Appel à contributions – Sexualités juvéniles (XIXe-XXe siècles)

Revue: Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière »
Date limite de soumission: 1er mars 2017
Date de parution: automne 2018

L’histoire de la sexualité, tant en termes de pratiques que de représentations, mais aussi l’histoire de la jeunesse « régulière » comme celle de la jeunesse « irrégulière », ont donné lieu depuis maintenant plus de quarante ans à d’importants travaux en sciences humaines et sociales. Néanmoins le croisement entre jeunesse et sexualité reste rare, plus encore dès lors qu’il s’agit d’évoquer les champs extra-scolaires. C’est ce point aveugle de l’historiographie de la jeunesse et de la sexualité que se propose de combler ce numéro thématique qui ne prendra pas les institutions scolaires comme cadre unique et tentera de faire des ponts entre les différentes institutions et politiques éducatives.

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Appel à communications – De l’avantage d’être consul : intérêt personnel et service de l’État dans le monde méditerranéen, XVIe-XXe siècle

Lieu: Nice
Dates : 11-12 octobre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 15 février 2017

À l’heure où l’institution consulaire est au cœur de questionnements multiples, et alors qu’elle a fait la preuve de sa capacité à rassembler, autour d’interrogations ciblées, une communauté internationale d’historiens des institutions, du droit, de l’économie, et des pratiques culturelles, un certain nombre d’éléments sont encore mal connus.

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Appel à communications – Everyday Empires, Trans-Imperial Circulations in a Multi-Disciplinary Perspective

Lieu: Birmingham (UK)
Dates : 25-26 mai 2017
Date limite de réponse à l’appel : 1er février 2017

The Modern and Contemporary History Centre and the Birmingham Research Institute for History and Cultures at the University of Birmingham invites postgraduate researchers and early-career (PhD awarded in the last eight years) academics to submit papers for a two-day conference sponsored by Past & Present on the theme of “everyday empires.”

“Everyday Empires: Trans-Imperial Circulations in a Multi-Disciplinary Perspective” aims to bring together scholars working across geographical, chronological, and methodological lines to reinterpret the ways in which empire was lived through commonplace things, spaces, and decisions in the nineteenth and twentieth centuries. A key focus of the conference is to develop a greater discussion of inter-imperial and trans-imperial dynamics. Historians of the United States, British, French, Habsburg, Qing, and Ottoman empires are all encouraged to submit papers to foster a dialogue that can all too often be cantonized by the archival legacies of imperial political structures or by the constraints of their respective research languages.

Our approach will advance understandings of trans-imperial circulations related to race, gender, class, sexuality, commodities, diaspora and mobility. In taking this line we do not abandon the nation-state as an object of analysis, nor do we discount the violent and coercive mechanisms that sustained imperial power. Nor, finally, do we assume imperial rule to have been an all-pervasive mode of political organisation, itself impervious to the counter-forces local and areas-studies methodologies have made visible. Instead, we ask scholars to interrogate empire as a process emergent through the everyday, ontologically negotiated material practices of its citizens and subjects: from bicycles to hotel bars; from medicine cabinets to the daily labour of the rubber plantation; from teakettles to steamship tickets.

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Appel à contributions – BD, jeunesses, activités corporelles

Revue: Agora débats/jeunesses
Date limite de soumission: 31 janvier 2017
Date de remise des articles définitifs: juin 2017

Tous les ans, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême décerne le prix Jeunesse qui récompense un album destiné au jeune public, très sensible à cet objet culturel. Par ailleurs, les loisirs sportifs et les exercices corporels sont de remarquables sources de créativité pour les dessinateurs et les scénaristes. Plus encore, le sport, phénomène socioculturel captivant les jeunes générations (Augustin, Fuchs, 2014), s’immisce magistralement dans les scenarios de nombreuses bandes dessinées.

L’exposition Sport & BD, présentée dans le cadre du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2002, témoigne ainsi de l’appropriation du sport par le 9e art (Fournier, 2001). En effet, des timides expériences sportives de Bécassine dans les magazines pour les jeunes filles des années 1920 (Bauer, 2009) à l’ascension d’Ippo (Morikawa, 2007) en boxe professionnelle dans les manga de la fin du XXe siècle, en passant par Les Pieds nickelés sportifs (Debois, Pellos, 1949), le pilote automobile Michel Vaillant (Graton, 1959), ou autres Schtroumpfs olympiques (Peyo, 1983) sans négliger les ouvrages sur les thèmes de la natation et de la danse de Bastien Vivès (2008, 2011), de nombreux exemples indiquent que les pratiques sportives, et plus largement les activités de mise en scène du corps, pénètrent les œuvres des bédéistes.

Pour de nombreux jeunes, la BD, propice au rêve et à l’évasion, est un genre littéraire très prisé qui participe à leur éducation. La jeunesse étant une catégorie sociale hétérogène dont la définition évolue selon les caractéristiques retenues : époques, lieux, cycle biologiques, etc. (Bantigny, Jablonka, 2009), les pratiques corporelles exhibées dans les BD sont à la fois miroirs et moteurs des activités physiques de générations successives. Le 9e art, support culturel privilégié par la jeunesse, concourrait donc à l’intégration des valeurs fondatrices et dominantes d’un univers social. Les multiples rééditions d’un certain nombre de grandes séries de bandes dessinées représentant des héros aux prises avec les activités sportives, même si elles peuvent sembler aujourd’hui particulièrement datées et peut-être même désuètes, n’en sont pas moins rendues pérennes par de multiples tirages, indices d’une transmission culturelle entre générations.

Deux pistes de réflexion sont susceptibles d’être empruntées séparément ou conjointement par les auteur(e)s. D’une part, c’est à l’analyse de cette « diffusion » d’un certain modèle corporel juvénile que doivent s’intéresser les propositions soumises à ce dossier. D’autre part, ce dossier vise à éclairer la manière dont les corps juvéniles en mouvement ou en plein effort sont vus et représentés dans les bandes dessinées.

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Appel à communications – Colloque « Communisme »

Lieu: Rennes
Dates : 30, 31 mai et 1er juin 2017
Date limite de réponse à l’appel : 12 février 2017

Pourquoi s’intéresser aujourd’hui au communisme ? À l’heure où l’ordre capitaliste semble s’enraciner plus profondément que jamais, nous pensons que ce qui a motivé toutes ces entreprises que nous entendons prolonger est la conviction, pleinement (ré)assumée depuis 2008, que s’il convient de réinvestir l’idée de communisme, c’est « dans la mesure où le vocable ‘‘démocratie’’ ne peut […] nommer d’une part une rupture avec le monde du capital suffisamment conséquente pour qu’elle soit irréversible, d’autre part une affirmation de ce que peuvent être les relations entre les êtres qui ne se réduise pas à l’amélioration de leur sort actuel. L’affirmation d’un horizon qui correspondrait à une perception claire de ce que serait un monde désencombré du règne du capital » (Aspe, 2014).
Il nous semble que les précédents travaux doivent être prolongés par une réflexion historique sur le communisme dans la mesure où le mot est aujourd’hui chargé de la lourde mémoire du XXe siècle : les trajectoires et errances des divers pays « communistes » épuisent-elles le sens du communisme, comme l’ont affirmé les critiques antitotalitaires, ou bien l’idée excède-t-elle sa traduction effective dans des formes qui l’ont trahie ? Mais peut-être faut-il s’affranchir de cette alternative qui doit trop aux termes d’un débat imposé par les contempteurs de l’histoire du communisme. Ne peut-on alors considérer que des pans entiers de ces trajectoires ont été authentiquement positifs et que leur mémoire mérite d’être réactivée aujourd’hui pour mieux apprécier à la fois ce qu’a été, ce qu’est et ce que peut être le communisme ? Il faudrait alors non seulement opérer un retour critique sans concession sur un passé sombre tout en se permettant de considérer que les expériences soviétiques, chinoises, yougoslaves, etc. ont pu être le lieu d’authentiques formes, bien que trop marginales et vite éliminées, de liberté et d’égalité. Par ailleurs, si l’on consent à élargir le terme de communisme au-delà des seuls États qui en ont revendiqué le nom, ne peut-on reconnaître, dans certaines des conquêtes et héritages du mouvement ouvrier occidental, les noyaux actuellement encore effectifs, bien que menacés, d’un communisme futur, comme le pense B. Friot par exemple au sujet de la sécurité sociale française ?

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Appel à contributions – L’itinérance curiale, du Moyen Âge au XIXe siècle

Date limite de réponse à l’appel : 31 janvier 2017

L’itinérance curiale est un sujet peu étudié en France, contrairement à ce qui s’observe dans d’autres pays européens où ce phénomène a bénéficié d’un intérêt marqué de la part de la recherche.

Les grands jalons de l’histoire des séjours et déplacements de la cour de France sont pourtant bien connus. Sous les Carolingiens, le cœur politique de l’empire est situé à Aix-la-Chapelle qui se trouve au centre d’un réseau palatial orienté au nord et à l’est, entre les palais de Francfort, Nimègue, Compiègne et Thionville. Sous les Capétiens, l’itinérance curiale est marquée par une concentration précoce sur Paris qui revêt dès la fin du XIIe siècle les fonctions de capitale et qui sert de résidence privilégiée aussi dans la deuxième moitié du XIVe siècle. Au siècle suivant, deux régions dominent les trajectoires de la cour : la région parisienne et la vallée de la Loire. À la Renaissance, la concentration grandissante sur un ensemble réduit de résidences situées en région parisienne peut être mise en relation avec la sédentarisation des cours qui s’observe dans la plupart des pays européens à cette époque. En 1682, l’installation de la cour à Versailles marque l’achèvement de ce processus. Oscillant entre Paris et Versailles, le profil des déplacements ne connait que peu de variations jusqu’à la disparition de la monarchie au XIXe siècle.

Nous souhaitons approfondir l’examen de l’itinérance curiale afin de mieux comprendre les différentes étapes de cette évolution, le caractère des déplacements et leur impact sur l’entourage royal ainsi que la société dans son ensemble.

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Appel à communications – Digitizing Enlightenment II

Lieu: Radboud University, Nijmegen (Pays-Bas)
Dates : 15-16 juin 2017
Date limite de réponse à l’appel : 15 février 2017

Scholars of the Enlightenment are currently developing some of the most innovative and transformative digital humanities projects in the field. These have included both established and internationally recognized projects such as Electronic Enlightenment; Mapping the Republic of Letters; the French Book Trade in Enlightenment Europe (FBTEE); and the ARTFL Encyclopédie project; as well as newer initiatives such as the Reassembling the Republic of Letters COST Action and the Middlebrow Enlightenment: Disseminating Ideas, Authors and Texts in Europe 1665 – 1820 (MEDIATE) project, all of which will be discussed at this symposium.

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Appel à communications – Cent ans après la révolution d’Octobre : peut-on écrire une histoire française du patrimoine soviétique ?

Lieu: Paris
Dates : 12-14 octobre 2017
Date limite de réponse à l’appel : 15 mars 2017

En 2004, un diagnostic archéologique mené par l’INRAP à Baillet-en-France (Val-d’Oise) met au jour des vestiges de sculptures soviétiques empilées dans une glacière. Identifiés par François Gentili, leur découvreur, ces éléments proviennent du propylée du pavillon soviétique de l’Exposition de Paris de 1937, édifice-piédestal supportant l’Ouvrier et la Kolkhozienne. Cette icône incontournable de la propagande soviétique célébrait le vingtième anniversaire de la Révolution d’Octobre, tout autant que la Constitution soviétique de 1936.

Ce « dégel soviétique dans le Val-d’Oise » a été une étape aussi fascinante qu’ectopique de la naissance hors-sol du « patrimoine soviétique ». Ces vestiges, traités comme le legs d’une civilisation lointaine, ont immédiatement été investis méthodiquement par l’archéologie contemporaine : ils permettent en effet de procéder à une archéologie des conflits, des monuments et des idéologies du XXe siècle. Cette découverte apporte également une contribution à l’histoire politique, économique et sociale du XXe siècle, à l’histoire du mouvement ouvrier français et de la CGT.

De l’ambassade d’URSS au Cinéma Cosmos de la rue de Rennes, de la Cité Gagarine d’Ivry-sur-Seine au cimetière soviétique de Noyers-Saint-Martins, des musées Lénine de Paris ou de Longjumeau au siège du PCF place du Colonel Fabien, de la« kollektsija » d’art contemporain soviétique offerte au Centre Pompidou à l’engouement des collectionneurs particuliers pour les productions artistiques soviétiques : les exemples
de la présence de ce patrimoine soviétique, pluriel et protéiforme, sont nombreux.

Ce colloque se propose ainsi, à l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, de penser cet événement au regard des productions monumentales dont il a été à l’origine, et de mener une réflexion sur les enjeux multiples que soulèvent les traces encore présentes de l’Union Soviétique dans tout son espace d’expansion et jusqu’en Ile-de-France. La date de 1937, envisagée comme une commémoration monumentale de 1917 à Paris est en ce sens charnière.

Il permettra de mettre en rapport des spécialistes de toutes disciplines : des chercheurs, des conservateurs, des témoins, des artistes ou des acteurs préoccupés à des titres aussi variésque possible par la disparition ou au contraire par la valorisation du patrimoine soviétique.

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Appel à candidatures – IGZA Berlin

Lieu: Berlin
Date limite de candidature: 22 janvier 2017
Dates de la bourse: 1er octobre 2017 – 31 juillet 2018

The Institute for the History and Future of Work (Institut für die Geschichte und Zukunft der Arbeit – IGZA) is a foundation recently established by Dr. Horst Neumann in Wolfsburg and Berlin. It supports the study of historical developments, present problems and future perspectives of work and labour. Presently, one of its research fields is dealing with the history, present varieties and future possibilities of working time (Arbeitszeit) in a cross-epochal historical perspective.

In cooperation with the international research center « Work and Human Lifecycle in Global History » (re:work) at Humboldt University of Berlin (funded by the Federal Ministry of Education and Research) the IGZA invites scholars from different disciplines to apply for research fellowships in order to study aspects of the history of the working time, in Berlin during the academic year 2017-2018. Three fellowships, clustered in a thematic group, will be awarded. Applications are due on 22 January 2017.

Candidates: 
We welcome candidates from various disciplines including history, anthropology, law, sociology, political sciences, geography, economics, and area studies. Applicants should be at the postdoctoral level or senior scholars. Applications should focus on questions related to work and working time. Possible topic areas are, among others, the separability and entanglements of working time and other dimensions of life time in past and present, the length, extension and reduction of working time, tensions, conflicts and negotiations related to working time, work processes and the measurement of time in agriculture, industries and service occupations, employment, unemployment and rhythms of life, the relationship between work and non-work/leisure, religious prescriptions and interpretations of work and working time, gender-specific problems of defining and limiting working time, working time and life course, labour rights and labour movements, the reduction of working time from 3000 yearly hours to 1500 in the last 150 years, the transition from crafts and manufacture period to industrial capitalism. We also encourage applications focusing on work and time structures in Pre- and Early History.

We welcome proposals with respect to different historical periods and different regions of the world and especially those that look at comparisons, conflicts, relations between different regions. A global history perspective is not required; keeping an open mind to such approaches, however, is highly desirable.

The fellowships will begin on 1 October 2017 and end on 31 July 2018. Shorter fellowship terms will be possible. Fellows will receive a monthly stipend to be determined. This is a residential fellowship. Fellows are obliged to work at re:work in Berlin. A fully equipped office at re:work will be provided as well as organizational help for visa, housing, etc. During the fellowship, we also encourage fellows to introduce their work to wider audiences within Berlin’s scientific community. The fellows will be fully integrated in re:work’s fellow cohort of the year 2017/18, including colloquiums, workshops, and all other joint activities. Fellows at re:work work on topics related to work and life course in a global perspective. Further information about the center, you will find on re:work’s website:
http://rework.hu-berlin.de.