Appel à contributions – L’économie collaborative et la protection sociale

Revue: Revue française des affaires sociales
Date de parution: avril-juin 2018
Date limite de soumission: 15 octobre 2017

Ce dossier est coordonné par Stéphanie Laguérodie (Paris 1) et Jean-Luc Outin (MiRe-DREES). L’appel s’adresse aux chercheurs en philosophie, science politique, histoire, droit, économie et gestion sociologie et psychologie ainsi qu’aux acteurs du champ de la protection sociale.
Trois axes sont proposés :
 Complexification des risques
Statuts d’activité et formes institutionnelles de la protection sociale 
Populations : usages, perceptions et représentations

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Appel à communications – « Fraude, Frontières et territoires »

Lieu: Paris, Ministère de l’Economie et des Finances
Date: 23-24 novembre 2017
Date limite de soumission: 30 juin 2017

Nous souhaitons aborder la fraude comme un processus qui rétroagit sur son environnement, ce qui suppose de l’examiner dans des configurations historiques, culturelles et géographiques diversifiées. Il faudra croiser les échelles d’analyse des praticiens de la lutte contre la fraude, des chercheurs confirmés ou non, provenant de différents champs disciplinaires, mais aussi des archivistes et des responsables de musées des douanes, dont les ressources sont indispensables. Les économistes, les sociologues et les psychologues cherchent à évaluer (au sens de la mesure et au sens de l’analyse des comportements et des motivations) le phénomène et son impact, les juristes définissent le périmètre de la légalité et ses transformations, les spécialistes des sciences de gestion s’intéressent aux organisations publiques et privées, les médecins analysent l’effet des trafics de médicaments sur la santé publique, les chimistes permettent de prendre en compte les évolutions des moyens des douaniers, les informaticiens, les politistes apportent d’autres éclairages. Chacun est conscient de la nécessité de s’enrichir des points de vue des autres disciplines pour saisir la complexité du phénomène et de ses implications.

Situer le processus de la fraude dans les dynamiques de l’économie suppose de saisir les motivations des acteurs de l’illicite et de s’intéresser aux limites entre le licite et l’illicite, à ceux qui les définissent et qui les légitiment et à ceux qui les transgressent. Il s’agit aussi de faire intervenir des « praticiens » de la lutte contre la fraude afin de croiser plusieurs échelles : celle, micro, du terrain, celle, macro, de la décision politique, et celle, méso, des syndicats de douaniers, des corps du contrôle fiscal.

Pour réunir tous ces intervenants autour d’une thématique aussi large, il paraît important d’adopter un thème fédérateur qui pourrait être celui des frontières et de leur rôle dans les dynamiques de l’économie. Il s’agit d’aborder la fraude à travers son inscription dans les territoires, privilégiant l’étude des limites, des bornes géographiques ou professionnelles inscrites dans les paysages, mais aussi des barrières psychologiques qui aboutissent ou non au contournement de la norme. Ce colloque a vocation à construire une  synergie entre les approches disciplinaires et à mettre en évidence des liens entre les échelles d’analyse proposées dans les communications.

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Appel à contributions – Sciences sociales « chinoises » vs « occidentales »: une perspective épistémologique

Revue: Perspectives chinoises
Date limite de soumission: 1er juin 2017

Peut-on parler d’un « modèle chinois » -ou inversement « occidental » – des sciences humaines et sociales ? si tant est qu’il existe, quels sont ses présupposés, ainsi que ses caractéristiques méthodologiques et théoriques ? quel(s) discours développe-t-il et en vue de quoi est-il élaboré ?

Dès les années 1930, les chercheurs chinois ont cherché à adapter les sciences sociales, nées dans un contexte occidental, au contexte chinois afin de pouvoir appréhender les questions qui lui était spécifiques. Des sociologues et anthropologues, dont le fameux Fei Xiaotong, se sont ainsi consacrés à un travail « d’indigénisation » de concepts et théories essentiellement exogènes. Après trois décennies de disparition des sciences sociales chinoises au cours de la période maoïste, divers travaux soulignent depuis une vingtaine d’années un renouveau des sciences sociales chinoises, documentant des mouvements vers « l’indigénisation » et la « sinisation » ou, au contraire, pointant des tendances à la « mondialisation » des sciences sociales à Taiwan, Hong Kong ainsi qu’en Chine continentale (Gransow 1993 ; Dirlik 2013).  Parallèlement, des efforts importants ont été entrepris pour faire connaître les sciences sociales chinoises en Occident (Rocca 2008, Roulleau-Berger, Guo, Li et Liu 2008), notamment dans le but de favoriser une hybridation des disciplines permettant de penser ensemble des questions de plus en plus globales, se retrouvant indifféremment en Chine ou en Occident (Rocca 2008, Roulleau-Berger et Li 2012).

Une notion semble cependant grever nombre de ces débats : celle de « modèle », qu’il soit chinois ou occidental. Héritée des subaltern studies et de la critique post-coloniale, cette notion est aujourd’hui constamment invoquée, dans des contextes différents, que ce soit de manière implicite ou explicite. La conférence donnée par Xi Jinping en mai 2016, au cours de laquelle le Président a appelé les chercheurs chinois à « accélérer la construction d’une philosophie et de sciences sociales aux couleurs de la Chine » (jiakuai goujian Zhongguo tese zhexue shehui kexue), en est un exemple. La notion de « modèle » est également sous-jacente à la mobilisation des étudiants et des enseignants de SOAS ayant récemment appelé à « décoloniser » les programmes universitaires en y introduisant plus de diversité ; ou dans la position de chercheurs, tant chinois qu’occidentaux, affirmant vouloir rompre avec la « tradition coloniale » voire « impérialiste » des sciences humaines et sociales occidentales pour embrasser un point de vue chinois. Ces différentes initiatives reposent sur un présupposé commun : il existe une manière indigène, par opposition à une manière occidentale, de faire des sciences humaines et sociales, et la manière occidentale est non seulement porteuse de préjugés sur les pays étudiés mais aussi d’un discours à visées dominatrices. Un tel jugement est-il fondé ? Le débat doit-il nécessairement se réduire à cette binarité et sinisation rime-t-elle nécessairement avec émancipation ?

Il s’agit ici de distinguer, d’une part, une question épistémologique légitime, qui consiste à faire valoir la nécessité de repenser voire de s’émanciper de paradigmes et de cadres théoriques élaborés dans des contextes historiques, politiques, sociaux et culturels différents et qui seraient par conséquent impropres tant à rendre compte de la réalité chinoise qu’à favoriser la comparaison, et d’autre part sa possible instrumentalisation, culturaliste ou politique, avec ses conséquences afférentes sur le savoir produit.

Ce numéro spécial se propose de questionner cette notion de modèle à la lumière des travaux déjà existants posant la question des cadres d’analyse en sciences humaines et sociales dans le contexte chinois. Il s’agit de s’interroger sur la validité du relativisme épistémologique et sur les rapports entre savoir et pouvoir, tout en offrant un éclairage complémentaire sur les conditions de production du savoir scientifique. Existe-t-il une manière spécifiquement chinoise, ou inversement, spécifiquement occidentale de construire un objet de recherche en sciences humaines et sociales et de l’étudier ? Peut-on identifier des différences dans les valeurs qui sous-tendent la démarche et le discours scientifiques de part et d’autre et dans quelle mesure ces valeurs peuvent-elles être identifiées comme proprement chinoises ou occidentales ? Comment et à quelles conditions des concepts élaborés dans des contextes différents peuvent-ils traverser les frontières tout en gardant leur pertinence et leur valeur heuristique ? L’affirmation d’une spécificité nationale des disciplines scientifiques est-elle compatible avec la visée des sciences humaines et sociales et jusqu’où un discours scientifique peut-il présenter des caractéristiques culturelles ou nationales ? Qu’entendons-nous exactement par « chinois » et « occidental » et quelle est la part des déterminants politiques et idéologiques dans la fabrication des savoirs ? Quelles conséquences, sur les plans éthique et scientifique, recèle cette volonté d’indigénisation des disciplines ? In fine, l’objectif central de ce numéro sera de déterminer les frontières entre le scientifique et l’idéologique.

Ce numéro spécial est ouvert à toutes les disciplines : philosophie, littérature, histoire, sociologie, anthropologie, sciences politiques, relations internationales, géographie, économie pour autant que les études soient fermement ancrées dans un contexte chinois contemporain (le recours à des études de cas empiriques et textuels seront valorisés) et présentent un souci manifeste de dialogue critique et nuancé, tant avec les thèses relativistes qu’universalistes.

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Appel à communications – L’art de la bataille. Stratégies visuelles de la scène de bataille de la Renaissance à nos jours

Lieu: Rome
Date: 16-17 novembre 2017
Date limite de soumission: 15 mai 2017

La mise en images de la bataille a toujours représenté un défi pour les artistes car l’action militaire requiert un agencement formel capable de transmettre l’ampleur – géographique, humaine, matérielle, mais aussi politique et idéologique – des événements. Pour répondre à cette exigence, les artistes ont déployé des ressources créatives liées aux spécificités de chaque médium artistique, afin de donner au spectateur une image immersive ou pédagogique de la scène de bataille.

Le colloque propose d’étudier la naissance de cette ambition et les modalités selon lesquelles des artistes, dans différents contextes de commande ou de création, ont mis en espace ou en séquence temporelle le récit guerrier de manière à susciter une expérience du regard, voire une expérience physique de l’événement chez le spectateur.

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Journée d’études de l’AJCH, « Les sources exogènes » – Programme

Lieu : Université de Lille 3

Date : 19 mai 2017

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Après Lyon en 2015 et Nantes l’an dernier, la prochaine journée d’études de l’AJCH aura lieu à Lille le 19 mai prochain autour de la question des « Sources exogènes ». Nous espérons vous retrouver nombreux à cette occasion. Vous pouvez consulter ici le programme de la journée. N’hésitez pas à contactez le bureau pour plus d’informations.

Appel à communications – Révolution et émancipation

Date: 2 et 3 février 2018
Lieu: encore à préciser
Date limite de soumission: 5 mai 2017

Au sens strict, une révolution est un changement de régime politique. Elle est aussi définie par le Larousse comme un « changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place, prend le pouvoir et réussit à le garder ». Mais en mettant l’État et la violence au centre de la définition, ne se prive-t-on pas de penser la diversité des moments révolutionnaires ou insurrectionnels et de leurs effets ? Que signifie « prendre » et « garder » « le » pouvoir ? De quel universel les volontés subversives se réclament-elle ? De quelles autorités, de quelles légitimités les prétentions révolutionnaires se prévalent-elles ?

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Appel à communications – Public History: Past, Present, and Future The First International Workshop on Public History in China

Lieu: Pékin
Date: 5-7 septembre 2017
Date limite de soumission: 30 juin 2017

Scholars from China and abroad are invited to submit papers to foster exchange and explore broader issues of Public History. The Workshop welcomes young scholars and students, but places are limited.

The Workshop will be accepting papers for four panels with the following topics:

  1. Public History in the world: theories, methodologies, and development

  2. Dissemination of historical knowledge, and the construction of public awareness

  3. Oral history

  4. Cultural heritage and memory

Working languages: Chinese, English, and French

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Appel à contributions – Les catégorisations contemporaines du monde social

Revue: Politiques de communication
Date limite de soumission: 1er juin 2017
Date de rendu des articles: 1er octobre 2017

Les catégorisations du monde social font l’objet de luttes souvent silencieuses pour l’habilitation de collectifs. Au travers de ces luttes d’ordre symbolique se joue l’imposition de principe de visions et de divisions du monde correspondant aux intérêts des groupes qui les portent. Pierre Bourdieu analysait déjà, dans les années 1970, les enjeux de la  (dé)possession des modes de production des identités collectives en soulignant que « les classes dominées ne parlent pas, elles sont parlées » dans la mesure où elles se trouvent « dominées jusque dans la production de leur image du monde social et par conséquent de leur identité sociale. »  Alors même que depuis une vingtaine d’années les sciences sociales ont montré, d’un côté, la délégitimation symbolique de la classe ouvrière et, de l’autre, la consolidation politique des classes privilégiées, les récits sur la « moyennisation de la société » ou sur le « nivellement des hiérarchies » progressent dans le débat public. Ils accompagnent une redéfinition des conceptions légitimes du monde social et confortent un air du temps qui malmène la culture des problèmes publics en dépolitisant les troubles, les désagréments et les souffrances. Comment expliquer cette dévalorisation du prisme des antagonismes sociaux, voire leur occultation, au profit d’un renforcement de visions postmodernistes qui déclinent les refrains de la fin des (rapports de) classes et de l’avènement d’individus maîtres de leurs actes dans des systèmes sociaux supposés fluidifiés ?

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Appel à communications – Médias, politique et révolution à la fin des années 1860. Les échos de la bataille de Mentana

Lieu: Paris
Date: 9-10 novembre 2017
Date limite de soumission: 30 avril 2017

Sauf pour les spécialistes du Risorgimento italien, la bataille de Mentana (3 novembre 1867) est un événement aujourd’hui largement oublié : on se souvient vaguement de la phrase du général de Failly qui fit scandale (« Les chassepots ont fait merveille ») mais il est clair que l’épisode n’a pas eu grande influence sur l’achèvement de l’unité italienne, puisque la défaite des volontaires garibaldiens n’a assuré qu’un bref répit à l’État pontifical. L’enjeu européen paraît plus mince encore : à Sadowa l’année précédente comme à Sedan, trois ans plus tard, ce furent des armées autrement importantes qui s’affrontèrent et le destin de l’Europe qui se joua véritablement.

Sur le moment pourtant l’événement eut en Europe un retentissement considérable et souleva les passions : l’émotion fut grande, bien entendu chez la plupart des catholiques du fait du péril couru par le Saint-Siège, mais aussi chez tous ceux, nombreux et divers, qui considéraient à l’inverse la cause de l’unité italienne avec sympathie, qu’ils aient ou non Garibaldi pour héros. En France, en un temps où la manifestation de rue était non seulement proscrite, mais presqu’inenvisageable, les membres français de la pacifique Association internationale des travailleurs, scandalisés, furent à deux doigts de descendre dans la rue ; et il y eut quand même à Paris quelques protestations publiques.

Nous n’entendons pas reprendre l’étude de l’événement lui-même, mais plutôt en envisager une vision transnationale, à la suite d’une partie de l’historiographie récente du Risorgimento, qui s’est attachée à élargir l’approche de la construction nationale à l’échelle européenne. Le colloque aurait ainsi pour objectif de compléter les approches traditionnelles, qui furent non seulement strictement politiques et diplomatiques, mais en définitive étroitement nationales dans leur conception.

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Appel à candidatures – Xe Atelier doctoral Sources pour l’histoire économique européenne (XIIIe-XVIIIe siècles). Apprentissages et transmission des savoir-faire

Lieu: Arezzo
Date: 3-7 juillet 2017
Date limite de candidature: 15 mai 2017

Les Universités de Lille (laboratoire IRHiS) et de Rouen (laboratoire GRHIS), en collaboration avec l’ANR, l’IUF, le Grand Réseau de Recherche-CSN, l’Université Paris-7 « Denis Diderot », l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS-Université Paris-1), la Fraternita dei Laici d’Arezzo et l’Université de Sienne (DSFUCI d’Arezzo) proposent 15 bourses pour des jeunes chercheurs – étudiants en Master 2, doctorants ou post-doctorants de la Communauté européenne – travaillant sur des thèmes tels l’apprentissage, la transmission des savoir-faire, et leur relation avec le monde du travail et des corporations en Europe à l’époque pré-industrielle. Ces bourses prennent en charge les frais de séjour.

D’une durée de cinq jours, cette dixième session de l’Atelier doctoral d’Arezzo aura pour thème « Apprentissages et transmission des savoir-faire en Europe, XIIIe-XVIIIe siècle ». À partir de ce titre volontairement large, on s’interrogera plus particulièrement sur les formes, les modes d’organisation liés à la formation des travailleurs et à la transmission des connaissances pratiques dans différents secteurs de l’économie en Europe (y compris le milieu de la production artistique) au bas Moyen Âge et à l’époque moderne. On abordera aussi le rôle du réseau familial et des relations sociales et la place des femmes dans la transmission des savoirs pratiques et d’une manière plus générale, les multiples relations liant apprentissage, talent et création.

Les enseignements se feront en italien, en français, en anglais et en espagnol. Les enseignants et les doctorants produiront à l’appui de leur exposé oral dans l’une de ces langues une présentation informatique rédigée dans une langue différente de la langue parlée. Ce support fournira un point de vue détaillé sur les sources, sur la méthodologie utilisée et il explicitera les notions et le vocabulaire propres au domaine abordé.

L’Atelier doctoral sera structuré en deux sessions journalières :

  1. La matinée s’organisera autour de deux interventions proposées par des enseignants d’universités et d’institutions scientifiques européennes.
  2. L’après-midi sera consacré aux présentations par les jeunes chercheurs de leurs travaux (30 minutes). Ces présentations seront suivies de discussions.

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