Appel à conributions : Revue Ædificare

Date limite de réponse à l’appel : fin mai 2019

La revue Ædificare, revue internationale d’histoire de la construction, publie articles, comptes-rendus et sources relatifs à ce champ de recherche. Quatre numéros thématiques et deux numéro varia sont déjà parus ou sont en cours de parution. Si vous avez des contributions à proposer dans une des six langues de la revue (français, anglais, allemand, italien, espagnol et portugais), n’hésitez pas. Ils pourront être publiés après expertise dans un numéro Varia (ou dans la section Varia) de la revue. Quelques articles peuvent encore être acceptés pour le numéro 6 (2019-2) s’ils sont transmis avant fin mai 2019.

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Appel à contributions : Les lieux de délibérations. Espaces, décors, dispositifs en Europe du Moyen Âge au temps présent

Lieu : Université de Franche-Comté

Dates : 14-16 mai 2020

Date limite de réponse à l’appel : 15 septembre 2019

Le projet sur les délibérations en leurs lieux rassemble historiens, historiens de l’art et politistes dans la longue durée, des assemblées communales aux ronds-points. Il s’agit d’étudier les interactions entre les délibérations politiques sur le bien commun et les lieux qui les accueillent ou structurent, du Moyen Âge au temps présent.
Poser la question des lieux de la délibération politique revient à postuler qu’ils ne sont pas des décors neutres, sans effet de performativité ou sans incidence sur le climat d’une communauté délibérative. À l’inverse, les lieux participent à fabriquer le débat. Ce projet invite ainsi à se demander comment ces lieux deviennent eux-mêmes objets de décisions et portent à leur tour une représentation du politique.

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Appel à contributions : Intra et extra muros. La ville à l’époque romane (XIe–début XIIIe s.) : matérialité, image, imaginaire

Lieu : Issoire

Dates : 11-12 octobre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 03 juin 2019

La « période romane » (XIe-début XIIIe s.) est celle de la plus profonde transformation du paysage urbain de l’Occident depuis l’époque des oppida et des fondations grecques (VIe-IVe siècles av. J.-C.) et romaines (IIe siècle av. – Ier siècle apr. J.-C.) et jusqu’aux bouleversements apportés au tissus et au paysage urbains par la « révolution industrielle ». Cette transformation s’accomplit par une croissance des organismes urbains et périurbains préexistants; par l’augmentation du nombre de ces organismes et leur densification, en particulier grâce à l’apparition d’un grand nombre de petites villes et de villes moyennes, tandis que beaucoup des « agglomérations secondaires » antiques – que la prospection archéologique a mis au jour depuis une vingtaine d’années – ont disparu ou ont subi des déplacements ; par l’élargissement géographique du monde urbain occidental, grâce à la mise en place d’une armature urbaine, pour la première fois dans leur histoire, dans les nouveaux pays que sont les Îles britanniques au-delà de l’antique limes, la Germanie transrhénane, les mondes scandinaves et slaves… c’est-à-dire largement au-delà des limites de l’ancienne Romania. Par là même s’établit peu à peu, nonobstant de fortes particularités régionales, une unification du monde occidental – qui demeure pourtant profondément rural – au travers de son «paysage de villes» et du poids de ses activités urbaines.

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Appel à contributions : journée d’études « Complaintes urbaines »

Lieu : EHESS (Paris)

Date : 15 octobre 2019

Date limite de réponse à l’appel : 1er juin 2019

Les plaintes ne sont pas des objets inconnus des sciences sociales. Elles appartiennent à la grande famille des courriers adressés aux autorités, mobilisés par différentes disciplines dans des perspectives variées. C’est aux plaintes déposées auprès de l’autorité judiciaire que s’est intéressé le sociologue Jean-François Laé, étudiant comment une jurisprudence s’est peu à peu construite à partir de ces manifestations de souffrance et ces demandes d’aide et de réparation (Laé 1996). À partir de lettres de dénonciations d’injustice adressées au journal Le Monde, c’est le sens du juste et les registres de la justification qu’ont, pour leur part, cherché à saisir les sociologues Luc Boltanski, Yann Daré et Marie-Ange Schiltz (Boltanski, Daré et Schiltz 1984). Au croisement de ces deux veines interprétatives, Emilia Schijman a enquêté dans une cité HLM et, épluchant les dossiers administratifs, montré comment les locataires n’ont de cesse, par leurs protestations écrites, d’interpeler les administrations mais aussi peuvent infléchir les décisions des tribunaux (Schijman 2013). La plainte est une mise en récit. Et d’abord, une mise en récit de soi, qui se conforme aux attentes supposées du destinataire et à des normes tacites. Le sociologue Didier Fassin a analysé cette injonction à se raconter, à construire un dossier en même temps qu’un argumentaire pour certains ayants-droit. En se fondant sur les demandes d’aide auprès du Fonds d’urgence sociale créé en 1998, des sollicitations baptisées suppliques, il a mis en évidence le travail rhétorique à l’œuvre et la construction d’une double relation de sollicitation et de sollicitude entre les citoyens et les pouvoirs publics (Fassin 2000). Les historiens ne sont pas en reste qui ont également fait des suppliques adressées aux autorités des objets d’études (Hayat 2018, Cerruti 2010). Très encadrées par les procédures, les pétitions aux assemblées, enregistrées à différentes époques (Jarrige 2004, Durelle-Marc 2008, Riot-Sarcey 2008) ou dans différents pays (Agnès 2018), ont, quant à elles, plus particulièrement retenu l’attention des historiens du politique et des politistes (Contamin 2003, Dumolyn 2015).
C’est dans une perspective d’étude urbaine qu’on se propose ici de porter attention à des corpus de plaintes, focalisant l’attention sur des écrits de citadins. Constituées en corpus par les autorités auxquelles elles sont adressées ou par ceux qui les analysent, ces lettres adressées aux pouvoirs urbains, individuelles la plupart du temps, font entendre des mécontentements. Elles se distinguent des suppliques dans la mesure où leurs auteurs ne demandent ni faveurs ni passe-droits. C’est au contraire généralement leur bon droit qu’ils entendent faire prévaloir, s’estimant lésés.
Ces écrits sont l’occasion de mesurer plusieurs distances. La première entre les projections des édiles sur la ville à venir et l’espace que le plaignant décrit comme son cadre de vie et d’activités. La deuxième touche à la temporalité : alors que les pouvoirs aménageurs (politique, administratif, technique) argumentent pour améliorer le cadre urbain (circulation, insalubrité) pour l’avenir, les administrés ancrent leur description dans le présent, voire le passé, de leur lieu de vie. Confronter ces plaintes avec les projets urbains est ainsi l’occasion d’embrasser l’écart entre un monde à venir et celui qui disparaît, habituellement évoqué à titre pittoresque. Au contraire, les plaintes redonnent corps aux pratiques urbaines en tout genre qui font aussi la ville. Les voisinages, le travail, les déambulations ou les rassemblements s’inscrivent dans un territoire urbain façonné par les années, et les habitudes, et lorsqu’un pouvoir bouleverse ces agencements, les plaignants couchent sur papier ce qui probablement ne serait jamais parvenu à nous. Enfin, ultime distance, la plainte a pour vertu de forcer l’historien à se décaler des argumentaires implacables qui condamnent un morceau de ville. Elle lève le voile sur des sociabilités inscrites dans l’espace urbain, au moment où celles-ci se sentent menacées. Elles incitent à ne pas seulement considérer ceux qui écrivent comme des victimes.
Manuscrites la plupart du temps, ces lettres de plaintes appartiennent au répertoire protestataire. Que nous disent, dans les différents contextes où elles s’expriment, ces complaintes à bas bruit de leurs auteurs, des relations qu’entretiennent les citadins avec ceux qui les gouvernent mais aussi des modes de vie urbains, de la vie quotidienne ou des sociabilités en ville ? Quelles formes prennent ces doléances couchées par écrits et quelles stratégies déploient les plaignants pour obtenir gain de cause ? Des intermédiaires sont-ils sollicités pour l’écriture de ces plaintes ? Dans quelle mesure ces écrits protestataires, longtemps considérés comme mineurs et souvent négligés, sont-ils susceptibles de nous renseigner sur la participation des citadins à la « fabrique ordinaire » ou au mode de gouvernement des villes ? Contrepoints aux discours officiels (Montel 2012, Backouche 2016), ces voix discordantes peuvent-elles contribuer à enrichir une approche sociale des villes d’hier ou d’aujourd’hui ou doivent-elles rester cantonnées à un registre anecdotique ? Ces récits d’habitants reçus et conservés par les administrations urbaines dans des dossiers administratifs, dispersés lorsqu’aucun guichet particulier n’a été mis en place pour le recevoir – comme cela a pu être le cas dans certains pays de l’Est (Nérard 2002) -, retracent des existences et des situations dont il serait difficile par ailleurs d’avoir connaissance. Dans quelle mesure ces écrits singuliers peuvent-ils nous aider à rendre visibles des phénomènes urbains généralement passés inaperçus ? Comment les pouvoirs interpelés choisissent-ils de réagir face à ces exposés de griefs qui leur demandent au surplus d’intervenir ? Ces réclamations de citadins ordinaires et ces démarches individuelles ont elles le pouvoir d’infléchir les politiques mises en place ou de modifier certaines pratiques des pouvoirs urbains ? Dans le cas de grands chantiers urbains, comment un individu qui écrit à l’administration imagine-t-il que sa requête pourra avoir le moindre effet ? Le fait qu’on trouve trace de ces plaintes dans les dossiers administratifs, et que souvent on puisse prendre connaissance du brouillon de la réponse faite, suggère que l’administration prend au sérieux ces plaintes, notamment dans la perspective de rendre acceptables ses projets. Comment mettre à profit la sédimentation des écrits provoquée par l’interaction entre plaignants et administration ? Autant de questions qu’il s’agirait d’examiner à partir d’une série d’études de cas appartenant à des temps et espaces variés et prenant appui sur l’identification et l’analyse de corpus de lettres de plaintes.
Les propositions de communication, d’une page environ précisant la problématique et le corpus retenus, peuvent émaner de toutes les disciplines et sont à adresser, d’ici le 1er juin 2019, aux organisatrices : Isabelle Backouche (EHESS-CRH) (Isabelle.backouche@ehess.fr) et Nathalie Montel (École des ponts Paris-Tech, LATTS) (Nathalie.montel@enpc.fr)

Appel à contributions : Historiographical Narrative, the Great Schism and the Hundred Years War (1337-1453): Discourse, Religiosity and Reality

Lieu : Université de Lisbonne (Portugal)

Dates : 30-31 mai 2019

Date limite de réponse à l’appel : 1er mai 2019

The International Congress: “Historiographical Narrative, the Great Schism and the Hundred Years War (1337-1453): Discourse, Religiosity and Reality”, to be held in Lisboa at NOVA School of Social Sciences and Humanities of Universidade Nova de Lisboa, during the 30th-31st May, 2019, is dedicated to the study of medieval chronicles as historical sources, both through analysis of their narrative content and by comparison with data contained in chancellery documentation (royal, ecclesiastical, nobiliary, and municipal) with particular focus on the geopolitical and social relationships in operation between various power groups during the period of the Great Schism and the Hundred Years War (1337-1453). This Congress seeks to highlight the continuous dialogue between, on the one side, historiographical representation, and on the other, the reality as transmitted in official documents produced by the power groups who facilitated or influenced the processes of change or dynastic consolidation in different Peninsular and European kingdoms in the context of the Avignon papacy and the Franco/English war. These power groups may be divided into categories including: clergy, nobility, officialdom, bourgeoisie and people. Elements within these groups had differing objectives, but their methods for attaining them were often common, allowing for the creation of alliances and the formation of heterogeneous blocks.

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Prix de thèse « Valois » jeunes chercheur-e-s

Date limite de réponse à l’appel : 03 juin 2019

Le ministère de la Culture lance cette année sa deuxième édition du prix de thèse « Valois » Jeunes chercheuses et chercheurs. Créé en 2017, il distingue les thèses de doctorat pour leur qualité, leur originalité et leur apport essentiel aux politiques culturelles du ministère de la Culture. Il a pour objectif d’encourager les chercheurs dans leurs travaux portant sur tous les champs des politiques culturelles et des institutions qui les mènent. Quels que soient les disciplines et les champs culturels : patrimoines, création, médias et industries culturelles, langues de France, les recherches porteront plus largement sur tous les aspects de ces politiques publiques : institutions, professions, socio-économie de la culture, etc. et éclaireront les politiques ministérielles sur le temps long.

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Prix de thèse 2019 de la Société Française d’Histoire Urbaine

Date limite de réponse à l’appel : 03 juin 2019

La Société Française d’Histoire Urbaine (SFHU) ouvre, pour sa 9e session, un concours de thèses qui s’adresse aux jeunes docteur.es en histoire urbaine, ayant soutenu leur thèse durant l’année civile 2018. Par cette initiative, dotée d’un prix de 2000 euros, la SFHU vise à encourager de jeunes chercheurs.ses et à favoriser la plus large diffusion possible de leurs travaux. Sont recevables toutes les thèses qui abordent le fait urbain dans son historicité, quels que soient la période, l’espace et la discipline académique (histoire, droit, urbanisme, architecture, histoire de l’art…) concernés.

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Voyage d’études de l’Institut historique allemand (2019) : Munich pour les médiévistes

Lieu : Münich (Allemagne)

Dates : 25-29 août 2019

Date limite de candidature : 1er juin 2019

L’Institut historique allemand (IHA) offre aux étudiants et doctorants français, en 2019, une excursion à Munich dont le thème sera : « Aperçu de la recherche allemande en histoire médiévale ». Le voyage d’études offre, à des étudiants et doctorants allemands et français en histoire du Moyen Âge disposant des connaissances de base de l’autre langue, l’occasion de se familiariser avec la pratique de la recherche et du paysage scientifique en Allemagne. Les visites des Monumenta Germaniae Historica, de la Bayerische Staatsbibliothek, du Bayerisches Hauptstaatsarchiv, de la Ludwig-Maximilians-Universität, du Historisches Kolleg ainsi que du Zentralinstitut für Kunstgeschichte, sont prévues.

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Atelier doctoral : « Les imaginaires dans les villes du monde méditerranéen (XIIe-XVe siècle) »

Lieux : San Gimignano/Sienne

Dates : 17-21 juin 2019

Date limite de réponse à l’appel : 15 avril 2019

epuis 2017, les Ateliers internationaux de formation doctorale sont organisés par le Centro di Studi sulla civiltà comunale de la Deputazione di Storia Patria per la Toscana en collaboration avec le doctorat en histoire (Dottorato di ricerca in Studi storici) des universités de Florence et de Sienne et l’Université Paris- Sorbonne (Centre Roland Mousnier et Labex EHNE). Ils se déroulent à San Gimignano avec le soutien de l’administration municipale locale. Le Comité scientifique est composé d’Élisabeth Crouzet-Pavan (Université Paris-Sorbonne), Jean-Claude Maire Vigueur (Università di Roma Tre), Giuliano Pinto (Deputazione di Storia Patria per la Toscana) et Andrea Zorzi (Università di Firenze). L’objectif des ateliers est l’étude des sociétés urbaines du Moyen Âge, en mettant l’accent sur les systèmes politiques et les différentes manifestations de l’imaginaire urbain et en portant le regard sur toutes les villes du bassin méditerranéen – celles de l’Occident chrétien, celles de la zone d’influence byzantine et celles des régions sous domination islamique. Les ateliers offrent un environnement stimulant pour les échanges intellectuels entre spécialistes établis et jeunes chercheurs en formation, pour favoriser, à travers des moments de discussion et d’échange, le renouvellement de la recherche et l’élargissement des perspectives comparatives.

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MIDA (« Mediating Islam in the Digital Age ») – 15 Early Stage Researcher (ESR) positions in the Marie Skłodowska Curie Action

Date limite de réponse à l’appel : 1er juin 2019

The Innovative Training Network programs (ITN) are designed to combine scientific research with an intensive training trajectory for young scholars in order to equip them with the necessary comprehensive knowledge and skills. These researchers work in an inter-sectoral, interdisciplinary and international environment to deepen their knowledge and to find answers to pressing contemporary societal issues. An international consortium of research institutes, universities and non-academic partners has been awarded with a research grant from the Department for Research and Innovation of the European Commission in June 2018. MIDA is coordinated by the ‘Centre National de la Recherche Scientifique’ (CNRS) in Paris.

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