Marche pour les sciences : le 22 avril 2017, jour de la terre, marchons !

Date : 22 avril 2017

La Marche pour les Sciences (March for Science), initiée au Etats-Unis en réponse aux multiples positions antisciences du nouveau président des Etats-Unis, a pour objectif de défendre l’indépendance et la liberté des sciences. En France, la question du changement climatique, pourtant essentielle à l’échelle de la planète, est trop peu présente dans les débats de la campagne présidentielle. En revanche, les discours politiques construits sur des affirmations idéologiques, voire sur des contrevérités, sont quotidiens et rencontrent un succès inédit. Ceux qui, à l’inverse, défendent une vision rationnelle de la vérité source d’émancipation et de progrès sont devenus inaudibles. Il n’est plus possible d’observer ces évolutions sans rien opposer.

Marcher pour les sciences le 22 avril c’est montrer le soutien et l’attachement des citoyens aux principes d’indépendance de la recherche, c’est défendre la construction des savoirs face aux opinions et idéologies préconçues, c’est affirmer la nécessité du dialogue entre sciences et sociétés, et exiger la prise en compte du travail scientifique dans les décisions politiques. Cette marche sera également l’occasion de se poser ensemble la question de la place des sciences dans la société et d’initier des actions de culture scientifique.

Pour en savoir plus, voir le site de la marche pour les sciences.

 

Appel à contributions : Sensory Perceptions in Roman Polytheism

Lieu de la manifestation : Madrid
Dates : 16-18 Novembre
Date limite de réponse à l’appel : 30 Avril

The Institute of Historiography “Julio Caro Baroja” at the University of Carlos III of Madrid is organizing an international conference titled “SENSORIUM: Sensory Perceptions in Roman Polytheism.” Researchers of ancient history, religious history, archeology, anthropology, classical literature, and other related disciplines, are invited to present their research relating to the poly-sensorial practice of religion in the Roman world.

Pour en savoir plus, voir ici.

Appel à communication : Espaces ecclésiastiques et seigneuries laïques. Définitions, modèles et conflits en zones d’interface (IXe-XIIIe siècle)

Lieu de la manifestation : Institut Historique Allemand (Paris) / Laboratoire ACP (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)
Dates : 5-6 avril 2018
Date limite de réponse à l’appel : 30 mai 2017

La distinction claire entre monde laïque et monde ecclésiastique et le concept d’espace de domination, compris comme une zone connue, délimitée et donc cartographiable, semblent aujourd’hui être des notions évidentes. Elles ne l’étaient pourtant absolument pas dans un monde médiéval où, d’une part, la réforme grégorienne a entamé, à la fin du XIe siècle, un processus de séparation des pouvoirs aristocratiques laïques et ecclésiastiques et où, d’autre part, la conception de l’espace de domination aristocratique connut une évolution très importante, du Xe au XIIIe siècle, avec un phénomène de spatialisation, puis de territorialisation, du pouvoir, ce qui permet progressivement de passer d’une cartographie faite de points à l’émergence de zones de domination plus ou moins identifiables et donc représentables graphiquement.
Ces thématiques sont au cœur de nombreuses recherches actuelles et se prêtent d’autant mieux à une recherche comparatiste entre France et Allemagne que les écoles historiographiques des deux côtés du Rhin ont une approche très différente de ces questions spatiales. À l’inverse des Français, les historiens allemands ne se sont quasiment pas, après 1945, intéressé aux problèmes spatiaux et le terme allemand de Territorialisierung, l’idée que le pouvoir des aristocrates ait pu être fondé sur un principe territorial et reposer sur certains espaces avec des frontières plus ou moins bien définies, n’est utilisé que pour décrire des phénomènes à partir du XIIIe siècle. Notre atelier entend donc croiser ces deux approches en examinant la conception et la production d’espaces ecclésiastiques et en s’intéressant aux interactions que cela suscita avec les seigneurs laïques dans le cadre géographique de l’ancien empire carolingien. Il ne s’agira pas ici de s’intéresser à l’espace intérieur au monastère, ce qui fut l’objet d’un livre récent (Monastères et espace social. Genèse et transformation d’un système de lieux dans l’Occident médiéval, éd M. Lauwers), mais bien de centrer notre étude sur les points de contacts et les zones d’interface entre espaces laïques et ecclésiastiques, en excluant le cas du ban clunisien, qui a déjà donné lieu à de nombreux travaux et en s’ouvrant également à des espaces non monastiques : diocèse, archidiaconé ou paroisse par exemple.
L’objectif sera de permettre à des jeunes chercheurs germanophones ou francophones de comparer leurs approches, cela dans une perspective résolument interdisciplinaire entre histoire, histoire du droit, histoire de l’art et archéologie.

L’appel complet peut être consulté ici.

Appel à contributions : Application Weekisto

Weekisto est un outil qui permet aux férus d’histoire et de patrimoine de disposer  sur une application des informations mises en ligne par les acteurs qui cherchent à valoriser un pan de l’histoire locale. Deux espaces sont disponibles sur le site www.weekisto.fr : le premier est un espace membre permettant aux associations et historien.ne.s de valoriser leurs activités en créant des thèmes, des balades et des quiz tout en profitant de la base de données partagée. Le deuxième est l’application mobile Weekisto qui est téléchargeable gratuitement sous GooglePlay et Appstore. Les créateurs de Weekisto proposent à l’ensemble des associations et historien.ne.s de venir se connecter pour valoriser leurs activités propres grâce à leurs outils.

Si vous souhaitez tester Weekisto, vous pouvez vous inscrire gratuitement en cliquant ici : http://weekisto.fr/historiens/ (En haut à gauche de la page web) ou directement à cette adresse : http://www.weekisto.fr/V2/services/register/

Programme de la journée d’études doctorales de l’Équipe d’Accueil 1571 : Âge d’or et décadence : une perception des sociétés du passé

Lieu de la manifestation : Université Paris 8
Date : 3 avril 2017

« Quand Rome, suivant l’heureuse expression de Pline, eut acquis à la fois le goût et le moyen de se précipiter dans le vice, aucune nation n’était plus capable que la Grèce de lui en montrer la voie et de l’y entraîner rapidement. Elle n’y manqua pas ». Cette réflexion, formulée par Gaston Colin dans son ouvrage consacré en 1905 à Rome et la Grèce de 200 à 146 avant Jésus-Christ (p. 323), suit explicitement la vision, véhiculée par des auteurs antiques et fort contestable, d’une société romaine décadente au contact de l’hellénisme à l’époque où Rome commença à intervenir militairement et diplomatiquement dans la partie orientale de la Méditerranée. Nombreux sont les hommes qui, à titre individuel ou dans le cadre de communautés, ont produit et véhiculé des discours sur la perception qu’ils avaient non seulement de la période à laquelle ils vivaient, mais aussi de leur passé. Ces deux ensembles d’interprétations, souvent liés, résultent de constructions personnelles ou collectives, idéalisantes ou dépréciatives, simples ou complexes, stéréotypées ou originales, menées à partir de faits tangibles ainsi que de représentations.
En déterminant les buts visés par ces auteurs, en confrontant leurs points de vue et, plus généralement, les apports de l’ensemble des types de sources disponibles, qu’elles soient textuelles ou iconographiques, l’historien tente d’évaluer le degré de pertinence et d’objectivité de ces discours, et cherche également à comprendre les modalités, les causes et les enjeux culturels, économiques et/ou politiques de leur construction et de leur diffusion. Néanmoins, les chercheurs, parfois eux-mêmes influencés à leur insu, ont pu contribuer à véhiculer ces perceptions et à livrer une vision moralisante de l’histoire, comme ce fut le cas de Gaston Colin. Ainsi est-ce une réflexion à la fois historique et historiographique qui sera menée, à partir  de cas précis et concrets, lors de cette journée d’études doctorales du « Centre de recherches historiques : histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés » (EA 1571).

Pour plus d’informations, voir ici.

Enquête de la SHMESP et de la SOPHAU sur les chercheurs sans poste dans le supérieur

La SHMESP vient de mettre sur pied une commission afin de s’attaquer de front à un problème devenu pérenne, celui des chercheurs (doctorants ou docteurs) qui n’ont pas de poste dans le Supérieur, en large part en raison de la restriction drastique du nombre de postes à l’Université et au CNRS depuis une bonne dizaine d’années. La SOPHAU s’est associée à cette démarche. Dans le but de faire rapidement valoir des propositions pour améliorer les conditions de recherche de nos collègues sans poste dans le supérieur, la SHMESP et la SOPHAU souhaitent dresser un tableau de la situation. Elles ont donc élaboré un questionnaire commun destiné à faire l’état des lieux auprès de nos collègues sans poste dans le Supérieur, et en particulier ceux qui enseignent dans le Secondaire.

C’est pourquoi les spécialistes d’histoire ancienne ou médiévale (et seulement eux) qui se trouvent dans la situation visée sont invités à remplir un questionnaire (réalisé dans un format qui permet de répondre directement sur le document) puis de le renvoyer à l’adresse suivante : questionnaire.docsansposte@gmail.com d’ici le 15 mars 2017.

Télécharger le Questionnaire SoPHAU-ShmespDEFINITIF.docx (~97 ko)

Appel à candidatures : Allocations de thèse du ministère de la Défense

Date limite de réponse à l’appel : 10 mars 2017

Le ministère de la Défense attribuera, au titre de l’année en 2017, dix allocations de thèses en histoire militaire et de la défense. Le montant de l’allocation est de 10 000 euros. Ces allocations s’adressent à des chercheurs engagés dans une thèse inscrite dans cette discipline. Elles sont ouvertes à tout candidat inscrit en thèse au moment du dépôt du dossier de candidature.
Peut faire acte de candidature :
– tout doctorant, sans distinction de nationalité, inscrit dans une université française et rattaché à un laboratoire français.
– tout doctorant de nationalité française dans une université étrangère.

Les dossiers de candidature sont soumis au Conseil scientifique de la recherche historique de la défense (CSRHD) qui décide de l’attribution de ces allocations. L’allocation est attribuée pour une durée d’un an. Elle peut être renouvelée deux fois, sur demande explicite du candidat. Le renouvellement n’étant pas automatique, le candidat doit établir chaque année un nouveau dossier de candidature comprenant un état des travaux effectués depuis sa précédente demande ; ce dossier est soumis une nouvelle fois au CSRHD qui appréciera l’évolution du travail du candidat.

Pour plus d’informations voir ici.

Programme de la journée d’étude « Récit et roman national »

Date : 24 mars 2017

Lieu : Amphithéâtre Centre Malher (9, rue Malher, 75004 Paris)

Les débats publics et les enjeux politiques autour du récit national/roman national ont atteint un tel degré qu’ils ne sauraient échapper plus longtemps à une réflexion d’ordre historique sur cette question. Ce travail passe d’abord par la présentation de recherches récentes sur l’histoire scolaire permettant de déconstruire nombre d’idées reçues véhiculées aujourd’hui dans l’espace public. Aussi précieuse soit-elle, cette analyse apparaît pour autant insuffisante. A partir d’une réflexion épistémologique et d’acquis historiographiques, il s’agira aussi d’interroger ce que peut l’histoire dans les mises en forme de passés à transmettre dans le cadre scolaire.

Voir le programme.

 

Avis de parution : La mémoire, mauvais objet de l’historien ? – Sébastien Ledoux, Vingtième siècle.

Pour information :

La revue Vingtième siècle publie un article de Sébastien Ledoux intitulé « La mémoire, mauvais objet de l’historien ? « . Ce travail s’inscrit dans le prolongement de la communication qu’il avait présentée à l’occasion de l’Assemblée générale de l’AJCH en 2015.

Le résumé est disponible sur CAIRN.

Publication : Anne de France, Louise de Savoie, inventions d’un pouvoir au féminin

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Aubrée DAVID-CHAPY, Anne de France, Louise de Savoie, inventions d’un pouvoir au féminin, Paris, Classiques Garnier, 2016.

Au tournant des XVe et XVIe siècles, Anne de France et Louise de Savoie prennent le contrôle du pouvoir. Sous leur influence, la régence féminine s’institutionnalise en France. Ce livre examine les modes de captation, de fabrique et de pratique du pouvoir. Il invite à penser l’invention et les métamorphoses de la régence au féminin.

Consulter la table des matières.