car, aux anoblis s’ajoutent une noblesse issue de l’appareil juridico-administratif sécrété par le renforcement de l’État central et, bien évidemment, une noblesse féodale consciente de la nécessité de paraître dans l’entourage du prince. Les situations varient à l’échelle de l’Europe, en fonction des chronologies et des configurations politiques, mais la rencontre entre élites patriciennes et noblesses féodales pour lesquelles la ville n’a jamais réellement constitué un environnement « naturel » est, dans tous les cas, à l’origine d’une complexification du paysage nobiliaire urbain dont les médiévistes ont largement balisé le terrain théorique. Conserver une éminence sociale au sein de la ville oblige les élites terriennes à réinvestir un mode de vie urbain à leur profit ou à adapter des comportements intrinsèques à leur milieu, autant d’enjeux pour des élites dont le statut social oscille entre des discours juridiques fermes et des pratiques sociales et culturelles relativement souples. 
Ce colloque voudrait donc analyser tous les ressorts de la conversion urbaine des élites nobiliaires, considérées dans leur grande hétérogénéité et montrer de quelle manière elles s’inscrivent dans le tissu, la matérialité et la culture des villes de cour où réside un prince souverain, durant les XVIIe et XVIIIe siècles en Europe.

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Recrutement d’un post-doctorant pour l’axe 6 du LabEx EHNE : Genre & Europe

Date limite de candidature : 18 juin 2017
Dans le cadre du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), l’UMR-Sirice (Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe) recrute un-e post-doctorant-e qui sera chargé-e de l’animation de l’axe 6 intitulé « Genre & Europe »
Le ou la post-doctorant-e sera chargé-e de l’animation de l’axe 6 du projet. Ses fonctions principales seront :
— Assurer un suivi scientifique et une coordination administrative des travaux de l’axe 6 du LabEx EHNE en lien avec les activités générales du LabEx EHNE.
— Participer notamment à l’organisation des manifestations scientifiques et au comité de pilotage de l’axe 6 ainsi qu’aux différentes publications dans lesquelles l’axe est impliqué.
— Assurer le suivi des groupes de travail, la diffusion des activités et la coordination de la participation de l’axe 6 à la réalisation de l’encyclopédie en ligne du LabEx EHNE.
— S’impliquer dans le travail scientifique de l’axe 6.
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Contrat post-doctoral LabEx COMOD

Date limite de remise des dossiers: 5 juin 2017

Le LabEx COMOD propose pour l’année universitaire 2017-2018 quatre contrats de recherche post-doctorale (un an) à de jeunes chercheurs inscrivant leur travail dans les axes du LabEx et ayant soutenu leur thèse depuis moins de cinq ans.

Les candidats sont invités à se reporter au site Web (http://www.labexcomod.eu/le-projet-du-labex-212838.kjsp?RH=COMOD-PRESENTATION&RF=COMOD-PROJET) pour prendre connaissance des orientations générales du LabEx. Ils définiront leurs projets par rapport à l’un au moins des axes thématiques du LabEx. Ils doivent impérativement se mettre en relation avec un correspondant scientifique dans l’un des laboratoires du LABEX.

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